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Avril 2000
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Conseil Municipal
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117 - QOC 2000-253 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police à propos du bilan de la délinquance pour les 3 premiers mois de l'année 2000

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police de bien vouloir lui fournir le bilan détaillé de la délinquance pour les 3 premiers mois de l'année 2000."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Bien qu'il soit prématuré, à l'issue d'un seul trimestre, d'annoncer une tendance dans l'évolution de la délinquance, certains de ses aspects peuvent déjà faire l'objet d'une première analyse.
Préalablement, il convient cependant de rappeler les conséquences de la réforme des services actifs de la Préfecture de police, notamment sur les nouvelles modalités d'exercice des missions de police judiciaire :
- d'une part, l'amélioration des conditions d'accueil dans les commissariats, réception de plaignants 24 heures sur 24 sur un nombre de sites beaucoup plus important, a permis de prendre en compte davantage de plaintes relatives à des faits mineurs, jusqu'alors rarement portés à la connaissance de la police, par les victimes, principalement en raison de leur faible gravité, et désormais scrupuleusement enregistrées ;
- d'autre part, les services locaux ont vu leur domaine de compétence fortement élargi, ce qui a entraîné une activité d'initiative accrue, illustrée par une progression de + 21 % du nombre de personnes mises en cause dans le cadre des enquêtes. De ce fait, les infractions qui ne peuvent être relevées que par l'activité de la police (stupéfiants, ports d'armes, délits aux réglementations, etc.) apparaissent en augmentation (+ 11 %).
Pour demeurer objective, l'analyse de l'évolution de la délinquance réelle doit donc obligatoirement intégrer ces données qui ne manquent pas de peser sur les chiffres enregistrés.
Tout d'abord, sur les 2.968 faits supplémentaires enregistrés au premier trimestre 2000, par rapport au premier trimestre 1999, induisant une augmentation de 4,25 % sur le nombre total des crimes et délits, 2.200 constituent des délits économiques et financiers, qui sont, pour la plupart, des faits d'escroquerie portés à la connaissance de la Direction de la police urbaine de proximité et pris en compte par ses services.
S'agissant des autres faits de délinquance établis sur la base de comparaisons statistiques qui n'ont pas subi de modifications du fait de la réforme, les résultats sont, en revanche, très encourageants.
En effet, les délits de voie publique ont diminué de 6,75 %, malgré la hausse persistante des vols avec violence, due aux vols à l'arraché de téléphones portables.
Tous les délits de masse, qui affectent la vie des Parisiens, quel que soit le quartier où ils résident, sont en baisse spectaculaire.
C'est ainsi que les cambriolages diminuent de 18,2 %, les vols à la roulotte de 17,3 %, les vols à la tire de 11,7 % et les vols d'automobiles de 10,5 %.
Les homicides volontaires ont, pour leur part, régressé de 22 % et les viols de 16 %.
Par ailleurs, 15 arrondissements parisiens sur 20 voient diminuer les faits de délinquance de voie publique.
L'ensemble de ces éléments est donc globalement satisfaisant et ne doit pas être masqué par les modifications qui ont profondément affecté à la hausse le mode de recueil des statistiques et rendu les comparaisons non pertinentes pour un certain nombre d'infractions enregistrées dans le chiffre global de la délinquance.
Ce n'est qu'à partir du 18 avril 2000 que de véritables comparaisons pourront être effectuées avec les résultats obtenus l'an dernier."