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Fevrier 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif aux subventions aux associations de commerçants pour les illuminations de Noël.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2010


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous passons maintenant à l'examen du v?u n° 8 relatif aux subventions des associations de commerçants pour les illuminations de Noël, déposé par le groupe U.M.P.P.A.

Mme KUSTER a la parole pour une minute et Mme COHEN-SOLAL lui répondra.

Mme Brigitte KUSTER, maire du 17e arrondissement. - Monsieur le Maire, ce v?u va dans la lignée des interventions précédentes. Je voudrais donc saluer ici celles de Laurence DOUVIN et de Fabienne GASNIER au nom des élus du 17e. Nous sommes concernés par huit subventions, huit associations qui ont vu leur aide financière revue à la baisse. Mais pas à la baisse de manière anecdotique, à savoir que sur un ensemble de huit associations, nous sommes passés de 51.000 euros à 36.700.

J'entends votre argumentation, Madame COHEN-SOLAL, sur le fait que l'on doit faire des économies et que vous êtes aux côtés des petits commerçants. Mais le problème, c'est que ces petits commerçants sont à bout, ils ne peuvent plus suivre. Bien souvent, ce sont toujours les mêmes qui donnent de l'argent pour faire ces illuminations. Vous dites que la Ville de Paris est à leurs côtés mais en fait la Ville de Paris, par ailleurs, se substitue sur l'organisation et la mise en illumination de la Capitale. Or, nous sommes sûrement une des rares villes de France à avoir encore ce procédé.

Comment ne pas convenir de la nécessité d'une vraie réflexion sur le fait que la Ville de Paris prenne à sa charge complètement l'organisation des illuminations et que nous puissions, là, justement, lorsque vous parlez de mutualisation, réussir ?

Ce v?u a pour but, justement, de pointer du doigt le fait que nous ne pouvons nous satisfaire de la décision que vous avez prise de manière brutale de diminuer toutes ces subventions. En effet, des rues entières, l'année prochaine, ne pourront peut-être pas être éclairées.

En parlant devant l'adjoint à la Culture, qui a envie que Paris soit une ville brillante et illuminée en fin d?année, cher Christophe GIRARD, nous sommes mal partis, je peux vous dire !

Vous devriez sûrement vous fédérer avec votre homologue Mme COHEN-SOLAL, pour ensemble essayer d'obtenir du Maire de Paris plus de moyens afin que Paris ne soit pas complètement éteinte à la fin de l'année 2010.

Nous formons le v?u que les crédits supplémentaires, qui permettront l?organisation de ces illuminations de fin d?année dans de meilleures conditions, soient réunis.

Unissez-vous, s'il vous plaît, peut-être que l'on va y arriver tous ensemble !

Je vous remercie.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Je n'ai pas d'inquiétude sur notre union.

Madame COHEN-SOLAL, rapidement, puis nous mettons aux voix le v?u.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Contrairement à ce que dit Mme KUSTER, toutes les associations de commerçants ont été reçues en mars dernier, pour leur expliquer combien elles recevraient en moins. Donc les commerçants étaient avertis parfaitement. Ils pourront vous le dire eux-mêmes. Par ailleurs, les mairies d'arrondissement peuvent toujours venir compléter ces budgets d'illuminations. Vous avez tout à fait le droit de le faire, Madame KUSTER, donc faites-le donc aussi de votre côté !

Mme Brigitte KUSTER, maire du 17e arrondissement. - Il faudrait peut-être trouver de l'argent.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - On peut aussi trouver des sponsors. Après tout, nous le faisons de notre côté. Vous pouvez aussi, de votre côté, dans votre arrondissement, trouver des sponsors qui aident ces commerces à être illuminés, plus largement. Nous sommes auprès de vous, si vous avez besoin de notre aide dans ce cadre.

Donc je donne un avis défavorable à votre v?u.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis défavorable de l?Exécutif.

Qui est contre ?

Mme Laurence DOUVIN. - Non ! D'abord "qui est pour" !

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Non, on fait comme on veut !

Avis défavorable de l?Exécutif, qui est contre ?

(Brouhaha).

Il ne faut pas de monotonie. C'est un Conseil de Paris pétillant !

Qui est pour, malgré l'avis négatif de l?Exécutif ?

Le v?u est donc rejeté.

Qui ne participe pas ?

M. Jean-Baptiste MENGUY. - Ce n'était pas très clair.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Si, c?est très clair.

Un avis défavorable de l?Exécutif, une majorité a voté contre, une minorité a voté pour, donc le v?u est repoussé : cela me paraît mathématique !

C'était pour tester votre attention !

Mme Laurence DOUVIN. - Elle est pleine et entière, pas de problème.