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Fevrier 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relative à la mise hors eau des installations électriques des tours du Front de Seine à Paris 15e.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2010


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président - Nous examinons maintenant et pour finir le v?u n° 37.

Madame POIRAULT-GAUVIN, vous avez une minute.

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Il s'agit d'eau mais c'est un autre problème, ce sont les installations et l'électrique des tours de Front de Seine. Le Front de Seine est un quartier de 20 tours accueillant 10.000 résidents, 5.000 emplois et ce n'est pas la première fois que j?appelle l?attention de notre Assemblée sur la nécessité de mettre hors d?eau les installations électriques de ces tours. En cas de crue, les organes vitaux de ces tours seront complètement inopérants, les ascenseurs, les groupes électrogènes, et les installations électriques.

Cette année de nombreuses expositions sont consacrées au centenaire de la crue de 1910, et je trouve curieux, voire irresponsable que la Ville Paris préfère consacrer des fonds publics à cette commémoration plutôt qu'à prévenir le risque d'inondation que nous connaissons.

Mes chers collègues, il serait irresponsable de laisser les copropriétaires de ces tours seuls face à la nécessité d?entreprendre des travaux de mise hors d?eau des installations électriques. Il est utile également de connaître le positionnement des bailleurs gérant les tours Beaugrenelle et Keller pour les travaux les concernant. La Ville doit prendre part à ces travaux en accordant une subvention, c?est pourquoi nous demandons au Maire de Paris de prescrire une étude visant à établir les responsabilités de la Ville et de la S.E.M. "PariSeine", de solliciter les avis des bailleurs gérant certaines de ces tours pour les travaux qui les concernent, de faire procéder à une évaluation du montant d'une subvention que la Ville pourrait verser pour cofinancer la mise hors d?eau des ouvrage vitaux des AGH, et enfin de soumettre prochainement au Conseil de Paris, le vote de cette subvention.

Je vous remercie.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci, Madame.

Madame Anne LE STRAT, vous avez la parole.

Mme Anne LE STRAT, adjointe. - Je vais répondre sur le fait qu'il serait irresponsable et dispendieux d?utiliser des fonds publics pour la commémoration de la crue centenale. J'avoue que cet argument me "scotche", car l'exposition des Terre-neuvas, organisée sur le parvis de l'Hôtel de Ville a été montée en partenariat avec la DIREN. Je vous rappelle que des gens comme Yves JEGO, ou d'autres élus de votre famille politique, ont également célébré des commémorations sur la crue. Et, avec un budget très raisonnable, cela me semble bien de sensibiliser l'ensemble des habitants et l'ensemble de la population sur les risques d'une crue centenale, sachant pertinemment que nous sommes effectivement exposés à ce risque de crue centenale.

Cet argument, à mon sens, est donc tout à fait déplacé.

Sur le fond de votre v?u, je vous rappelle que le P.P.R.I. de Paris est élaboré par l'Etat et que sa mise en ?uvre s'opère sous la responsabilité du Préfet. Et donc, certes la Ville de Paris prend une part opérationnelle en cas d'application du P.P.R.I., mais sous l'autorité de l'État. Je vous rappelle que dans ce P.P.R.I., toutes les sociétés concessionnaires, notamment E.R.D.F., ont vocation à établir un plan de prévention des inondations et notamment dans ce plan de prévention, à mettre en place des mesures destinées à diminuer la vulnérabilité de l'existant.

C'est donc à la charge et à la responsabilité du concessionnaire.

Il a été prévu d'ailleurs par E.R.D.F. une convention avec les syndicats de copropriétaires, une convention de prévention du risque d'inondation des installations électriques du Front de Seine en cas de crue. Elle a été envoyée à l'ensemble des syndicats de copropriétaires. Pour l'instant, il n'y a pas de réponse mais E.R.D.F. a pris ses responsabilités et se dit prêt à engager d'ailleurs des travaux et à les assumer financièrement. Pour cela, ce serait bien que les syndics et les copropriétaires puissent s'engager dans cette logique conventionnelle.

Il va falloir en revanche que vous m'expliquiez, Madame, comment l'argent des contribuables pourrait servir à des copropriétaires privés pour la consolidation et pour la mise hors d?eau de toute forme d'installation électrique et autres dans la ville de Paris. Ou il faudra m?expliquer comment vous pouvez justifier une telle utilisation de fonds publics, dont le principe devrait en ce cas être étendu à l'ensemble des zones P.P.R.I. Je ne vois pas pourquoi cela concernerait uniquement Beaugrenelle. Evidemment, c'est de la responsabilité des copropriétaires, des concessionnaires de mettre hors d?eau leurs installations sur les territoires concernés.

En revanche, ce que je veux bien faire, c'est relayer, de manière officielle, auprès des services de l'État, les préoccupations que vous avez pu avoir et qui d'ailleurs ne concernent pas seulement Beaugrenelle, et voir dans quelle mesure l?État peut prendre ses responsabilités sachant que cette question importante relève de sa compétence.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Vous demandez soit le retrait, soit vous êtes défavorable.

Madame POIRAULT-GAUVIN, retirez-vous votre v?u ?

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Non, et je veux faire une explication de vote.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - 10 secondes. Allez-y très rapidement.

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Si je pose cette question, c?est tout simplement parce que ce quartier du Front de Seine a été élaboré sous la maîtrise d?ouvrage de la S.E.M.E.A.-15 à l?époque, qui a autorisé que ces installations électriques soient installées en sous-sol, donc inondables en cas de crue.

La responsabilité de la Ville, puisque la S.E.M.E.A.-15 avait construit?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - On avait bien compris, Madame, ce que vous aviez dit.

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Non, mais je précise, puisque Mme LE STRAT ne semble pas avoir compris.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Mais si ! Elle est très intelligente !

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Ce quartier a été réalisé sous la responsabilité de la Ville de Paris.

Aujourd'hui, les copropriétaires refusent de signer cette convention dont vous parlez, Madame, donc il va bien falloir trouver une solution.

Etant donné que la Ville est responsable, je trouve qu'il serait normal qu'elle participe à une proportion moindre, mais au moins qu'elle s'engage à participer au financement de la mise hors eau de ces installations électriques.

Pour lancer le processus, en cas de crue, ce sont 10.000 personnes qui vont être bloquées dans des immeubles?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - On a compris, Madame. Vous ne faites que répéter ce que vous avez dit tout à l'heure.

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Non je ne répète pas ce que j?ai dit.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Mais si, et Mme LE STRAT a répondu exactement à vos propos en disant qu'il n?était pas question que ce soit la Ville qui intervienne.

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Vous m'empêchez de faire une explication de vote !

(Vives réactions sur les bancs des groupes socialiste, radical de gauche et apparentés, Communiste et élus du Parti de Gauche et "Les Verts").

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - On ne va pas revenir là-dessus.

Je vous propose maintenant deux choses. Si vous ne retirez pas votre v?u, je dis qu'il y a un avis défavorable de l?Exécutif et nous le mettons aux voix, Madame !

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Vous m?avez pris les deux minutes de temps de parole ; je ne pense pas que vous soyez le porte-parole du groupe U.M.P., Monsieur le Président du Conseil de Paris !

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Il n?y a pas deux minutes !

Mme Géraldine POIRAULT-GAUVIN . - Je regrette cette façon de faire, j?indiquerai aux habitants cette réponse qui est totalement à côté de la plaque, permettez-moi de vous le dire !

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Vous êtes d'accord que ce n'est pas la peine de compter ; on est dans la même situation que celui d'avant.

Le v?u est rejeté.

Merci.

Je suspends la séance.

A demain matin 9 heures.