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Septembre 2001
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Conseil Municipal
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36 - 2001, DVD 131 - Projet d'infrastructure de transport en commun dans Paris. - Prolongement de la ligne de métro n° 12 de la Porte de la Chapelle (18e) vers Aubervilliers. - Bilan de la concertation préalable.2001, DVD 132 - Projet d'infrastructure de transport en commun dans Paris. - Prolongement de la ligne de métro n° 4 de la Porte d'Orléans vers Montrouge et Bagneux (14e). - Bilan de la concertation préalable

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2001


M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous passons au projet de délibération DVD 131 relatif au projet d'infrastructure de transport en commun dans Paris. Prolongement de la ligne de métro n° 12 de la Porte de la Chapelle (18e) vers Aubervilliers. Bilan de la concertation préalable.
Je donne la parole à M. VUILLERMOZ.
M. Jean VUILLERMOZ. - Merci, Monsieur le Maire.
Ces deux délibérations, puisque je parlerai de la ligne 12 et de la ligne 4 en même temps, nous proposent de prendre acte des concertations qui viennent de s'achever dans la perspective du prolongement de ces deux lignes de métro.
Ces deux projets, inscrits au contrat de plan Etat-Région 2000-2006, sont importants car ils vont contribuer à renforcer l'attractivité des réseaux de transports collectifs, son maillage, à condition bien sûr comme l'ont fait judicieusement remarquer des participants à ces concertations, que la R.A.T.P. bénéficie des moyens pour renforcer ses services, quantitativement et qualitativement.
Nous devrons y être attentifs si nous voulons que ces infrastructures jouent pleinement leur rôle.
Ces avancées importantes qui nous réjouissent mériteront également des suites. En effet, concernant la ligne 12, les moyens financiers accordés au contrat de plan ne permettront de réaliser que partiellement les travaux jusqu'au pont de Stains à Aubervilliers, repoussant ainsi la desserte de la mairie d'Auberviliers à une échéance ultérieure.
Le même problème se pose pour la ligne 4, dont le prolongement attendu de longue date, à Bagneux, est encore différé puisque les moyens inscrits au contrat de plan ne permettront d'atteindre que Châtillon à l'horizon 2006.
Paris est concerné par ces deux investissements, d'abord pour ce qu'ils apportent à notre ville dans notre approche nouvelle des déplacements mais aussi parce qu'ils s'articulent avec des équipements qui concernent directement Paris et dont nous souhaitons qu'ils voient le jour rapidement.
Je pense là plus particulièrement, en liaison avec la ligne 12, à la future gare Evangile qui doit jouer un rôle primordial pour le maillage avec EOLE, le métro, et plus au nord la nouvelle ligne de tramway La Plaine-Saint-Denis, Villetaneuse et Epinay. Je pense aussi à la ligne de tramway circulaire de Paris.
Pour que l'ensemble de ces projets voie le jour, il nous faudra agir pour mettre en place des financements complémentaires dans la mesure où ceux inscrits au contrat de plan sont visiblement insuffisants.
Nous y serons pour notre part attentifs afin de répondre aux attentes des habitants qui ont souligné, dans les concertations sur la ligne 12 et la ligne 4, leur demande de bénéficier de transports collectifs performants.
Je vous remercie.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Madame DECORTE, vous avez la parole.
Mme Roxane DECORTE. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, si je me suis inscrite à propos de ce projet de délibération concernant le prolongement de la ligne 12 de la Porte de la Chapelle vers Aubervilliers, c'est pour vous faire part de plusieurs remarques.
En premier lieu, ce projet est ambitieux mais le secteur de la porte d'Aubervilliers, situé dans le 18e arrondissement qui est enclavé, est une nouvelle fois à l'écart puisqu'il n'a pas été pris en compte dans cette desserte. Il est utile de préciser que les habitants de ce secteur sont contraints de prendre le bus pour accéder à une ligne de métro.
En second lieu, un renforcement des fréquences sur la ligne 12 est nécessaire. En effet, il n'est pas rare d'attendre plus de 10 minutes une rame après 19 heures 30.
Enfin, il est question d'une réunion publique qui s'est tenue le 10 mai dernier en mairie du 18e arrondissement avec la participation de M. BAUPIN, de la maire de l'arrondissement entourée d'adjoints et conseillers de cet arrondissement ; pourquoi une nouvelle fois les élus de l'opposition n'ont-ils pas été conviés à cette réunion ?
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je vous remercie, je donne la parole à M. BAUPIN.
M. Denis BAUPIN, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Sur les différents points évoqués, il n'y a pas beaucoup de choses à ajouter à ce qu'a dit M. VUILLERMOZ. Il est clair aujourd'hui que les arbitrages faits au contrat de plan Etat-Région ne permettent pas, parce qu'il y a eu une sorte de "sur-booking" dans ce contrat de plan, de réellement financer les infrastructures prévues.
On ne peut qu'avoir des inquiétudes aujourd'hui sur les infrastructures qui seront privilégiées. Le constat que l'on peut faire d'ailleurs, c'est qu'il y a finalement sur beaucoup de cas plus de rapidité à mettre en oeuvre les décisions concernant des infrastructures routières que des infrastructures de transport en commun. Par ailleurs, il faut aussi constater que les infrastructures souterraines sont beaucoup plus coûteuses que les infrastructures de surface. Mais pour autant les infrastructures de surface - je mets à part évidemment le tramway sur les Maréchaux qui se trouve être un projet sur une voirie particulièrement large - ont de vraies difficultés à émerger dans la banlieue parisienne, pour beaucoup à cause de problèmes d'insertion urbaine. Donc on a là en effet une vraie question qui est posée aux financeurs du contrat de plan pour la réussite.
Quant aux questions de Mme DECORTE, je suis surpris qu'elle n'ait pas été prévenue de la réunion qui s'est tenue en mairie du 18e arrondissement, sachant que nous n'en sommes pas responsables, la convocation a été l'affaire de la R.A.T.P. puisqu'il s'agit d'un projet qu'elle pilote mais en mairie du 18e. J'en suis désolé, j'allais répondre à la première de vos questions que cette réunion de concertation était le lieu pour l'évoquer. D'autant que la réunion s'est passée de façon très intéressante.
En ce qui concerne la fréquence des rames, il faut se souvenir que la ligne 12 fait partie des lignes qui ont déjà à Paris une fréquence relativement élevée de rames par rapport à d'autres. Il n'empêche qu'au dernier Conseil d'administration du Syndicat des transports d'Ile-de-France, il a été décidé une augmentation de l'offre de métro en début de soirée puisqu'il a été constaté principalement que c'est en début de soirée que la demande est la moins bien satisfaite aujourd'hui au niveau du métro. Evidemment la ligne 12 sera concernée par cette augmentation de l'offre qui devrait intervenir dans les mois qui viennent.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Je vous remercie.
M. Christophe NAJDOVSKI. - Je voulais intervenir pour déplorer le fait que nous avons des débats très importants dans une Assemblée qui est réduite à la portion congrue. Si plus de la moitié des élus Verts sont encore en séance, ce n'est pas le cas des autres groupes politiques, ce que je déplore.
Nous avons voté dans le nouveau règlement intérieur une disposition qui prévoit que l'Assemblée ne peut valablement délibérer que si le quorum est atteint, et je constate que notre Assemblée débat quasiment en catimini, à une heure très tardive. Il me semble qu'il est de loin préférable que l'on ait des débats corrects et valables, c'est-à-dire dans une assemblée avec beaucoup plus de conseillers présents.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Nous avons à terminer les débats de la 3e Commission. Un ordre du jour est à respecter.
Je donne la parole brièvement à M. CARESCHE, au nom de l'Exécutif.
M. Christophe CARESCHE, adjoint. - Je ferai remarquer qu'il y a des Conseillers présents ; je ne vois pas pourquoi on les priverait de débat.
Deuxième observation : l'Assemblée nationale siège souvent la nuit et tard dans la nuit. Je suis désolé mais c'est une pratique que les parlementaires connaissent bien et qui n'est pas remise en cause. On peut aussi travailler la nuit. Je souhaiterais qu'on aille au moins jusqu'au bout de ce qui avait été décidé en termes d'ordre du jour.
M. Pascal CHERKI, adjoint, président. - Il est prévu de terminer l'examen des délibérations de la 3e Commission.
Je mets donc aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 131.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DVD 131).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DVD 132.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté. (2001, DVD 132).