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Decembre 2006
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2006, DDEE 83 G - Subvention à l’association “La Clairière” : dispositif de formation au métier d’auxiliaire parentale. - Montant : 6.000 euros.

Débat/ Conseil général/ Décembre 2006


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DDEE 83 G qui concerne une subvention à l?association ?La Clairière?.

Je donne la parole à Mme Dominique BAUD.

Mme Dominique BAUD. - Madame la Présidente, chers collègues, ce qui me conduit à intervenir aujourd?hui sur ce projet de délibération, ce sont quelques mots issus de la phrase d?introduction. Il s?agit en effet de l?octroi d?une subvention à l?association ?La Clairière? qui souhaite renouveler son action destinée à orienter les femmes - je cite - ?de bas niveau de qualification vers le métier d?auxiliaire parentale?. Je ne mets, bien sûr, personne en cause mais souhaiterais des réponses à un certain nombre d?interrogations particulièrement cruciales.

Pouvez-vous d?abord me donner votre définition du métier d?auxiliaire parentale et pourquoi cette orientation est-elle destinée à des femmes de bas niveau de qualification ?

Qui octroie cette formation et quelles en sont la durée et la forme ?

Comment et par qui cette formation est-elle validée ? Y a-t-il un examen, un concours, un diplôme ?

La Ville de Paris va-t-elle ainsi recruter, par exemple, dans les crèches municipales ce personnel ainsi formé et à quels postes ? Ou ce personnel est-il formé seulement pour - je cite - ?pallier la pénurie de main-d??uvre, notamment en matière de garde d?enfants, et pour favoriser l?insertion sociale de femmes d?origine étrangère? et seulement réservé aux familles qui n?auraient pas d?autres solutions et, dans ce cas, pour quelle raison ?

Je vous remercie.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Pour vous répondre, je donne la parole à M. Christian SAUTTER.

M. Christian SAUTTER, vice-président, au nom de la 2e Commission. - Madame BAUD, il se trouve que je connais très bien le travail de l?association ?La Clairière? qui fait vraiment un travail exceptionnel pour faire en sorte que des femmes, souvent des mères de famille issues de l?immigration, puissent réunir les conditions nécessaires pour pouvoir travailler. Notamment, il y a une exigence de connaître, de savoir lire et écrire le français, car même pour être technicien de surface, comme l?on dit, ou employé de maison, il est nécessaire maintenant de savoir lire et écrire.

Il s?agit là de formations au métier d?auxiliaire parentale. Il ne s?agit absolument pas, parce que ce sont des femmes qui n?ont pas un énorme bagage en français au départ, de leur donner une formation au rabais. Le ton paternaliste que vous avez employé m?a choqué, mais peut-être ai-je mal interprété vos propos !

Nous considérons que des personnes qui sont motivées pour intégrer pleinement la société et le monde du travail méritent un coup de main. C?est ce que fait ?La Clairière? et ce ne seront pas des auxiliaires parentales aux rabais, elles auront toutes les compétences nécessaires qui, je crois - Mme STIEVENARD le dirait mieux que moi -, sont sanctionnées par des diplômes. Il n?est pas question d?avoir des auxiliaires parentales de première classe et des auxiliaires parentales de deuxième classe. Il s?agit d?aider des femmes - j?en ai rencontré - très remarquables d?un point de vue humain, très motivées,tout simplement pour arriver au même niveau que les autres.

Je ne sais pas si j?ai bien répondu à votre question, mais je profite de votre interrogation pour féliciter ?La Clairière?. Il n?y a pas de fatalité. Personne n?est condamné au départ parce qu?il n?a pas eu l?éducation et il n?est pas né au bon endroit, personne n?est condamné à végéter en marge de la société.

C?est grâce à des associations, soutenues par le Département de Paris, comme ?La Clairière?, que l?on donne leur chance à des personnes tout à fait valables et qui parfois ont beaucoup plus de volonté de travailler, de rendre service à la communauté que des gosses de milieux beaucoup plus favorisés.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Oui, d?ailleurs, Mme BAUD a peut-être vu un certain nombre de reportages télévisés où on voyait des nounous, selon l?appellation familière, qui travaillaient au noir auprès d?un certain nombre de familles. Tout ce qui peut être fait pour leur fournir une formation de qualité va dans le bon sens, dans le sens de la reconnaissance d?un vrai métier, précieux pour la société tout entière.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DDEE 83 G.

Qui est favorable ?

Contre ?

Abstentions ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DDEE 83 G).