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Juillet 1996
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Conseil Municipal
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7 - Observations sur l'ordre du jour.

Débat/ Conseil municipal/ Juillet 1996




M. LE MAIRE DE PARIS.- Je voudrais maintenant vous donner quelques indications sur le déroulement de notre séance.
Nous examinerons d'abord, en priorité, le dossier relatif à "Paris-Rive gauche".
Nous suspendrons la séance à 13 heures.
A 15 heures, nous siégerons en formation de Conseil général.
Puis ensuite, en formation de Conseil municipal, nous examinerons les dossiers concernant les comptes et affaires budgétaires, puis nous débattrons de la politique scolaire.
Nous reviendrons ensuite aux projets de délibération classiques par Commissions.
Une suspension aura lieu vers 20 heures et nous reprendrons vers 21 heures 45, 22 heures, pour la séance de nuit.
Mes chers collègues, nous allons commencer si vous le voulez bien...

M. Henri MALBERG.- Je peux vous interrompre à propos de l'ordre du jour ?

M. LE MAIRE DE PARIS.- Ah, pardon...

M. Henri MALBERG.- Une question portant sur l'ordre du jour, Monsieur le Maire, à propos de Jussieu...

M. LE MAIRE DE PARIS.- Est-ce que je peux vous couper ? Je ne veux pas vous empêcher de parler, mais le problème de Jussieu sera évoqué au moment où nous examinerons le dossier "Paris-Rive gauche".

M. Henri MALBERG.- Justement, c'est la réponse qu'on m'a faite ; je la conteste mais je m'y soumettrai. A nos yeux, l'affaire Jussieu, qui a défrayé la chronique et qui n'est pas une question secondaire, peut être vue, et c'est notre avis, en dehors des développements universitaires de "Paris-Rive gauche".

M. Bertrand DELANOË.- Il a raison.

M. Henri MALBERG.- Si vous dites que vous l'enfermez dedans, enfermons-la dedans, mais je trouve que c'est un déplacement qui préjuge de l'opinion qu'on a sur ce qui se passe à Jussieu. Je voulais vous le dire d'entrée, Monsieur le Maire.

M. LE MAIRE DE PARIS.- Je vous remercie.
C'est un problème de méthode de travail. On ne peut pas...

M. Bertrand DELANOË.- Je l'approuve.

M. LE MAIRE DE PARIS.- ... On ne peut pas "saucissonner" tous les problèmes. A l'occasion du débat, je rappellerai une proposition qui va dans votre sens, qui montre que l'affaire de Jussieu n'est pas déterminée par l'opération "Paris-Rive gauche" et que l'affaire "Paris-Rive gauche" n'est pas déterminée par l'opération Jussieu. Mais les circonstances, qui ne dépendent pas de nous, qui sont assez extérieures, nous incitent à montrer qu'il peut y avoir un lien et je rappellerai à cette occasion notre volonté très claire de sauvegarder Jussieu en toute hypothèse.
Donc, voyez-vous, c'est un sujet qui sera abordé à cette occasion, mais les positions que je prendrai et que la majorité prendra ne sont pas déterminées par ce que vous venez d'indiquer ; chacun prendra des positions de fond très claires.
Le pôle universitaire de "Paris-Rive gauche" est prévu de très longue date, il n'a rien à voir avec Jussieu, qui est un problème récent.
Je voulais, à cette occasion, bien préciser les choses, mais je crois que chacun pourra prendre les positions qu'il voudra sur ce sujet auquel nous sommes particulièrement sensibles.
Monsieur DOMINATI, vous avez la parole.

M. Jacques DOMINATI, premier adjoint.- Monsieur le Maire, votre réponse signifie que nous faisons le même raisonnement que M. MALBERG et que le problème de Jussieu n'est pas totalement distinct du dossier "Paris-Rive gauche". Pour des raisons d'organisation de la séance, il est plus naturel qu'on puisse l'évoquer à l'occasion du débat "Paris-Rive gauche" plutôt qu'à l'occasion des communications. Si on veut faire un débat particulier, c'est possible, mais il est bien clair pour chacun de nous que le problème Jussieu est totalement indépendant du dossier "Paris-Rive gauche".

M. LE MAIRE DE PARIS.- Monsieur DELANOË, je suis d'accord avec M. DOMINATI.

M. Bertrand DELANOË.- Très brièvement, Monsieur le Maire, j'approuve complètement la proposition de Henri MALBERG, parce que Jussieu aurait mérité que ce soit un point à l'ordre du jour. Malheureusement, notre séance est telle et vous l'avez conçue de telle sorte- mais je n'insiste pas- qu'effectivement, dans nos méthodes de travail, il nous faut du temps pour qu'un sujet comme Jussieu puisse être abordé spécifiquement, et d'ailleurs M. DOMINATI et vous-même ne dites pas quelque chose de différent de M. MALBERG, c'est un problème en soi et il aurait fallu qu'on puisse le traiter en soi.

M. LE MAIRE DE PARIS.- Monsieur ROMANI, vous avez la parole.

M. Roger ROMANI, adjoint.- Monsieur le Maire, tout simplement pour noter que ce qui a été dit par les uns et par les autres relève effectivement du bon sens, mais j'aurais souhaité l'entendre lundi, à la Conférence d'organisation, et Monsieur DELANOË, vous n'avez pas souhaité un débat spécifique pour Jussieu, je le regrette ; je ne dis pas que vous avez eu tort, mais puisque vous avez dit que ce débat n'a pas été organisé, je dis qu'à la Conférence d'organisation, le seul qui ait demandé si on allait évoquer le problème de Jussieu est M. MALBERG. J'ai dit à M. MALBERG que ce problème serait sans doute évoqué dans le cadre de l'examen de "Paris-Rive gauche". Mais j'observe qu'aucun représentant de l'opposition n'a dit : il faut faire un débat particulier pour Jussieu. J'en atteste et le P.V. en atteste.
Merci, Monsieur le Maire.

M. LE MAIRE DE PARIS.- On commence, Monsieur DELANOË...

M. Bertrand DELANOË.- Je suis désolé, Monsieur le Maire, je ne vais pas répondre longuement à M. ROMANI.
D'abord, il l'a dit lui-même, Henri MALBERG a fait cette proposition...

M. Roger ROMANI, adjoint.- Non, non...

M. Bertrand DELANOË.- Monsieur ROMANI, j'essaie de vous répondre doucement.
Deuxièmement, M. ROMANI sait parfaitement que je fais souvent des propositions en Conférence d'organisation, notamment concernant l'ordre du jour et l'organisation des séances. D'ailleurs, vous avez fait une annonce qui semble en tenir compte un peu.
M. ROMANI aurait dû éviter, à mon avis, ce propos un peu polémique.

M. LE MAIRE DE PARIS.- Je suis d'accord avec ce que vient de dire M. ROMANI.
Mes chers collègues, chacun pourra s'exprimer clairement et totalement sur ce sujet, il n'y a pas d'ambiguïté.