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Janvier 1996
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22- 1996, D. 80 - Programme municipal de transformation de bureaux en logements. -Création par la R.I.V.P. de 15 logements locatifs intermédiaires et de 3 locaux commerciaux dans l'immeuble communal situé 53, rue du Château-d'Eau et 34, boulevard de Strasbourg (10e). -Autorisation à M. le Maire de Paris de signer avec la R.I.V.P. un bail à caractère emphytéotique portant location dudit immeuble. -Participation de la Ville de Paris au financement de cette opération et octroi de sa garantie pour le service des intérêts et l'amortissement des emprunts à contracter par la R.I.V.P.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1996




M. Gérard LEBAN, adjoint, président. -La parole est à M. OTTAWAY sur le projet de délibération D. 80 relatif au programme municipal de transformation de bureaux en logements.

M. Michel OTTAWAY. -Je tiens à signaler que ce projet de délibération a été examiné par le Conseil du 10e arrondissement en septembre de l'an passé. Sur les 18 élus du 10e, la majorité, soit 14, a rejeté ce projet et les 4 élus de l'opposition locale conduite par M. Claude-Gérard MARCUS se sont abstenus. Cela donne une idée du manque d'enthousiasme suscité par un projet qui, cinq mois après, nous revient inchangé.
S'agirait-il d'un rejet de la politique de transformation de bureaux en logements ? Evidemment non, car dans le 10e, comme partout ailleurs à Paris, tous les élus des listes "Paris s'éveille" se sont toujours prononcés clairement pour une action énergique de reconquête sur les bureaux. Mais la question centrale est la suivante : à la place de bureaux quels types de logements va-t-on installer ?
En effet, le vote négatif des élus du 10e, que je tiens à confirmer devant ce Conseil, est venu conclure un débat sur l'affectation exclusive des surfaces de bureaux reconverties par la R.I.V.P. à 15 logements locatifs intermédiaires.
La disproportion entre le flot toujours montant des demandeurs de logement social et le nombre de logements de type P.L.I. qui restent vides conduit à voter défavorablement sur ce projet de délibération. En effet, dès le mois de septembre, arrivant aux responsabilités dans cette mairie du 10e, nous étions alertés par l'impossibilité d'offrir des P.L.I. à des gens auxquels on réclame de gagner quatre fois les loyers imposés. Depuis lors, ces logements P.L.I. restent difficilement attribuables.
J'ai même appris que des logements P.L.I. ont été proposés par voie de petites annonces dans les journaux pour essayer de les placer sur le marché.
C'est bien le caractère systématique de la conversion en logements P.L.I. des surfaces de bureaux reconquises que nous entendons sanctionner par un vote négatif sur ce projet de délibération.

M. Gérard LEBAN, adjoint, président. -La parole est à M. BULTÉ pour répondre à l'orateur.

M. Michel BULTÉ, adjoint, au nom de la 6e Commission. -Merci, Monsieur le Maire, de me donner la parole.
Je suis surpris, mais en même temps je comprends la position de M. OTTAWAY qui n'a pas changé en ce qui concerne ce programme, qui est programme exemplaire où le Maire de Paris applique la politique qu'il a définie le 20 novembre dernier, notamment de transformation de bureaux en logements.
C'est une action dans le Centre de Paris qui me paraît tout à fait intéressante, qui permet de proposer aux Parisiens et aux Parisiennes de ce secteur, notamment des classes moyennes, des logements P.L.I., je rassure M. OTTAWAY, ce sera du P.L.I.-TIBÉRI, c'est-à-dire du P.L.I. pas cher, du P.L.I. que nous pourrons proposer aux gens qui en ont véritablement besoin.

M. Gérard LEBAN, adjoint, président. -Merci, Monsieur BULTÉ.
Je mets aux voix, à main levée, ce projet de délibération.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, du Mouvement des citoyens, M. REVEAU ayant voté contre, MM. DUMAIT, MESMIN et Mme TAFFIN n'ayant pas pris part au vote. (1996, D. 80).