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Avril 2005
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Conseil Municipal
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Déliberation

Voeu concernant la situation des locataires du 148-150, boulevard Vincent-Auriol (13e).

Déliberation/ Conseil municipal/ Avril 2005 [2005 V. 174]


 

Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville
et transmise au représentant de l?Etat le 6 mai 2005.
Reçue par le représentant de l?Etat le 6 mai 2005.

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal

Depuis qu?un marchand de biens a acheté l?immeuble au 148-150, boulevard Vincent Auriol dans le 13e arrondissement, auparavant ?Maison des Etudiants de Côte d?Ivoire? (MECI) et propriété de l?État ivoirien, les conditions d?habitation des habitants, ivoiriens pour la plupart ou ayant la double nationalité, se sont fortement dégradées. 77 foyers vivent dans des petits logements d?une ou deux pièces et l?immeuble est insalubre et très dangereux tant du point de vue de la sécurité incendie que du point de vue de la sécurité en général. La situation n?a cessé d?empirer ces dernières années.

La Mairie du 13e arrondissement et la Mairie de Paris ont alerté à plusieurs reprises le Préfet de police sur cette situation inquiétante. Force est de constater que le propriétaire, malgré la situation préoccupante de l?immeuble, ne prend aucune mesure tendant à l?améliorer, jouant sans doute une stratégie de pourrissement en vue de réaliser une importante plus-value. En dépit de cela, la Préfecture n?a pas mené à bien les procédures visant à remédier à cet état de fait ni entamé des mesures tendant à un relogement de ces familles souvent en détresse sociale. La seule procédure judiciaire en cours est une assignation en référé aux 77 locataires effectuée par le propriétaire MATTIMOB. Le référé a été renvoyé au 19 avril prochain et les habitants risquent l?expulsion.

Les relations franco-ivoiriennes à l?image de la Côte d?Ivoire traversent depuis quelques années une période difficile. Que les pouvoirs publics travaillent à une solution favorable pour les habitants du 148-150, boulevard Vincent Auriol serait non seulement utile du point de vue social mais aussi du point de vue d?une amélioration des relations franco-ivoiriennes, car cette affaire est suivie de près par nombre d?Ivoiriens vivant en Ile-de-France et ailleurs.

C?est pourquoi sur la proposition de Mmes Nicole BORVO, Catherine GEGOUT et des élu-e-s du groupe communiste,

Emet le voeu :

-Que M. le Maire de Paris demande au Préfet de policequ?en aucun cas le concours de la force publique ne soit accordé si un jugement d?expulsion était prononcé ;

-Que M. le Maire de Paris demande au Préfet de Policeque des mesures de relogement soient engagées sans tarder et interviennent en tout état de cause avant l?évacuation de l?immeuble ;

-Que M. le Maire de Paris demande au Préfet de policequ?une concertation s?engage entre la Préfecture et tous les acteurs concernés sur les solutions à trouver pour le devenir de cet immeuble et de ses habitants.