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Juillet 2004
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19 - Vœu déposé par le groupe socialiste et radical de gauche relatif à une aide financière du Département de Paris en faveur de l'association gestionnaire de la péniche "Le Fleuron" amarrée au port de Javel (15e)

Débat/ Conseil général/ Juillet 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen du v?u référencé n° 2 dans le fascicule, déposé par le groupe socialiste et radical de gauche, qui ne se rattache à aucun projet de délibération. Il concerne l'attribution d'une aide financière à l'association gestionnaire de la péniche "Le Fleuron" amarrée au port de Javel dans le 15e.
La parole est à M. Gilles ALAYRAC.
M. Gilles ALAYRAC. - Merci, Madame la Présidente.
Je souhaitais, avec mes collègues Anne HIDALGO et Claude DARGENT, appeler votre attention sur l'association gestionnaire de la péniche "Le Fleuron" qui, comme vous venez de le dire, est amarrée au port de Javel dans le 15e.
Cette association est propriétaire d'une péniche qui accueille des personnes sans domicile fixe et sans travail, en direction des plus défavorisés. Pour ceux qui la connaissent, elle est considérée comme exemplaire. Elle reçoit tous les soirs une trentaine d'hommes de 18 à 50 ans et, en particulier, des personnes accompagnées de leur chien.
Depuis le mois de septembre dernier, "Le Fleuron" rencontre des difficultés financières, l'obligation lui étant faite d'installer à bâbord et à tribord des flotteurs en vue d'améliorer la stabilité du bateau.
En outre, le paiement de plusieurs dépenses d'entretien et de réparation indispensables comme le carénage de la coque à hauteur de 42.000 euros, ainsi que la reprise des évacuations d'eaux usées pour 4.000 euros, a constitué de très lourdes dépenses pour cette association.
L'autorisation d'exploitation dont elle est titulaire pourrait même être supprimée si de tels travaux n'étaient pas effectués avant le mois de septembre 2004. Et, bien sûr, une telle perspective serait dramatique pour les personnes très défavorisées qui sont hébergées sur "Le Fleuron".
L'accueil d'urgence relève bien sûr de la compétence de l'Etat. Il faut rappeler et dire sans cesse que celui-ci se désengage de plus en plus de ce domaine, domaine de la solidarité qui, pourtant, fonde notre cohésion sociale. Il n'est donc pas concevable que ce soit le Département qui supplée à ce retrait financier pour assurer le fonctionnement d'une telle association.
Toutefois, Madame la Présidente, je voudrais avec mon groupe faire étudier par l'Exécutif la possibilité d'accorder une aide au "Fleuron" qui se fonderait strictement sur l'entretien et les grosses réparations que j'ai citées, qui sont nécessitées par cette péniche parce que, nous le savons, une des principales causes qui conduisent aujourd'hui à la précarité, c'est la perte du logement. Il faut donc, je crois, conserver à Paris un tel lieu d'hébergement.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je donne la parole à Mme STAMBOULI.
Mme Mylène STAMBOULI, vice-présidente. - Merci, Madame la Présidente.
Nous connaissons bien la péniche "Le Fleuron", que nous avons visitée encore en début d'année, pour constater tout l'intérêt qu'elle représente pour les personnes sans domicile avec chien.
Le Département de Paris a été sollicité il y a plusieurs mois par le GIE "Le Fleuron" pour l'attribution d'une subvention d'investissement de 35.599 euros destinés à financer des travaux de mise aux normes de sa péniche, amarrée quai de Javel à Paris 15e, et hébergeant donc des personnes sans domicile accompagnées d'animaux.
L'activité de cette péniche relève de la compétence de l'Etat et revêt un caractère indispensable dans le dispositif parisien d'urgence sociale, car les places d'hébergement pour des personnes accompagnées d'animaux sont rares.
C'est la raison pour laquelle le Département a déjà soutenu son action en finançant, en 1999, des travaux pour un montant de 381.122 euros.
Cependant, avant de financer à nouveau des travaux sur la péniche du "Fleuron", les services de la DASES souhaitent étudier les autres sources de financement dont le GIE pourrait bénéficier, notamment par le biais de ses membres dont certains disposent de moyens importants, comme la fondation "30 millions d'amis" ainsi que la participation de l'Etat qui a été sollicitée.
Parallèlement, les services de la DASES sont en train d'étudier la conformité technique des travaux proposés afin de ne pas retarder l'instruction de ce dossier.
S'il apparaît que "Le Fleuron" ne dispose pas d'autres sources de financement possibles et que ces travaux ne soulèvent pas d'interrogation technique particulière, la mise en place d'un partenariat entre "Le Fleuron" et le Département de Paris pourrait alors être envisagée dans la limite toutefois du montant attribué par l'Etat.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Monsieur ALAYRAC, vous souhaitez ajouter un mot ?
M. Gilles ALAYRAC. - Je vous remercie bien sûr de regarder très attentivement la situation financière du "Fleuron" en gardant à l'esprit l'échéance que je vous ai donnée, celle du mois de septembre 2004 - c'est-à-dire dans moins de 2 mois maintenant -, pour s'assurer que cette péniche ne fermera pas faute d'autorisation administrative. Mais je comprends parfaitement cette recherche d'autres partenariats, cependant ne perdons pas de temps parce que je pense qu'il y a urgence sociale.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Si le plan BORLOO permet de dégeler un certain nombre de crédits, je pense que cela avancera. Pour notre part, nous sommes prêts à accompagner le mouvement, vous l'avez compris.
Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe socialiste et radical de gauche.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
La proposition de v?u est adoptée. (2004, V. 9 G).