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Septembre 2001
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118 - QOC 2001-248 Question de Mme Sophie MEYNAUD et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative aux animateurs périscolaires

Débat/ Conseil municipal/ Septembre 2001


Libellé de la question :
"La création de 400 postes contractuels à temps non complet d'animateurs par transformation des heures de vacation, votée lors de l'examen du budget primitif 2001, est une mesure positive qui était attendue et qui a rompu avec la précarité qui a tant fait de mal à cette profession. Cependant, les organisations syndicales chiffraient les besoins supplémentaires à un millier, à temps complet, avec une nécessaire réorganisation de la filière animation.
Ainsi, de nombreux échos de difficultés rencontrées en matière de recrutement d'animateurs lors de cette rentrée scolaire sont parvenus. La mise en place des 400 nouveaux animateurs se fait difficilement, au point que, dans de nombreuses écoles, il serait fait appel aux personnels de service durant l'interclasse du midi pour pallier les manques.
Certes, la concertation sur les rythmes scolaires suit son cours et si aucune mesure hâtive ne doit être prise, il faut cependant que, pour cette année scolaire, les enfants puissent être encadrés au niveau nécessaire.
C'est pourquoi Mme Sophie MEYNAUD et les membres du groupe communiste souhaiteraient savoir ce qu'il en est du recrutement des 400 animateurs, de la nature des difficultés rencontrées et des mesures prises pour y remédier, ce qu'il en est des arbitrages et des prévisions pour le budget 2002 en liaison avec les nouveaux rythmes scolaires."
Réponse (M. Eric FERRAND, adjoint) :
"L'organisation des personnels d'animation est notoirement insatisfaisante à Paris, notamment en ce qui concerne le service de l'interclasse des cantines. Cette situation n'est pas récente.
Pour y remédier dans toute la mesure du possible il convient, c'est notre orientation, de renforcer, de stabiliser et de structurer les équipes en place en construisant un véritable service de l'animation.
Il ne s'agît donc pas seulement de traiter le temps de midi mais de travailler plus globalement en intégrant notamment les besoins des centres de loisirs et en assurant une continuité éducative. C'est en effet dans le cadre de la définition d'un métier reconnu de l'animation que les difficultés dans ce domaine pourront être surmontées.
Dans un premier temps la création dés cette année de 400 postes contractuels à 70 % a permis assurément de stabiliser une partie des effectifs chargés de l'interclasse dans les écoles parisiennes.
A elle seule cette mesure ne pouvait cependant être suffisante comme je viens de le souligner, pour remédier à la désaffection des candidatures pour ce type d'emploi.
Aussi,- bien que les actions de publicité aient été systématiques et renouvelées, et bien qu'aient été mises en avant les possibilités de cumul de services dans le secteur de l'animation périscolaire, - il reste toujours de nombreux postes non pourvus sur les quelques 4.400 affectés au service de l'interclasse de restauration.
Les 16e, 17e, 18e, 19e, 20e arrondissements sont plus particulièrement concernés.
C'est pourquoi dans le cadre des orientations que j'ai rappelé, les services compétents de la ville prévoient les deux mesures suivantes :
- la participation des personnels de service à la surveillance de l'interclasse ;
- le renforcement du personnel d'encadrement permanent qui rendrait possible l'affectation de trois professionnels de l'animation dans chaque école."