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Janvier 1996
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78- QOC 96-28 Question de M. Eric FERRAND et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur le nombre insuffisant des psychologues affectés dans les crèches.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1996




M. Gérard LEBAN, adjoint, président. -Nous passons à la question orale de M. FERRAND à M. le Maire de Paris sur le nombre insuffisant des psychologues affectés dans les crèches.
Elle est ainsi rédigée :
"M. Eric FERRAND et les membres du groupe du Mouvement des citoyens constatent que les psychologues affectés dans les crèches et l'ensemble des établissements de petite enfance sont en nombre très insuffisant.
Ainsi, de plus en plus de crèches sont privées de l'intervention régulière de ces personnels spécialisés alors que leur travail est indispensable à la mission sociale et pédagogique des crèches.
C'est pourquoi M. Eric FERRAND et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris quelles dispositions il compte prendre pour assurer le maintien des psychologues dans tous les établissements de petite enfance."
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de Mme Marie-Thérèse HERMANGE, adjoint.
Les psychologues remplissent une double fonction au sein des établissements d'accueil de la petite enfance :
-d'une part, ils contribuent à repérer précocément, au travers des difficultés éventuelles d'adaptation, des troubles susceptibles d'être pris en charge au plus tôt ;
-d'autre part, ils jouent un rôle de régulation des relations humaines au sein des équipes des établissements, dans le milieu très particulier de la petite enfance, où l'investissement affectif autour de l'enfant est très fort.
Actuellement, le nombre de psychologues est d'une soixantaine, soit 31.700 heures de vacations.
Depuis la fin des années 70, l'organisation des psychologues privilégiait le suivi des enfants accueillis de façon permanente et était fondée sur l'affectation de chaque psychologue à une ou plusieurs crèches.
Afin, d'une part de ne pas réserver le bénéfice de l'action des psychologues à une catégorie d'établissements et, d'autre part de leur permettre d'intervenir en travail dit "institutionnel" sans les inconvénients d'une trop grande appartenance aux établissements, les services envisagent de revoir ces modalités d'organisation.
Le principe d'organisation serait plus le rattachement à un établissement mais à un arrondissement.
Chaque arrondissement disposerait ainsi, en fonction du nombre des établissements et de leur capacité, d'une "enveloppe" d'heures, représentant une capacité d'intervention.
Les psychologues seraient rattachés à l'équipe encadrante de l'arrondissement (médecin de P.M.I., coordinatrice de crèche) qui déterminerait annuellement leur programme d'intervention en fonction des priorités recensées.
Ce type d'organisation, dont la mise au point est en cours, pourrait devenir opérationnelle dès le printemps.