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Fevrier 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif au manque de personnel de la Direction de la Prévention et Protection de la Ville de Paris au sein des équipements sportifs du 17e arrondissement et la nécessité de disposer de correspondants de nuit.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du v?u n° 40 relatif au personnel de la D.P.P. au sein des équipements sportifs dans le 17e arrondissement, déposé par le groupe U.M.P.P.A.

En absence de Mme Brigitte KUSTER, c'est M. Jean-Baptiste MENGUY qui le présente.

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Désolé, je croyais que vous aviez compris que l?on s?abstenait.

Dans la nuit du 16 au 17 janvier dernier, une trentaine de jeunes âgés de 17 à 22 ans a été interpellée par la police dans l?enceinte de la piscine Champerret vers 1 heure du matin. Cette situation démontre qu?en ce qui concerne les équipements sportifs du 17e, il y a un manque de sécurisation. Le v?u de Mme Brigitte KUSTER et des élus de mon groupe demande que des équipes de la Direction de la Prévention et de la Protection puissent être renforcées, qu'une étude de sécurisation soit lancée sur l'ensemble des équipements sportifs du 17e, et que des correspondants de nuit puissent venir dans le 17e, alors que cela avait été reconnu comme une priorité de l?Hôtel de Ville pour 2011, que cet engagement soit tenu puisque des médiations locales sont nécessaires pour permettre une vie locale en bonne intelligence.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci, Monsieur MENGUY.

Pour vous répondre, M. SARRE.

M. Georges SARRE, adjoint. - Monsieur le Maire, mes chers collègues, ce v?u des élus U.M.P.P.A. du 17e arrondissement appelle plusieurs précisions. Les correspondants de nuit n'ont pas vocation à surveiller les équipements sportifs. Ils ont vocation à agir par la médiation sur la voie publique, et s'ils sont appelés par les habitants dans les immeubles.

Ils peuvent être amenés à prodiguer des médiations dans les équipements municipaux, mais la surveillance de ceux-ci relève pour la Ville des inspecteurs de sécurité au titre de la domanialité municipale.

La sécurité de ces équipements, et j'insiste sur ce point, est aussi et avant tout de la compétence de la Préfecture de police, qui doit protéger les Parisiennes et les Parisiens sur tout le territoire de la Ville, car telle est sa compétence en matière de sécurité des biens et des personnes.

Soyons sans ambiguïté.

Ce que fait la Ville pour sécuriser ses équipements s'ajoute mais ne se substitue en aucune manière aux missions de la Préfecture de police, et je ne serai jamais dans une logique de vases communicants qui pourrait s?apparenter à une défausse de l'État. Par ailleurs, il est évident que, de même que les policiers ne font pas le tour de tous les immeubles de Paris la nuit, les inspecteurs de sécurité de la Ville ne peuvent évidemment pas non plus faire le tour chaque nuit de tous les équipements sportifs et autres de Paris. Si intrusions répétées il y a, elles appellent des réponses policières d'une part, et de prévention situationnelle, d'autre part.

Vous savez, Madame la Maire du 17e arrondissement, que la porte de mon bureau, comme celle du Préfet de police, est ouverte pour discuter des difficultés que vous pouvez rencontrer, et que l'on essaie d'améliorer la situation. Je ne peux pas m'empêcher de souligner également une contradiction dans votre v?u. Les élus U.M.P.P.A. nous appellent ici à recruter davantage, alors qu'ils nous reprochent par ailleurs de recruter trop. Mes chers collègues, il faut savoir.

Néanmoins, je suis content que l'U.M.P.P.A. plébiscite ainsi et enfin la politique de correspondants de nuit. En 2009, deux nouvelles équipes ont pu être créées dans les 10e, 11e, et 15e arrondissements. L'arrivée récente de ces équipes sur le terrain est un succès, ce qui renforce encore notre volonté, notre détermination à amplifier ce dispositif. Les contraintes budgétaires actuelles ne permettront malheureusement pas la création de nouvelles équipes en 2010. D'ailleurs, l'U.M.P.P.A. n'a pas déposé d'amendement budgétaire en faveur de la création d'une équipe de correspondants de nuit lors du vote du budget primitif.

Je conclurai en rassurant notre collègue, je le crois, puisque le 17e arrondissement a effectivement vocation à bénéficier de ce dispositif dès que possible.

J'invite donc la maire du 17e arrondissement à retirer son v?u et à continuer le travail constructif que nous menons pour la sécurité de l'arrondissement.

Je vous remercie.

M. François DAGNAUD, adjoint, président - Merci.

M. VUILLERMOZ souhaite-t-il ajouter un mot rapidement ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint. - Evidemment, je partage tout à fait ce que vient de dire Georges SARRE. Je veux simplement rajouter que d'un point de vue local et en ce qui me concerne, je suis toujours prêt à organiser des réunions avec l'ensemble des acteurs de l'arrondissement, que ce soient la D.J.S., les clubs de prévention, les inspecteurs de sécurité, la Préfecture de police si elle le souhaite, de façon à examiner comment il est possible sur place de faire un peu bouger la situation.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci de ces confirmations.

Je mets aux voix, à main levée, ce v?u assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

Le v?u est donc rejeté.