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Octobre 2009
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2009, DASES 495 G - Signature d'une convention avec l'association "Centre d'Accueil Saint Germain", pour l'habilitation à recevoir des personnes âgées dépendantes, pour le Centre d'accueil de jour pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer Saint-Germain (6e).

Débat/ Conseil général/ Octobre 2009


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons en 6e Commission le projet de délibération DASES 495 G relatif à la signature d'une convention avec l'association "Centre d'Accueil Saint Germain", pour l'habilitation à recevoir des personnes âgées dépendantes, pour le Centre d'accueil de jour pour personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer Saint Germain (6e).

Monsieur Romain LÉVY, vous avez la parole.

M. Romain LÉVY. - Merci, Madame la Présidente.

Mes chers collègues, je souhaitais intervenir rapidement pour me féliciter du vote aujourd'hui de la convention pluriannuelle liant notre collectivité à l?association "Centre d'accueil Saint-Germain" et l?habilitation à recevoir des personnes âgées dépendantes du Centre d'accueil de jour pour personnes atteintes d?Alzheimer Saint-Germain-des-Prés dans le 6e arrondissement.

Cette convention s'inscrit pleinement dans la démarche engagée par notre Département, visant à favoriser l'accès des aînés aux structures spécifiques, et vient renforcer les efforts déjà engagés à travers le Schéma gérontologique 2006-2011. Ce schéma est d?autant plus important qu'il concerne, malheureusement dirais-je, un nombre croissant de la population. Près d'un million de personnes sont atteintes de la maladie d?Alzheimer en France et ce chiffre devrait encore augmenter avec le vieillissement de la population nationale.

Il est donc important que notre collectivité soutienne et accompagne les malades d?Alzheimer, tout en soulageant leurs proches qui sont aussi impliqués dans le quotidien de cette maladie. Prendre soin des malades, stimuler leurs facultés intellectuelles et cognitives, tout en continuant à les inscrire dans un lien social, nécessite des moyens importants, tant pour les établissements que pour les personnes accueillies. Notre collectivité s'est donnée les moyens de répondre à ces attentes.

Il en est ainsi, par exemple, du dispositif "Paris accompagnement mobilité" qui permet aux personnes handicapées et aux personnes âgées de bénéficier sur demande d'un chauffeur et d'un véhicule adapté, ou de l'aide financière unique en France, créée dès 2004, pour les personnes aux revenus modestes et qui vient en complément de l?A.P.A.

Je pense aussi aux places d'hébergement temporaire, proches du lieu de vie habituel, expérimentées depuis 2008, permettant une période de répit et de repos pour les familles mais aussi de favoriser dans la durée la poursuite de la vie à domicile.

Le Schéma gérontologique 2006-2011 prévoit la création de 300 nouvelles places dans des centres d'accueil de jour. Le Centre d'accueil Saint-Germain, ouvert le 22 septembre dernier, participe de ces créations par les 18 personnes qu'il peut désormais accueillir. Il va, en outre, renforcer le maillage parisien en rejoignant les 10 autres centres de la Capitale, répartis sur six arrondissements, et rééquilibrer ainsi l'offre de places.

Je tiens ici à faire remarquer, suite aux propos de M. GOASGUEN ce matin ou à ceux qu?a pu tenir M. Jean-Pierre LECOQ, le maire du 6e, que cette structure nouvelle prend place dans le 6e arrondissement et, ce nouvel exemple le prouve, le 6e bénéficie, tout autant que les autres arrondissements parisiens, des investissements de notre collectivité.

La convention qu?il nous est demandé d'approuver aujourd'hui fixe les moyens octroyés mais aussi le dispositif de suivi des activités et de qualification du personnel. Les moyens alloués vont permettre à l'établissement de fonctionner avec, pour objectif prioritaire, le maintien et le développement de la qualité de vie des bénéficiaires, la relation avec les familles et l'entourage ou bien encore l'adaptation du projet de soins et d'accompagnement.

Ces petites structures de proximité permettent, en effet, une prise en charge à la journée des personnes atteintes de la maladie d?Alzheimer vivant à domicile et soutenues par leurs proches. Elles proposent des activités variées, propres à limiter l?évolution de la maladie, et favorisant ainsi le maintien à domicile. Les personnes y sont accueillies entre deux et trois fois par semaine. Afin de permettre un accueil individualisé, leur capacité est volontairement limitée. Elles permettent également d?aider les aidants, en offrant, je l?ai déjà dit, des moments de répit, quelques jours par semaine, mais aussi des échanges, de l'information, ainsi qu'un important soutien psychologique.

Pour l'ensemble de ces raisons, Madame la Maire, nous sommes particulièrement favorables à cette délibération que nous voterons avec enthousiasme.

(Applaudissements sur les bancs de la majorité).

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à Mme BERTRAND.

Mme Geneviève BERTRAND. - Merci, Madame la Présidente.

Je crois que tous les élus du 6e arrondissement ne peuvent que se réjouir de l?ouverture du Centre d'accueil de jour pour les malades d?Alzheimer et les maladies qui s'y rapportent, au 17, rue du Four dans notre arrondissement.

Pour avoir moi-même travaillé au Schéma gérontologique 2006-2011 qui prévoyait, comme l?a dit M. Romain LÉVY, la création de 300 places d'ici 2011, je ne peux que me réjouir de voir déjà en marche ce programme, qui répond évidemment, comme l?a dit mon prédécesseur, à un besoin grave, pas toujours exprimé d'ailleurs, souvent gardé très discret, gardé à l'intérieur des familles et qui contribue à épuiser certaines familles.

Donc, pour ma part, je ne peux qu'être enthousiaste aussi par le projet qui arrive.

J'ai regardé le cahier des charges et j'ai observé qu'il était rédigé avec une particulière attention et beaucoup de délicatesse, dans le respect des personnes atteintes de la maladie, dans le respect des familles, dans le respect des aidants. J'ai tout particulièrement noté cette observation qui consiste à élaborer, autant que possible, avec ces personnes ce que l'on appelle désormais "un projet de vie", ce qui peut paraître assez étonnant lorsqu'on arrive en fin de vie, bien que la maladie ne touche pas que des personnes âgées, mais un projet de vie défini avec chacune des personnes par des psychologues et d'autres aidants, et que j?avais déjà vu mis en ?uvre dans les maisons pour personnes âgées et des Petites S?urs des Pauvres qui sont particulièrement proches des personnes et respectent, comme ailleurs je l'espère, mais qui respectent leurs pensionnaires.

Par conséquent, cet aspect dynamique, comme le dit souvent, Mme CAPELLE, il ne s'agit pas seulement de créer des lieux de résidence mais des lieux de vie, me semble être extrêmement porteur. Je pense qu'avec ces éléments-là, nous ne serons plus aussi longtemps dans la société du dû mais dans la société du don.

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à Mme CAPELLE.

Mme Liliane CAPELLE, au nom de la 6e Commission. Merci, Madame la Présidente.

Que dire après ces belles paroles !

D'abord, remercier naturellement M. Romain LÉVY et Mme BERTRAND pour leur analyse de cette délibération.

Je rejoindrai Romain LÉVY, je ne veux pas être polémique sur un sujet qui semble être très consensuel, mais souvenez-vous, Monsieur LECOQ, je crois que, lorsqu?il y a eu un problème pour l'ouverture de ce centre, nous nous sommes battus ensemble, avec la F.O.S.A.D. et avec la S.G.I.M., pour que ce centre ouvre. Je vous avais dit à l?époque : "Il n'y a pour moi aucune exclusive, quel que soit l'arrondissement de Paris."

Ceci, pour répondre un petit peu à M. GOASGUEN ce matin. Vous voyez que, quelquefois, les grandes paroles sont un peu péremptoires et ne révèlent pas toujours la réalité des faits.

Alors, oui, ce centre d'accueil de jour continue à pourvoir la Ville en places. Nous en sommes à 229 places actuellement, alors que le schéma en prévoit 300. Nous serons au-dessus, je pense, des 300 à la fin de la mandature.

Effectivement, c'est un lieu privilégié, d?abord pour les personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou des maladies cognitives, mais également - et vraiment, j'insiste beaucoup pour l'aide aux aidants parce que cela permet de souffler. Et puis, c'est une dimension que l'on n'a pas toujours, mais cela prépare aussi petit à petit à l'entrée en établissement, quand le moment du maintien à domicile n'est plus possible. Il y a un moment où ce n'est plus possible.

Mais de faire des structures comme celle-là permet justement de garder le plus longtemps possible les personnes à leur domicile. C?est vrai, j'aime beaucoup ce que vous avez dit, Madame BERTRAND, sur le projet de vie : la vie est là, même si elle s'enfuit par moments, mais elle est là. Elle est là pour les malades, elle est là pour les familles.

C'est un beau projet de délibération. Il y en aura d'autres et tous les arrondissements ou tous les secteurs de Paris seront couverts.

Merci.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je vous propose de voter dans l'enthousiasme ce projet de délibération.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 495 G.

Qui est favorable ?

Pas d'abstentions ?

Pas de contre ?

Unanimité.

Le projet de délibération est adopté. (2009, DASES 495 G).