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Janvier 1996
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Conseil Municipal
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56- QOC 96-2 Question de Mme Marie-France GOURIOU, MM. Alain RIOU, Michel CHARZAT, Mmes Katia LOPEZ, Françoise DURAND, M. Bertrand BRET et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris sur la mise à disposition de salles de répétition pour les jeunes du 20e arrondissement.

Débat/ Conseil municipal/ Janvier 1996




M. Gérard LEBAN, adjoint, président. -La question suivante est adressée à M. le Maire de Paris en ces termes :
"De nombreux jeunes dans les quartiers du 20e arrondissement recherchent de manière permanente des locaux pour effectuer des répétitions musicales en groupe.
Ces locaux sont extrêmement rares et ceux qui existent sont hors de prix. Cette carence conduit la plupart du temps certains jeunes à répéter dans des locaux inadaptés, voire au domicile de leurs parents. Cette situation est bien évidemment insupportable pour le voisinage et dommageable pour les intéressés.
Dans sa réponse à la question 95-161 posée lors de la séance du 23 octobre dernier, M. le Maire de Paris indiquait avoir demandé aux services de la Direction des Affaires culturelles d'étudier toutes les possibilités de création de salles de répétition, sachant que plusieurs pistes existent notamment dans l'Est parisien.
Mme Marie-France GOURIOU, MM. Alain RIOU, Michel CHARZAT, Mmes Katia LOPEZ, Françoise DURAND, M. Bertrand BRET et les membres du groupe socialiste et apparentés souhaitent connaître de manière précise les possibilités, tout particulièrement dans le 20e arrondissement, concernant les salles de répétition musicale dotées d'une bonne isolation phonique.
L'installation de telles structures correspond à un réel besoin dans chaque quartier de cet arrondissement qui est l'un des plus peuplés et des plus vastes, mais surtout qui compte la population la plus jeune de Paris.
Dans l'attente de ces dernières réalisations, il est tout à fait indispensable de mettre au moins une de ces structures à la disposition des jeunes qui pourraient alors, à tour de rôle, utiliser ces locaux."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint.
Dans la réponse que j'avais adressée à M. BLOCHE au cours de la séance du Conseil de Paris du 23 octobre 1995, j'avais évoqué les difficultés auxquelles sont confrontés les comédiens et les danseurs pour trouver des locaux de répétitions dans la Capitale.
Vous évoquez aujourd'hui le cas des musiciens.
En effet, plus encore que pour les activités liées à la danse et au théâtre, il est essentiel que la pratique de la musique, notamment amplifiée, puisse se faire dans un lieu dont l'acoustique et l'insonorisation soient satisfaisantes. Or, les opportunités immobilières sont extrêmement rares, le coût d'aménagement de tels locaux très élevé et leur gestion ainsi que leur gardiennage nécessitent la création d'une structure permanente adaptée dont le fonctionnement vient encore alourdir le coût de tels équipements.
A ce jour, la Ville de Paris possède deux salles de répétitions pour musiciens situées dans les centres d'animation de la rue Curial (19e) et de la rue du Docteur-Charles-Richet (13e). Elle a en outre financé l'aménagement d'un tel local au sein du Centre international de séjour de Paris, 17, boulevard Kellermann (13e). A la fin de ce mois, le centre "Jonquière" (17e) ouvrira trois nouvelles salles de répétitions pour musiciens.
Leur gestion a été confiée à des associations, placées sous la tutelle de la Direction de la Jeunesse et des Sports. Elles sont notamment chargées de mettre ces lieux à la disposition des orchestres ou des divers groupes de musiciens qui en font la demande.
Dans le cadre de sa politique en faveur de la musique, la Ville de Paris a également souhaité soutenir financièrement des associations dont la vocation est précisément la gestion et l'administration de ces lieux de répétitions et des activités qui y sont rattachées.
Ainsi l'association "Terrain d'entente", structure gestionnaire des studios de répétition et d'enregistrement "Campus Bastille", dans le 11e arrondissement, est-elle soutenue depuis 1994 par la Ville de Paris, à hauteur de 150.000 F par an.
Ce complexe original comporte, répartis sur 800 mètres carrés, huit studios de répétition et deux studios d'enregistrement, ainsi que des locaux consacrés à la formation à la micro-informatique musicale. "Campus Bastille" accueille chaque année plus de 4.000 musiciens.
"Campus Bastille" peut ainsi offrir, grâce au soutien municipal, des tarifs modestes au regard de ceux pratiqués dans le secteur privé. En outre, son équipe effectue un véritable travail d'accompagnement de nombreux groupes de musiciens au stade pré-professionnel et mène une politique d'accueil et de diffusion à l'égard de publics dits "sensibles".
La Ville de Paris soutient également, depuis 1994, l'Orchestre national de jazz au titre de la gestion du local de répétition pour musiciens de jazz sis 91, quai Panhard-et-Levassor (anciennement "quai de la Gare"), dans le 13e arrondissement, seul lieu de ce type à Paris.
Par ailleurs, la Municipalité a développé sa politique d'aide aux associations musicales (plus de 70 ans en 1995) en leur allouant des subventions de fonctionnement dont le montant peut les aider à prendre en charge, notamment, une partie du coût inhérent à la location de locaux de répétition nécessaires à leurs activités.
Je vous rappelle enfin tout l'intérêt que la Ville de Paris porte aux activités de l'association "Confluences", située dans le 20e arrondissement, et qu'elle soutient financièrement. Avec l'aide de la Municipalité, "Confluences" peut ainsi offrir à des artistes, notamment musiciens, des locaux de travail équipés, des espaces d'exposition et des lieux de rencontre et d'échange.
Sans attendre l'aboutissement des études en cours et auxquelles il a été fait référence dans la réponse adressée au Conseil de Paris le 23 octobre dernier, projets auxquels travaillent en collaboration étroite les différents services concernés de la Direction des Affaires culturelles, il faut encore ajouter que la Ville de Paris a récemment renforcé son action en faveur des musiciens et de leurs conditions de travail en développant sa politique de mise à disposition, sous bail durable, d'ateliers-logements, lieux de vie mais aussi de travail spécialement conçus pour la pratique de leur art.
Ainsi, en juin dernier, la Ville de Paris a-t-elle réceptionné un programme de 11 ateliers-logements sis 45, rue Piat, dans le 20e arrondissement, qui complète celui de la rue des Pyrénées, déjà situé dans le 20e arrondissement et qui accueille 28 musiciens.