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Juillet 2004
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17 - 2004, ASES 59 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer avec l'association "Ayyem Zamen" une convention pluriannuelle fixant les conditions d'attribution d'une subvention de fonctionnement, au titre de l'exercice 2004. - Montant : 30.000 euros

Débat/ Conseil général/ Juillet 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen du projet de délibération ASES 59 G relatif à la signature avec l'association "Ayyem Zamen" d'une convention pluriannuelle fixant les conditions d'attribution d'une subvention de fonctionnement, au titre de l'exercice 2004.
La parole est à Mme GUIROUS-MORIN.
Mme Isabelle GUIROUS-MORIN. - Merci, Madame la Présidente, chers collègues.
Je ferai une courte intervention pour souligner l'importance de cette initiative. En effet, cette structure animée par l'association "Ayyem Zamen", est destinée à accueillir des migrants âgés et précaires, et à offrir à ces personnes un lieu de parole et d'écoute, ainsi que d'information concernant leur accès au droit et à leur santé.
Inauguré le 6 mars 2003 par le Maire de Paris, ce café social connaît un grand succès puisqu'il fonctionne 40 heures par semaine et fait travailler 5 personnes dont 3 emplois aidés, ainsi que 20 bénévoles.
Ce type de structure répond à un véritable besoin. Il ne faut pas hésiter à les créer et à les multiplier dans les arrondissements qui n'en sont pas encore dotés.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je demanderai à Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL et à Mme Khédija BOURCART de se partager le temps de réponse.
La parole est à Mme HOFFMAN-RISPAL.
Mme Danièle HOFFMAN-RISPAL, au nom de la 6e Commission. - Merci, Madame GUIROUS-MORIN, d'insister sur le caractère novateur de cette structure.
Vous l'avez dit, et nous travaillons Mme Khédija BOURCART, Mme Martine DURLACH également et moi-même vraiment pour que cet établissement existe, parce que c'est le premier établissement, le premier à Paris et peut-être ailleurs, à s'intéresser à un public âgé et migrant.
L'association compte aujourd'hui 496 adhérents, dont 236 bénéficient d'un suivi social, mais ce sont près de 1.800 personnes de 55 à 90 ans qui ont participé ou bénéficié de l'action du café social en 2003.
Vous l'avez dit, son action est assurée par des permanents dont une assistante sociale, ce qui est très important. Elle assure une mission déterminante tant en ce qui concerne la santé, prévention du diabète ou des fortes chaleurs, qu'également un suivi social, droit à la retraite, prestations, dossiers A.P.A.
J'ai déjà eu à plusieurs reprises l'occasion de me prononcer sur ce dossier. Je voudrais juste signaler une des actions intéressantes entre autres. Un partenariat avec la ville de Montreuil a mis à disposition un jardin, un petit terrain permettant des activités de jardinage, et j'insiste sur le fait que cette activité est très largement sollicitée par les femmes âgées migrantes, ce qui me paraît vraiment très important.
Un voyage en Andalousie sera proposé cet été grâce à la mobilisation de plusieurs partenaires. Cette association travaille notamment aussi avec le Centre d'action sociale, avec le "CAJIP COJASOR" ; c'est pour cela que nous les aidons.
Quant à votre question : si nous pouvions les financer, j'aimerais ce type de structure dans plusieurs arrondissements de Paris. C'est un projet qui coûte cher, que nous subventionnons vraiment beaucoup. Si d'autres projets innovants nous étaient proposés, je pense, dans un autre domaine, par exemple la Maison ouverte qui a aussi un projet innovant pour les personnes âgées, nous les regarderions avec intérêt.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Madame Khédija BOURCART, vous avez la parole.
Mme Khédija BOURCART, au nom de la 6e Commission. - Beaucoup de choses ont été dites.
Brièvement, je voudrais dire que l'important, c'est ce qui est fait, ce qui est en cours. Mais aussi, cette expérience rappelle ce qui doit être possible. Puisque l'on parle beaucoup du troisième âge, je voudrais rappeler que chez les migrants, dont beaucoup sont célibataires, le nombre de personnes de plus de 50 ans a augmenté de plus de 70 % et sera de plus en plus important. En fait, il y a actuellement très peu de structures qui prennent en compte ces personnes avec leurs propres difficultés.
Je suis toujours pour qu'il y ait des actions spécifiques qui puissent ramener au droit commun. Or, actuellement, il y a énormément de travailleurs émigrés célibataires, notamment ceux-là, qui sont souvent à l'abandon soit dans des foyers, soit dans des meublés. Cela va être un très grand problème, non pas seulement pour la Ville, mais également pour la Région et pour l'Etat puisque, en parlant des personnes âgées, c'est un dossier qui doit être pris en charge.
L'intérêt de cette association est ainsi d'avoir révélé ce qui est possible et ce qui est faisable aussi en direction de ces populations. Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Merci.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération ASES 59 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, ASES 59 G).