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Octobre 1996
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Conseil Municipal
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38 - 1996, D. 1375 - Autorisation à M. le Maire de Paris, d'une part, de souscrire un avant n° 3 à la convention de concession signée avec la société "Climespace" pour la distribution d'énergie frigorifique permettant la création de réservoir d'eau glacée ou de réserves de glace et de signer avec ladite société un contrat d'occupation du domaine public pour lui permettre de réaliser et d'exploiter un tel réservoir implanté sous le parc de La Tour-Maubourg et, d'autre part, de souscrire un avenant à la convention de concession signée avec la Société du parking de La Tour-Maubourg pour la construction et l'exploitation de ce parc de stationnement (7e).

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



1996, D. 1380 - Autorisation à M. le Maire de Paris de signer un marché sur appel d'offres ou un marché négocié, en cas d'appel d'offres infructueux, pour la réalisation d'un serveur grossiste d'information dans le cadre du projet "CITIES".
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à l'examen des projets de délibération D. 1375 et D. 1380.
Je donne la parole à Mme SCHNEITER.
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, je voudrais quand même vous dire que lorsque cela vous arrange, vous ne faites pas respecter le silence dans cette Assemblée. Je n'ai pas pu répondre tout à l'heure, alors que j'étais gravement mise en cause par M. CABANA ; ça ne m'étonne pas. Quand les associations gagnent, cela vous dérange.
Pour la Z.A.C. "Champerret", les associations étaient dans leur bon droit en allant en justice. On a supprimé les lois qui protégeaient la Ceinture verte de Paris...
Quand la Z.A.C. "Maillot" a été annulée, on a abrogé le S.D.A.U. de Paris.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - ... On ne va pas revenir sur le débat précédent.
Mme Laure SCHNEITER. - Si, car je n'ai pas pu répondre à M. CABANA qui sait parfaitement que les associations sont dans leur bon droit. Tout citoyen a le droit d'attaquer quand il a des raisons de le faire. Votre réaction constitue une belle claque aux habitants du 15e qui ont passé un temps considérable à discuter un projet qui n'était pas conforme au P.O.S.
Quand on dit des choses inexactes et qu'on ne peut pas rectifier, je trouve cela scandaleux.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous parlons du dossier D. 1375, vous avez la parole.
Mme Laure SCHNEITER. - Je vais traiter les projets D. 1375 et D. 1380.
Vous nous soumettez un avenant à la convention signée par la Ville avec la société "Climespace", distributrice d'énergie frigorifique.
Depuis leur arrivée au Conseil de Paris, en 1989, les élus écologistes indépendants se sont opposés à l'installation d'un réseau de climatisation. Je vous résumerai les raisons de leur hostilité à ce projet.
Paris bénéficie d'un climat tempéré qui ne justifie pas le développement généralisé de la climatisation, sauf pour des pics de chaleur qui sont toutefois assez rares, vous en conviendrez.
La climatisation a des effets néfastes prouvés sur la santé. Son circuit fermé permet un bon développement et une bonne propagation des bactéries et autres microbes dans tous les immeubles, dans les appartements et dans les bureaux.
En outre, le fait de passer constamment et brutalement en permanence du froid au chaud provoque grippes et angines qui pourraient être évitées.
La climatisation est une grande utilisatrice de gaz, dont les conséquences dommageables sur l'environnement ne sont pas une vue de l'esprit, mais une réalité. La lutte contre les C.F.C. et leurs dérivés et les conclusions du sommet de Rio n'ont malheureusement pas retenu votre attention.
La climatisation fait plaisir à E.D.F. qui a bien du mal à justifier son forcing du "tout nucléaire" et qui vient de se faire épingler par la Cour des comptes. Nos mignonnes centrales nucléaires doivent fonctionner pour amortir leur coût. Que faire de leur production en été mais du froid, bien sûr !
En conclusion, miracle de la technologie, la climatisation contribue au gaspillage des finances publiques, au déficit de la Sécurité sociale par son côté vecteur de maladies et à l'aggravation de notre environnement.
Je voterai contre ces deux projets.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je donne la parole à M. PLASAIT pour répondre à Mme SCHNEITER.
M. Bernard PLASAIT, adjoint, au nom de la 3e Commission. - Mme SCHNEITER nous fait un exposé contre le principe même du réseau de froid à Paris, c'est évidemment son droit, mais je dois lui dire très gentiment que c'est complètement hors sujet car ce n'est pas du tout la question posée.
La question est simplement celle de l'opportunité qu'il y avait à coordonner deux chantiers importants pour diminuer le coût global des opérations et pour diminuer la gêne occasionnée aux riverains. Je ne vois pas comment on pourrait raisonnablement aller contre un tel souci d'épargner le contribuable et d'épargner les riverains.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie M. PLASAIT.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1375.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme SCHNEITER ayant voté contre. (1996, D. 1375).
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1380.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme SCHNEITER ayant voté contre et M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, D. 1380).