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Janvier 1996
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69- QOC 96-15 Question de M. Bertrand BRET et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris sur l'expérimentation de véhicules utilisant le gaz naturel.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1996




M. Gérard LEBAN, adjoint, président. -Nous passons à la dernière question du groupe socialiste sur l'expérimentation de véhicules utilisant le gaz naturel.
En voici le texte :
"M. Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur l'équipement du parc automobile de la Ville en véhicules utilisant du gaz naturel (véhicules G.N.V.).
Ce carburant de substitution non polluant offre des possibilités d'utilisation nettement supérieures à celles permises par les véhicules électriques :
-autonomie ;
-nervosité et vitesse plus importantes ;
-temps de recharge plus court et mixité du réservoir essence/G.N.V.
Une station d'exploitation-pilote de ce type de véhicules a été mise en place par E.D.F.-G.D.F. "Paris-Aurore" dans le 20e arrondissement et donne toute satisfaction.
A l'occasion du précédent débat budgétaire, la Ville de Paris s'était engagée à acheter quelques-uns de ces véhicules afin de les expérimenter.
Or, à ce jour, les efforts consentis sur le véhicule électrique, malgré les limites qu'il rencontre, semblent avoir effacé le respect de cet engagement.
Aussi, M. Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent-ils à M. le Maire de Paris les dispositions qu'il entend prendre afin que la Ville procède à une véritable expérimentation d'utilisation de véhicules utilisant du G.N.V."
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de M. Alain DESTREM, adjoint.
La Mairie de Paris apporte son soutien à l'expérimentation de nouveaux carburants depuis plusieurs années.
En particulier elle a développé les expériences suivantes :
-carburant contenant 30 % d'ester méthylique de colza sur 120 poids lourds ;
-carburant à très basse teneur en soufre sur des diesels ;
-carburant à 5 % d'ester méthylique de colza sur des diesels ;
-carburant à 5 % d'un dérivé d'alcool éthylique sur des véhicules à essence.
Suite à ces expérimentations, elle a généralisé l'emploi des "carburants verts" sous diverses formes sur l'ensemble de son parc.
Cette expérience n'est pas terminée et par la masse qu'elle représente elle contribue à faciliter le développement technologique dans le domaine des carburants.
La pollution constitue, je le rappelle, une préoccupation majeure à la Ville de Paris, en particulier la pollution automobile, et la Ville de ce point de vue a engagé des actions significatives.
A ce titre, l'introduction du véhicule électrique a été rendue possible grâce à une action conduite d'une part avec E.D.F., l'A.D.E.M.E. et les constructeurs, mais tout autant avec les personnels qui ont utilisés ces véhicules ; analyser les emplois, convaincre les usagers de retenir les véhicules électriques constituent à mes yeux une des conditions indispensables du succès de l'opération.
A ce jour, le parc municipal de véhicules électriques est de 120 unités. Il convient de rappeler à cet égard que la Ville a acquis en novembre dernier 50 véhicules. Cette action conduite avec méthode, dans un esprit de concertation, constitue un signal important pour appuyer le développement de technologie essentiellement française.
S'agissant de l'utilisation du gaz naturel pour véhicules (G.N.V.), les engagements qui ont été pris seront tenus. L'introduction du véhicule au gaz naturel de ville dans le parc municipal implique un surcoût initial de l'ordre de 15.000 F par unité, couvert partiellement par une promesse de subvention de l'A.D.E.M.E. de 5.000 F.
Nous avons aujourd'hui encore, faute d'expérience, des incertitudes sur la valeur de revente des véhicules.
Nous faisons le pari que la différence de coût, si elle est durable entre le gaz et le carburant liquide, devrait venir en atténuation de la dépense résiduelle de la Ville.
Tel est le pari que nous faisons et qui nous conduira à proposer prochainement à l'Assemblée municipale d'agréer les termes d'une convention avec l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie et Gaz de France.
II - Questions du groupe communiste.