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Juillet 1996
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31 - 1996, D. 1031- Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la R.I.V.P. un bail à caractère emphytéotique portant location de la propriété communale située 26-28, rue Boyer et 27-31, rue du Retrait (20e).- Réalisation par la R.I.V.P. d'un programme P.L.I. permettant la construction de 100 logements et 107 emplacements de stationnement.- Participation de la Ville de Paris au financement de l'opération et octroi de sa garantie pour le service des intérêts et l'amortissement d'un emprunt à contracter par la R.I.V.P.- Autorisation de dépôt, par la R.I.V.P., des permis de construire intéressant le terrain communal.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1996




M. Roger ROMANI, adjoint, président.- Nous examinons à présent le projet de délibération D. 1031 autorisant notamment M. le Maire de Paris à signer avec la R.I.V.P. un bail à caractère emphytéotique portant location de la propriété communale située 26-28, rue Boyer et 27-31, rue du Retrait (20e).
La parole est à M. AUTEXIER et à lui seul.

M. Jean-Yves AUTEXIER.- Il s'agit d'une propriété communale située rue Boyer et rue du Retrait dans le 20e arrondissement. C'est une opération assez complexe, sur de grands terrains appartenant à la Ville de Paris ou à l'Etat, anciens terrains occupés notamment par la C.N.R.F.
La R.I.V.P. forme le projet, depuis longtemps, de construire sur cet espace un ensemble très lourd de logements P.L.I.
Ce projet rencontre l'hostilité des habitants du quartier pour des raisons facilement compréhensibles. Il s'agit d'un terrain situé dans un quartier de densité moyenne où l'on va imposer un bloc massif, dans la dernière mouture de 158 logements, qui ne répond en rien à la crise du logement puisque ce sont des P.L.I. et que la demande dans cet arrondissement porte essentiellement sur des P.L.A. Il y a beaucoup de P.L.I. vides dans cet arrondissement.
Ce projet n'est donc pas aimé des habitants parce qu'à la fois il sacrifie leur environnement et ne répond nullement à la crise à laquelle ils sont confrontés, celle du logement accessible.
Les habitants et le Conseil du 20e arrondissement vous avaient fait une proposition, celle d'un programme allégé de logements P.L.A., une proposition de 85 logements P.L.A. accommodés d'espace libre, d'une école et d'un établissement ouvert à l'enfance.
Ce dernier point a trouvé grâce, mais pas les autres.

M. Roger ROMANI, adjoint, président.- Merci, Monsieur AUTEXIER.

M. Jean-Yves AUTEXIER.- Vous êtes très gentil, Monsieur le Maire, mais je n'ai vraiment pas terminé.

M. Roger ROMANI, adjoint, président.- Monsieur AUTEXIER, si vous ne vous étiez pas arrêté quelques secondes... je sais bien que c'était un effet d'éloquence mais tant pis pour vous.
Reprenez.

M. Jean-Yves AUTEXIER.- Je reprends et je vais aller très vite.
J'avais interrogé M. l'Adjoint chargé du Logement qui m'avait indiqué, à propos de cette contre-proposition du Conseil du 20e arrondissement, que, je cite : "Une étude était entreprise sur la faisabilité technique et financière d'un tel programme, dont les résultats seront communiqués ultérieurement".
Alors, je déplore que les résultats de cette étude ne soient pas communiqués et qu'on présente au Conseil de Paris le projet pratiquement inchangé. Le dernier projet était de 158 P.L.I. ; aujourd'hui on nous en propose 154, 100 sur le terrain de la Ville, 54 sur le terrain de l'Etat.
Quant aux autres propositions d'allègement des surfaces construites, d'ouverture à un espace vert et d'équipements de proximité ou d'arrondissement, ils paraissent totalement méconnus.
Je déplore donc profondément cette absence de sensibilité à la réalité.
Je regrette que, derrière l'engagement pris d'un urbanisme à visage humain, se dissimule une attitude très traditionnelle où le projet initial de la R.I.V.P. nous est imposé sans aucune modification et sans rien changer.
Je regrette un projet qui, encore une fois, risque de bétonner un quartier sans répondre à la question du logement.
Je regrette cette surdité totale au bon sens et, dans ces conditions, le groupe du Mouvement des citoyens votera résolument contre ce projet.

(Applaudissements sur les bancs du groupe du Mouvement des citoyens).

M. Roger ROMANI, adjoint, président.- Merci, Monsieur AUTEXIER.