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Fevrier 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la nécessité de mettre en œuvre un plan de lutte contre la recrudescence de la petite et moyenne délinquance dans les transports parisiens.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2010


 

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Nous passons à l'examen du v?u n° 41 relatif à la délinquance dans les transports parisiens, déposé par le groupe U.M.P.P.A., et qui va nous être présenté par M. Jean-Baptiste MENGUY.

M. le Préfet de police et M. SARRE répondront.

C'est Mme Delphine BURKLI, pardon, reprenez votre souffle, mais vous avez une minute pour le présenter.

Mme Delphine BURKLI. - Merci, Monsieur DAGNAUD.

Je voudrais revenir sur un sujet préoccupant pour les Parisiens et plus généralement les Franciliens et les touristes usagers des transports publics à Paris. Il s'agit de la montée des actes de délinquance commis par de jeunes mineurs originaires pour la plupart des pays de l'Est et des Balkans, qui se livrent, à partir d'un système mafieux tout à fait organisé, à des trafics de vol à la tire.

Très régulièrement et depuis des mois, le groupe U.M.P.P.A. interpelle la Ville et les autorités préfectorales sur ce phénomène grandissant.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Prenez le temps de respirer, je vous en prie, je ne voudrais pas vous mettre en danger.

Mme Delphine BURKLI. - M. Philippe GOUJON retenu dans le 15e arrondissement m'a demandé de présenter en son nom ce v?u, qui demande la mise en ?uvre d?un plan d'envergure de lutte contre cette petite et moyenne délinquance dans les transports parisiens. Je rappellerai quelques chiffres, au cours de l?année 2009, la Direction générale de la police des transports a procédé à 2.500 interpellations de jeunes filles qui par groupes de 3 à 10 procèdent à des attaques de voyageurs pour leur voler leurs biens. Ces interpellations ont engendré 1.800 mesures de garde à vue, soit plus du double de l'activité répressive de 2008. En 2009, 38 % des actes de délinquance commis par des citoyens roumains l'ont été par des mineurs. Ces jeunes filles mineures sont au c?ur d'un réseau de criminalité organisé, mafieux, et leurs conditions de vie sont délétères, très difficiles puisqu?elles vivent dans Paris et en banlieue dans de véritables bidonvilles à ciel ouvert et sont contraintes de se livrer à ces trafics.

M. GOUJON et les élus du groupe U.M.P.P.A. du Conseil de Paris émettent le v?u que M. le Préfet de police précise les mesures particulières qu'il entend prendre pour lutter efficacement contre cette recrudescence de la petite et moyenne délinquance dans les transports parisiens dont les causes et les auteurs sont clairement identifiés.

Merci.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci.

Pour vous répondre, Monsieur le Représentant du Préfet de police.

M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - S'agissant de la délinquance commise dans les réseaux ferrés, elle est effectivement marquée par un phénomène enraciné de vols avec souvent les modes opératoires caractéristiques du vol à la tire. L'investissement policier est très lourd, très présent, puisque 2.500 interpellations ont été réalisées en 2009, dont 1.200 avec une mesure de garde à vue, et malgré cet investissement policier, la résolution de ces affaires judiciaires, une recrudescence de 7 % des vols à la tire a été constatée.

Les surveillances établissent qu'une grande partie de ces actes relève d?une délinquance spécialisée commise par des groupes de 3 à 10 personnes de jeunes femmes ou adolescentes. Leurs cibles privilégiées sont les touristes qui se voient fréquemment dérober le contenu de leur sac lors de la montée en rame. Sont également de plus en plus constatés des comportements d'obstruction, refus d?examen médical, refus de prélèvement d?empreintes, de plus en plus des violences physiques exercées à l?encontre des policiers. La réponse peut être globale, à la fois sociale, administrative et judiciaire, et la Préfecture de police, de ce point de vue, ne faiblira pas et continuera en 2010 de s?investir très fortement.

Chaque jour, 95 patrouilles sécurisent 732 gares et 719 trains et, en moyenne, 1.200 contrôles et 40 interpellations sont réalisés chaque jour.

Par ailleurs, s'agissant du caractère organisé, des enquêtes sont en cours et, bien évidemment, avec la coopération des services centraux et des autorités de certains pays de l'Europe de l'Est, elles pourront éventuellement donner lieu, dès que nous aurons des éléments suffisamment probants, à des poursuites judiciaires sévères.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je vous remercie.

L'avis de l?Exécutif va nous être donné par M. Georges SARRE.

M. Georges SARRE, adjoint. - Oui, Monsieur le Maire.

Le v?u présenté initialement par M. GOUJON n'est pas inintéressant.

La petite et moyenne délinquance dans les transports en commun se situe sans doute dans les phénomènes qui contribuent à faire naître et développer un sentiment d'insécurité chez les Parisiennes et les Parisiens et je crois que l'Etat doit rechercher une réponse.

M. le Préfet de police, à travers son représentant, nous a donné une réponse qui annonce un certain nombre de dispositions.

Les débats plus approfondis ont vocation à se tenir dans le cadre du Conseil de prévention de la délinquance, d'aide aux victimes, de lutte contre les drogues, les dérives sectaires et les violences faites aux femmes.

Nous ne risquons pas d'y manquer d'éclaircissements et c'est pourquoi je vous dis qu'il faut y rechercher un débat partenarial approfondi ; ne nous focalisons pas sur le Conseil de Paris qui n'est pas le mieux armé pour participer à ces discussions.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Merci. Votre avis sera donc défavorable ?

M. Georges SARRE, adjoint. - Oui.

M. François DAGNAUD, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, ce v?u assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est rejeté.

Je vous remercie.