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Juin 2007
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Conseil Général
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2007, DASES 281 G - Plan de renforcement du dispositif de prévention spécialisée : création de 2 postes complémentaires ; convention d’objectif avec l’Union des clubs et équipes de prévention spécialisée de Paris pour la mise en place de formations spécifiques destinées aux équipes d’éducateurs de rue.

Débat/ Conseil général/ Juin 2007


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons à l?examen du projet de délibération DASES 281 G. renforçant le dispositif de prévention spécialisée en créant deux postes complémentaires et en passant une convention d?objectif avec l?Union des clubs et équipes de prévention spécialisée de Paris, pour la mise en place de formations spécifiques destinées aux équipes d?éducateurs de rue.

Mme DUBARRY interroge à nouveau Mme STIEVENARD. Je lui donne la parole.

Mme Véronique DUBARRY. - Je ne vais pas l?interroger. Je vais simplement la féliciter et nous féliciter collectivement de cette augmentation des moyens pour la prévention spécialisée.

Je suis intervenue, et vous savez que c?est un de mes dadas, c?est d?ailleurs ma délégation dans le 10e arrondissement -, car la prévention spécialisée reste, à mon sens, encore, malgré tous les efforts que nous faisons, qui sont notoires et qui vont très au-delà de ce que d?autres Départements font, en deçà de ce que l?on pourrait attendre.

300 éducateurs, 10.000 policiers dans la rue, la comparaison est vite vue et, même si le Préfet déclarait ce matin s?associer au travail de prévention mené par la Ville, le travail de prévention spécialisée ne s?improvise pas. C?est quelque chose de professionnel et ce ne sont pas les M.P.C., missions prévention et communication, des commissariats qui vont pouvoir suppléer ou même participer à ce travail d?une façon professionnelle.

Je voudrais vous faire part de mes inquiétudes sur les propos du Préfet, ce matin. Il a mentionné le fait que le Conseil parisien de sécurité et de prévention de la délinquance allait enfin se réunir. Je nous invite collectivement à beaucoup d?attention et peut-être un peu de réflexion commune avant de nous rendre à cette première réunion car il a bien indiqué que cette réunion se tiendrait dans le cadre de la loi sur la prévention de la délinquance.

Or, les prises de position de la majorité municipale ont été très clairement contre cette loi de prévention de la délinquance. Je vois poindre non pas forcément un piège ou un traquenard pour les associations, mais s?il leur est demandé dans ce cadre de remplir l?un des objectifs de cette loi, à savoir la délation à tout va, cela va leur poser un véritable problème de déontologie et à nous un véritable problème politique.

Je m?en tiendrai là, mais j?espère, et j?insiste peut-être un peu, pour qu?avant que nous nous rendions, élus, associations, adjoints au Maire à cette première réunion, nous ayons une réflexion sur la façon dont nous répondrons aux sollicitations dont le Préfet ne manquera pas de nous abreuver.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame DUBARRY.

Madame STIEVENARD, ces compliments vous laissent muette ou presque ?

Mme Gisèle STIEVENARD, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Je remercie Mme DUBARRY qui nous demande de faire toujours plus mais qui reconnaît l?effort significatif de renforcement des moyens opéré ces dernières années.

Sur les textes qui vont être en débat au Parlement, nous avons des désaccords de fond indéniablement et nous pensons que l?approche du tout carcéral présente de sérieuses limites, même si nous n?avons aucune faiblesse à l?égard d?actes de délinquance caractérisés et de situations de récidive.

Mais la vraie question est celle des moyens accordés à la justice qui permettent de mettre en ?uvre les décisions et les sanctions adaptées à chaque situation, graduées en fonction de la gravité des faits. Or, on voit bien que ce qui se profile à l?horizon est d?une autre nature.

Quant au Conseil parisien de sécurité et de prévention de la délinquance, j?en discuterai avec mon collègue M. Christophe CARESCHE. Mais si les groupes de la majorité, et même d?autres, souhaitent des concertations préalables, j?y suis plutôt favorable.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STIEVENARD.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 281 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2007, DASES 281 G).