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Fevrier 2010
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2010, DAC 124 - Signature de conventions d'occupation du domaine public concernant les établissements dénommés La Librairie du Petit Palais, situé au musée des Beaux-Arts de la Ville de Paris, 1 avenue Dutuit (8e) et La Librairie du Musée Carnavalet, 23 rue de Sévigné (3e).

Débat/ Conseil municipal/ Février 2010


 

Mme Anne LE STRAT, adjoint, président. - Avant que nous en soyons à cette date, je vous propose de continuer à examiner la 9e Commission, et le projet de délibération DAC 124.

Je donne la parole à Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY.

Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY. - Merci, Madame la Maire.

Ce projet de délibération vise à autoriser le Maire de Paris à signer deux conventions avec la réunion des musées nationaux pour la gestion des librairies-boutiques du musée du Petit Palais et du musée Carnavalet.

Bien sûr, nous voterons ce projet de délibération, tant il est vrai qu'il est indispensable que le visiteur de ces musées puisse trouver, comme dans tout musées de nos jours, des livres et des objets en rapport avec les collections et avec les expositions.

Nos musées municipaux sont actuellement bien peu aimés de la Municipalité, comme en témoigne leur état architectural. Ne parlons que de la magnifique cour de l'Hôtel Carnavalet ou du musée Galliera, par exemple, les projets évoqués de regroupements, la baisse du nombre des expositions, la dramatique des crédits d'acquisition.

Je rappelle par ailleurs que la directrice du musée Galliera est partie à la retraite fin juin et n'a à ce jour pas été remplacée. C'est dire le mépris en lequel on tient nos établissements.

Pour revenir au projet de délibération, je pense que la R.M.N., dont l'administrateur général est nommé par décret sur proposition du Ministre de la Culture, va, avec la librairie du Petit Palais, pouvoir créer un magnifique pôle commercial incluant les galeries nationales et la nef du Grand Palais.

Son travail sera plus difficile à Carnavalet, où la boutique est située loin de l'entrée, qui se fait maintenant par la rue des Francs-Bourgeois.

Je voudrais, Madame POURTAUD, vous poser deux petites questions.

Lors des expositions, la Ville gardera son comptoir de vente de catalogues en régie, celui-ci devant évidemment rapporter de fortes sommes à la Ville.

N'y aura-t-il pas antagonisme avec la politique commerciale de la R.M.N. ?

Par ailleurs, la R.M.N., dans le cadre de son offre, pratique aussi la vente en ligne. Si elle vend par ce moyen des catalogues édités par Paris Musées, n'y aura-t-il pas risque d'affaiblir la concession et donc de mettre en difficulté le producteur des expositions des musées de la Ville.

Ces conventions devraient être signées début mars ; la R.M.N. pourra donc inaugurer sa nouvelle boutique du Petit Palais avec l'exposition déjà évoquée ce soir, produite par Paris Musées, et consacrée à Yves Saint-Laurent, qui s'annonce magnifique et qui sera, je n?en doute pas, un très grand succès.

Merci, mes chers collègues.

Mme Anne LE STRAT, adjointe, présidente. - Merci.

Pour répondre, la parole est à Mme Danièle POURTAUD.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Et à Christophe GIRARD...

Mme Anne LE STRAT, adjointe, présidente. - Je t'aurais donné la parole après.

Mme Danièle POURTAUD, adjointe, au nom de la 9e Commission. - Aujourd'hui, on fonctionne vraiment en binôme. Christophe GIRARD répondra, je pense, concernant les questions sur Galliera.

Je voudrais remercier Mme MACÉ de LÉPINAY de nous permettre de souligner l'importance de ce projet de délibération, qui va permettre, je l'espère, de redonner vraiment de la force et de la vitalité aux librairies de nos deux grands musées que sont le Petit Palais et le musée Carnavalet.

Je suis un petit peu triste qu'elle profite de l'occasion pour stigmatiser la politique de la Municipalité à l'égard des musées. Madame MACÉ de LÉPINAY, non, les musées ne sont pas les mal-aimés de cette Municipalité.

Je vous rappelle quand même que nous avons mis en place une nouvelle DSP avec Paris Musées, qui permet effectivement une organisation pour être mieux gérée, plus dynamique, de nos expositions. Cette DSP, pour sa première année de mise en ?uvre, en 2008, a donné de formidables résultats liés à la qualité des expositions, au nombre de visiteurs. Elle a quand même dégagé 900.000 euros de bénéfices.

Je vous signale également que les expositions de 2009 ont eu de très beaux succès. Que ce soit "William Blake" au Petit Palais, 68.000 visiteurs, qui a plus que doublé l'objectif qui lui avait été fixé ; "Le Mont Athos", 93.000 visiteurs ; "Sous l'empire des crinolines", au musée Galliera, 120.000 visiteurs - là encore, plus que le double de l'objectif ; "Les accessoires de mode sous l'occupation", qui a fait 13.000 visiteurs - à peu près le double de l'objectif.

Je vous signale que l'ensemble des expositions temporaires de 2009 a permis de réunir plus d'un million de visiteurs, voilà : c'est un peu la preuve par les faits et par les chiffres.

Vous essayez de trouver des antagonismes entre les nouvelles dispositions de la concession qui va être donnée à la R.M.N. et les activités qui continueront d?être menées en régie directe avec les comptoirs de vente ; personnellement je n'en vois pas.

Rendez-vous dans un an pour faire le bilan de cette nouvelle manière de fonctionner. Nous pourrons en reparler à ce moment-là.

Je donne la parole à Christophe GIRARD pour compléter sur Galliera.

Mme Anne LE STRAT, adjointe, présidente. - Je vous remercie.

Pour compléter la réponse de Danièle POURTAUD, Christophe GIRARD ?

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Je suis toujours surpris quand Hélène MACÉ de LÉPINAY utilise des mots avec une certaine outrance, cela ne lui ressemble pas, mais j?imagine que c'est le jeu politique qui veut cela !

Car je ne vais pas vous rappeler que l'on a fait des travaux au Musée d'Art Moderne considérables. On aurait aimé que vous les commenciez d?ailleurs avant nous !

Et la même chose au Petit Palais.

M. Jean-François LEGARET, maire du 1er arrondissement. - On les a financés.

M. Christophe GIRARD, adjoint. - Vous voulez que l'on vous parle de la tour Saint-Jacques ? De Saint-Sulpice ? De tous ces retards pris ?

(Mouvements divers dans l'hémicycle).

Voilà ! Nous, on ne la ramène pas, mais on fait !

Ensuite, pour ce qui de Galliera, les personnels...

(Mouvements divers dans l'hémicycle).

Puisqu'on me fait un cadeau, je réponds.

Pour ce qui est de Galliera, vous savez qu?il y a des processus de recrutement qui prennent un certain temps et qu'il vaut mieux nommer bien que de nommer mal dans la précipitation. Dans la vie, je pense que c'est un bon principe de prendre le temps de nommer bien.

En effet, cela prend un peu plus de temps, car c'est un musée qui mérite beaucoup d'attention, qui, après des années formidables, a besoin d'un nouveau développement, sachant que le contexte de la mode du costume à Paris a beaucoup changé, qu'il existe au musée des Arts décoratifs un autre musée de la mode et que nous souhaitons que le musée Galliera, situé juste en face du Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris mais pas seulement, qui est en face d?une partie de la Colline des Arts, qui est en train de s'organiser, et à laquelle nous participons, et qui est en face de ce qui sera le lieu d'accueil des artistes français, mais tout cela est en train de se préfigurer puisque le Cabinet du Ministre de la Culture est venu nous voir pour nous en parler, il vaut mieux prendre le temps de bien faire et de nommer la bonne personne. Je pense que, dans quelques mois, quelques semaines - le processus est en cours et nous le faisons en étroite liaison avec le Ministère de la Culture et la Réunion des Musées nationaux -, nous serons en mesure d?annoncer, une fois que le jury se sera une dernière fois réuni, une très bonne candidature, voire plusieurs bonnes candidatures.

Mme Anne LE STRAT, adjointe, présidente. - Je vous remercie.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DAC 124.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (2010, DAC 124).

Je vous en remercie.