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Juillet 2004
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12 - 2004, DPP 1 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de lancer un appel d'offres ouvert relatif à la surveillance et la protection de services et établissements départementaux recevant du public et de signer le marché correspondant

Débat/ Conseil général/ Juillet 2004


Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous passons à l'examen des projets relevant de la 5e Commission et notamment le projet DPP 1 G concernant le lancement d'un appel d'offres ouvert relatif à la surveillance et la protection de services et établissements départementaux recevant du public.
La parole est à Mme Véronique DUBARRY.
Mme Véronique DUBARRY. - Je vous remercie, Madame la Présidente.
Ce projet de délibération que vous nous proposez vous autorise, Monsieur le Président, à lancer un appel d'offres relatif à la surveillance et à la protection des services municipaux départementaux recevant du public.
Dès les premières lignes de l'exposé des motifs, la justification de ce projet de délibération est posée. Certains, parmi ces publics, ont parfois des comportements agressifs vis-à-vis des personnels chargés de les accueillir, de les orienter ou de les recevoir.
La solution est de la même façon proposée dès la ligne suivante puisqu'il est écrit que, pour prévenir ces situations, il s'avère nécessaire de recourir à des sociétés privées de gardiennage. S'il n'est absolument pas question pour nous, pour les élu-e-s du groupe "Les Verts", de nier ces violences (qu'elles soient physiques ou verbales), il nous paraît intéressant de poser à cette occasion le problème des conditions d'accueil dans les services publics.
Pour avoir travaillé sur cette problématique dans le cadre de l'établissement du contrat local de sécurité du 10e arrondissement, j'ai pu constater à quel point les agents de premier accueil étaient unanimes dans leur constat. Ils et elles se déclarent souvent démuniEs devant l'ampleur des problèmes que posent devant eux les Parisiennes et les Parisiens. Ils regrettent également leur connaissance imparfaite des structures autres que celle à laquelle ils appartiennent. Et si effectivement ils se sentent souvent très exposés, leur souhait est surtout de pouvoir avoir accès à des intervenants psychiatriques ou psychologiques, que ce soit d'ailleurs pour les publics qu'ils reçoivent qu'en soutien à leur propre travail.
En effet, l'accueil de ces publics rencontrant parfois de très lourdes difficultés est une épreuve pour ces personnels et demande un accompagnement professionnel.
Quant au public lui-même, ce n'est pas une nouveauté, leurs difficultés ne faisant que s'aggraver - et on n'est pas au bout de nos peines à ce propos -, les réactions violentes se font également elles aussi de plus en plus fréquentes.
Il nous paraît très opportun, voire nécessaire, de veiller à ce que les personnels responsables de cette présence "dissuasive" (pour reprendre votre terme) puissent bénéficier de formations adaptées à la médiation, à la résolution non violente des conflits, afin que cette présence dans des services publics n'amplifie pas les problèmes de violence qu'ils sont censés résoudre.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Eh bien, vous avez capté l'attention instantanément.
Mme Véronique DUBARRY. - Nous souhaitons d'une part, être rassurés sur la façon dont ces personnels seront utilisés et d'autre part, bien évidemment, une réflexion beaucoup plus large sur le travail à faire sur les différents services de premier accueil dans les différentes structures dépendant de la Ville et du Département.
Je vous remercie.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - M. Christophe CARESCHE va vous répondre. Je lui donne la parole.
M. Christophe CARESCHE, au nom de la 5e Commission. - Je voudrais rassurer Mme DUBARRY. Les sociétés de gardiennage sont effectivement sélectionnées sur un certain nombre de critères, de façon à ce qu'elles remplissent au mieux leur mission. Cette présence est dissuasive mais peut aussi être aussi un recours en cas d'agression envers les agents de la Ville, et en particulier ceux de la DASES.
Je veillerai évidemment à ce que les éléments que vous avez soulevés, et qui sont parfaitement réels, soient pris en compte. En tous les cas, je ne pense pas que la présence des sociétés de gardiennage et des agents de sécurité puisse être considérée comme contribuant à augmenter l'agressivité. Notre objectif est au contraire de dissuader par cette présence, les personnes ayant des intentions malveillantes.
Ceci dit, je suis d'accord avec vous. Ce n'est sans doute pas la solution miracle. Il faut effectivement poursuivre la formation d'un certain nombre de fonctionnaires et faire en sorte que les relations entre l'administration et les citoyens soient les plus apaisées possible. C'est dans ce sens que nous essayons de travailler.
Merci.
Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DPP 1 G.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2004, DPP 1 G).