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Fevrier 2010
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2010, Vœu déposé par le groupe "Les Verts" relatif aux quais et voies sur berges de la Seine.

Débat/ Conseil municipal/ Février 2010


 

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Le v?u n° 20 relatif aux quais et voies sur berges de la Seine, a été déposé par le groupe "Les Verts".

La parole est à M. CONTASSOT pour une minute.

M. Yves CONTASSOT. - Effectivement, la question des voies sur berges n'est pas nouvelle, puisque depuis mars 2001, nous en parlons et je crois que dans la majorité il y a, depuis fort longtemps, un accord pour dire qu'à terme les voies sur berges devraient être débarrassées des véhicules.

On a appris avec beaucoup d'intérêt il y a peu de temps que le Maire de Paris avait souhaité accélérer le dossier. On ne peut pas imaginer une seconde que ce soit un simple effet d'annonce. On espère bien que cela va se traduire rapidement dans les faits.

Le sens de notre v?u est donc de dire que les voies sur berges inscrites au patrimoine mondial comme le site de la Seine, méritent à tout le moins un projet ambitieux, et pas simplement deux ou trois feux rouges permettant de les traverser éventuellement.

C'est le sens de notre v?u et nous sommes absolument convaincus qu'il y aura une forte convergence, au sein de la majorité, pour entamer rapidement un processus ambitieux de reconquête.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Merci.

La parole pour répondre est à Mme LEPETIT.

Mme Annick LEPETIT, adjointe. - Merci, Monsieur le Maire.

Lorsque j'ai pris connaissance de ce v?u, c'était en 3e Commission, j'ai dit à Denis BAUPIN - c'était lui qui représentait le groupe "Les Verts" en Commission - que ce n'était plus un v?u mais un programme, car ce v?u est largement détaillé.

D'ailleurs, comme vous le mentionnez dans les considérants de votre v?u, le Maire de Paris a inscrit dans son projet de mandature un engagement de rendre progressivement les berges de la Seine aux Parisiens et aux Franciliens et l'a confirmé à l'occasion de ses v?ux au Conseil de Paris pour 2010.

Je constate que votre v?u, s'il reprend la proposition du Maire, contient quelques contradictions. Une première : fermer intégralement la totalité des berges provoquerait immanquablement des reports de trafic sur les quais hauts. Or, il est dit un peu plus loin dans votre v?u qu'il faut faire attention aux reports de trafic sur les quais hauts. Si nous fermons intégralement la totalité des berges, ceci contredirait l'objet même du projet, nuirait, me semble-t-il, à l'adhésion de nos concitoyens et donc à sa mise en ?uvre.

Vous proposez aussi un concours d'architecte pour l'ensemble du réaménagement. L'idée du concours n'est pas inintéressante, mais ce qu?a toujours dit Bertrand DELANOË est bien d'aboutir à des résultats opérationnels d'ici la fin de la mandature. Un concours, pour l'ensemble des voies sur berges, repousse les délais de ce que nous pouvons faire dès à présent.

En réalité, chacun l'aura compris, ce v?u vise à anticiper le contenu d'un travail de fond, entamé depuis plusieurs mois maintenant. Par exemple, nous travaillons avec Pierre MANSAT à intégrer, dans ce grand projet, une démarche métropolitaine. Cela concerne le quotidien de milliers de personnes qui se déplacent sur les berges. Je pense que cet aménagement constitue un acte fort, qui ne doit pas se substituer à des considérations conjoncturelles, mais résulter d'une vraie vision.

Alors, M. le Maire de Paris, comme il l'a annoncé, présentera prochainement son projet. Aussi, pour des raisons de méthode et des raisons de fond, je propose le rejet de ce v?u.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Très bien.

Explication de vote de Mme DOUVIN et ensuite le Président POZZO di BORGO.

Mme Laurence DOUVIN. - Merci, Monsieur le Maire.

Je crois que chacun ici souhaite pouvoir avoir à terme un projet ambitieux pour les voies sur berge. Il demeure qu'on ne peut pas minorer les services que rendent ces voies dans le contexte actuel à la circulation francilienne.

On le voit bien? dès qu?une crue survient, dès que l?on est en période estivale de "Paris-Plage", on se rend compte des dégâts entraînés, des reports anarchiques, de la pollution aggravée, des encombrements, et d'un certain stress, évidemment.

Il est donc indispensable d'apporter d'abord une véritable diminution de la circulation automobile avant de mettre en place des mesures de restriction de la circulation sur un axe aussi fréquenté.

Alors, comment y parvenir ? Non pas par des mesures autoritaires mais en traitant certainement les choses en amont, et comme le disait Mme LEPETIT, dans le cadre d'une démarche métropolitaine, c'est-à-dire avant l'entrée dans Paris des véhicules qui viennent y faire des trajets sur un axe ouest-est par le développement des transports collectifs banlieue-banlieue notamment, par l'installation de davantage de parcs aux gares intermodales et à l?entrée dans Paris : c'est certainement dans cet ordre qu'il faut faire les choses et non pas à l'envers.

Ajoutons là aussi, comme le disait Mme LEPETIT, qu'il faut traiter les quais hauts et les quais bas, et non pas vouloir se défausser des problèmes des uns sur les autres, ni prétendre qu'on ne peut réduire drastiquement la circulation sans conséquences graves sur les voies sur berges.

J'appellerai donc à voter contre ce v?u pour mon groupe.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président.- Merci.

La parole est au Président POZZO di BORGO.

M. Yves POZZO di BORGO. - Je ne sais pas s?il s?agit d?une explication de vote ou d?un rappel au règlement.

Ce qui est surprenant dans ce v?u, c'est que vous avez, si je ne me trompe pas, quatre adjoints qui participent à l'Exécutif. Je m'interroge, excusez-moi ! Il y a un Exécutif qui soumet une série de propositions à l?Assemblée.

Est-ce que vous ne vous parlez pas entre vous ? Je ne sais pas. Je sais bien que l?Hôtel de Ville est très grand et que les bureaux sont très espacés...

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Fais une explication de vote.

M. Yves POZZO di BORGO. - J?explique ! C'est là où c?est absurde. Vous avez une position commune, théoriquement, et vous n'arrivez pas à parler entre vous, et vous demandez aux élus de l'opposition, que ce soit le Nouveau Centre ou l?U.M.P., de trancher un problème que vous avez entre vous.

Réglez le entre vous et dans ce cas, nous pourrons en parler. C'est la raison pour laquelle nous ne participerons pas au vote parce que je pense qu'il n'est pas digne du Conseil de Paris, que les adjoints engagent un débat avec d?autres adjoints au sein de ce Conseil.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Parfait. Nous avons entendu la sagesse du président.

Maintenant, la parole est à M. Yves CONTASSOT.

M. Yves CONTASSOT. - Les leçons d'unité du Nouveau Centre et de l'U.M.P.P.A. font plaisir à voir dans la période actuelle. C'est délicieux, merci !

Plus sérieusement, j'ai entendu Mme DOUVIN parler des transits Est-Ouest. Je l'invite à regarder le sens de la circulation sur les voies sur berge : il ne me semble pas qu?il aille d?Est en Ouest, mais ce n?est pas grave : vous pouvez allez voir que c?est plutôt dans l?autre sens.

J?ai entendu Annick LEPETIT dire qu'il ne fallait pas se situer dans une optique conjoncturelle. C?est bien notre proposition, à savoir qu?effectivement, ce ne soit pas conjoncturel et que passé le 22 mars, nous n'ayons pas un projet a minima.

Nous souhaitons de l?ambition ; c?est le sens de notre v?u. J?aurais préféré que vous nous disiez quelles étaient les grandes orientations pour voir si on pouvait trouver matière à débattre. C'est un rejet pur et simple. Je le regrette d'autant plus que cet engagement est pris depuis fort longtemps et que pour l'instant, il trouve assez peu de réalisation.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint, président. - Il y a aussi de la circulation Est-Ouest, rive gauche, des deux côtés.

Je mets aux voix, à main levée, le v?u assorti d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s'abstient ?

Le v?u est rejeté.