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Avril 2000
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Conseil Municipal
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96 - QOC 2000-257 Question de M. Michel BULTÉ et des membres du groupe "Rassemblement pour Paris" à M. le Préfet de police à propos des problèmes de violence et de racket dans le périmètre de l'école Saint-Georges, 19, rue Bouret (19e)

Débat/ Conseil municipal/ Avril 2000


Libellé de la question :
"M. Michel BULTÉ et les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" demandent à M. le Préfet de police les mesures qu'il entend mettre en oeuvre face aux graves problèmes de violence et de racket dans le périmètre de l'école "Saint-Georges", située 19, rue Bouret (19e).
De nombreuses plaintes pour agressions en bande ou tentatives de racket ont été déposées au commissariat de police du quartier "Combat", sans pour autant, semble-t-il, que la gravité de la situation soit prise en compte au niveau local par les autorités compétentes.
Par ailleurs, les parents d'élèves dénoncent le délai d'intervention sur place des forces de l'ordre quand celles-ci sont appelées pour des phénomènes de délinquance.
M. Michel BULTÉ et les membres du groupe "Rassemblement pour Paris" remercient M. le Préfet de police de leur faire part du dispositif qu'il compte mettre en place aux abords de cet établissement scolaire pour remédier aux agressions subies par les élèves."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Comme tous les établissements scolaires de la Capitale, l'école Saint-Georges, située 19, rue Bouret dans le 19e arrondissement, fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des services de police.
Il est vrai que la forte concentration de lycées et collèges dans cette partie de la Capitale génère un afflux important d'adolescents qui multiplie les risques de commission d'actes de délinquance.
Particulièrement conscients de cette situation, les services de police mènent une action dans plusieurs directions.
Outre des contacts réguliers avec les chefs d'établissement, qui s'inscrivent dans le cadre du partenariat fructueux établi avec le Ministère de l'Education nationale, des opérations de surveillance sont menées par les fonctionnaires de police locaux.
A cela, vient s'ajouter le déploiement d'effectifs qui vise à accentuer la présence policière dans ce secteur.
Ces formes d'action, complétées par de nouvelles mesures prises dans le cadre de la réforme des services actifs de la Préfecture de police, dont j'ai été amené à exposer les grandes lignes au cours de mes interventions à cette tribune, ont permis de procéder à plusieurs interpellations.
Récemment, six individus, responsables de rackets et de violences aux abords des établissements scolaires implantés dans ce secteur, ont ainsi été arrêtés et fait l'objet de procédures judiciaires.
J'ajoute qu'en dépit des efforts de rapprochement des administrés, encore trop peu de faits sont portés à la connaissance des services de police en la matière, en raison du silence des enfants qui sont victimes de ce type de délinquance. De plus, un long délai s'écoule bien souvent entre la commission des faits et leur dénonciation, ce qui réduit les possibilités d'aboutissement des enquêtes.
Je puis néanmoins vous assurer que l'ensemble des forces du commissariat du 19e arrondissement interviennent dans ce secteur et qu'elles poursuivront activement leur travail d'information, de surveillance et d'enquête dans le domaine de la lutte contre cette forme de délinquance."