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Decembre 2006
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2006, DASES 481G - Attribution d’une subvention de fonctionnement de 5.000 euros à l’association “Prévention Santé” dont le siège social est situé 31-33, rue de la Folie Régnault (11e).

Débat/ Conseil général/ Décembre 2006


 

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Nous examinons le projet de délibération DASES 481 G portant attribution d?une subvention à l?association ?Prévention Santé?, sur lequel Mme Véronique DUBARRY est inscrite.

Vous avez la parole, Madame.

Mme Véronique DUBARRY. - Merci, Madame la Présidente.

Mon intervention sera très brève. Il s?agit d?une toute petite subvention de 5.000 euros à l?association ?Prévention Santé?, vous venez de le dire. Mais je voulais dire quelques petits mots sur ?Prévention Santé? et sur l?action qui est présentée dans ce projet de délibération.

D?abord, je veux dire que cette association connaît des difficultés financières assez importantes qui l?obligent du même coup à fusionner avec une plus grosse association, ?Coeur des Haltes?, que nous connaissons puisque cette association intervient dans différents quartiers de Paris, entre autres Les Halles.

Il s?agit de mettre en place un dispositif pour les jeunes mineurs en errance aux abords et dans la gare du Nord. Mais c?est là que les interrogations arrivent.

Je voudrais savoir comment a vu le jour ce projet puisque j?ai eu entre les mains différents projets de ?Prévention Santé? qui n?étaient pas forcément intéressants ou qui ne répondaient peut-être pas complètement aux besoins que nous avions sur l?arrondissement. Et là, à nouveau, c?est un petit peu le même problème, à savoir qu?il y a de très, très nombreux dispositifs et de très, très nombreuses structures qui interviennent aux abords et dans les gares.

Il y a déjà une équipe de prévention spécialisée qui y travaille, ?Arc 75?, et qui travaille justement spécifiquement auprès des jeunes en errance. Or, je ne vois pas bien la différence entre le projet de ?Prévention Santé? et le travail qui est réalisé, que ce soit par les autres associations intervenant sur les gares ou par le club de prévention.

J?avoue que si j?ai eu entre les mains à plusieurs reprises ou à différentes étapes des projets non totalement aboutis de ?Prévention Santé?, sur ce projet-là, la mairie ou la municipalité du 10e, en tout cas en ce qui concerne les élus en charge de la toxicomanie dans le 10e arrondissement n?ont pas été consultés.

Je ne vois pas la complémentarité avec les projets existants. Je le regrette d?autant plus que cette association a été à un moment donné - puisque depuis un an les points écoute santé jeunes dans les deux gares de l?Est et du Nord sont fermés - cette association fait pourtant partie du réseau que nous animons dans le 10e arrondissement. On ne l?avait pas vu effectivement depuis un certain temps.

Je regrette également - mais cela c?est plus en prospective et il y a une réflexion à mener - que de plus en plus de petites associations qui travaillent autour des projets, autour des questions des toxicomanies connaissent des difficultés financières importantes, que seuls la Ville ou le Département ne peuvent résorber et que, de fait, on se retrouve avec une disparition que je trouve inquiétante d?associations au profit de beaucoup plus grosses structures. Ce qui en termes de mises en réseau, de partenariat, de travail peut-être très, très local, très macro, peut poser un certain nombre de problèmes. Voilà, cela c?est peut-être pour plus tard mais je pense que c?est une réflexion que nous devons avoir à un moment donné ou à un autre.

Je vous remercie de votre attention.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - La parole est à M. LHOSTIS pour vous répondre.

M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - Oui. Bien sûr nous connaissons les difficultés rencontrées par l?association et qui, pendant quelques mois, n?a pas eu d?activité.

Ceci étant, l?intervention associative dans les gares pour les populations en errance, pour les populations usagères de drogues est indispensable et doit être effectivement coordonnée.

Le problème dans cette affaire, c?est que la modernisation des gares de l?Est et du Nord amène la S.N.C.F., tout en se déclarant entreprise citoyenne, à mettre les personnes plutôt hors l?enceinte de la gare.

Certes, c?est une pression forte exercée sans violence, mais qui contribue à mettre les gens en lisière de la gare ou dans des endroits de la gare très inaccessibles aux associations qui travaillent dans leur direction.

J?avais été alerté sur ces problèmes et j?ai écrit à la présidente de la S.N.C.F. pour savoir quelle était sa politique sur ce plan.

Entre-temps la présidence a changé. La présidente directrice générale m?a répondu en me proposant de rencontrer le directeur de la Région Paris Nord et le directeur de la Région de Paris Est pour aborder ces problèmes avec eux.

J?ai donc sollicité le maire du 10e et j?ai rencontré il y a une quinzaine de jours, ces deux directeurs de Région pour les entretenir de notre préoccupation globale et qui ne touche pas seulement le 10e arrondissement, mais les arrondissements limitrophes des 18e et 19e.

J?évoquais le terme d?entreprise citoyenne : les deux directeurs l?ont repris. Il a été convenu qu?ils ne pouvaient pas se dégager en renvoyant purement et simplement à la porte de la gare les difficultés et les problèmes, mais qu?il fallait travailler ensemble. Sur cette approche en présence des deux directeurs de Région, c?était la première fois qu?il y avait ce type de rencontre. Il a été convenu que le maire du 10e et l?élu qui est en charge de ces questions auprès de lui, qui l?avait accompagné même si ce dernier avait déjà des contacts - que le suivi se ferait avec la personne qui est chef de projet sur ces missions.

Je me félicite d?avoir pris cette initiative qui permet de renouer, à un certain niveau, avec cette entreprise citoyenne que j?aime beaucoup, la S.N.C.F., et qui a donc décidé de travailler avec nous sur ces problématiques. Je pense que, compte tenu des missions qui sont les vôtres, le maire du 10e vous associera étroitement à cette action. Je vous conseille de vous retourner vers lui pour que l?on puisse avancer dans ce sens.

Nonobstant ces remarques, il faut souligner que les petites associations sont plus fragiles que les autres parce qu?elles sont souvent basées sur la bonne volonté des personnes. Si une des personnes, pour une raison quelconque, abandonne ou est en défaut, l?association est tout de suite en difficulté.

Il est donc aussi intéressant que, sans absorption, il y ait plutôt un adossement sur le professionnalisme d?associations plus constituées et qui peuvent assurer la pérennité. Il y a beaucoup de subventions d?associations de prévention des toxicomanies dans cette séance. Cela prouve que nous allons justement vers des aides à des actions précises et très attachées au terrain, évidemment, avec un suivi de la chef de mission, Mme Marguerite ARENE, avec laquelle vous avez souvent l?occasion de vous entretenir de prévention des toxicomanies de la Ville. Je suis prêt à rediscuter de ces questions et notamment du gros problème des gares du Nord et de l?Est. Les responsables de la gare de l?Est qui est en pleine rénovation et qui va accueillir le T.G.V. Est au mois de juin risquait, si on n?était pas intervenu, de se comporter un peu comme ceux de la gare du Nord.

Il faut que l?on s?adresse ensemble à ces populations qui sont en grande difficulté et en grande détresse. C?est en tout cas l?engagement qui a été pris par les deux dirigeants, à la demande de leur Présidente.

Je propose que l?on continue à travailler ensemble. Je vous dis qu?en dépit des interrogations que vous pouvez avoir sur la pérennité de l?association, le plus grand mal que l?on pourrait lui faire, c?est de ne pas voter la subvention.

Je vous propose donc de la voter et de discuter avec l?association de ses missions.

Mme Gisèle STIEVENARD, présidente. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 481 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2006, DASES 481 G).