Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

54 - II - Questions du groupe du Mouvement des citoyens.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



QOC 96-400 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris concernant la vente d'un terrain dans la Z.A.C. "Paris-Rive gauche" (13e).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons aux questions orales du groupe du Mouvement des citoyens.
La première d'entre elles est ainsi libellée :
"La Z.A.C. "Paris-Rive gauche" (13e) a fait l'objet, en juillet 1996, d'une délibération du Conseil de Paris qui a approuvé un nouveau Plan d'aménagement de zone.
L'une des évolutions majeures de ce grand projet d'urbanisme est la baisse de la charge foncière, passée de 22.000 à 14.600 F le mètre carré. Or, au mois de septembre, un accord a été annoncé par la S.E.M.A.P.A. prévoyant l'achat par le cinéaste Marin KARMITZ de 6.000 mètres carrés de terrain, à un prix que la presse a rapporté être inférieur à 6.000 F le mètre carré.
Si ces conditions se révélaient exactes, et quel que soit l'intérêt réel du projet, comme le progrès que représente la conclusion d'une transaction sur ce site, le déséquilibre financier de la Z.A.C. "Paris-Rive gauche" sera encore accentué.
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris de bien vouloir leur indiquer les conditions exactes auxquelles cette promesse de vente a été signée."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Anne-Marie COUDERC, adjoint.
Il convient tout d'abord de souligner le grand intérêt que présente pour la Ville de Paris, et pour les quartiers actuels et futurs, environnant la Bibliothèque nationale de France, du projet d'implantation d'un complexe de salles de cinéma à proximité immédiate de ce grand équipement.
Je rappelle que la Bibliothèque nationale de France a fait savoir il y a quelques mois qu'elle n'achèterait pas à la S.N.C.F. le terrain de forme triangulaire situé entre le socle actuel de la B.N.F. et l'avenue de France. La S.N.C.F. ayant décidé de libérer ces emprises, il convenait de trouver les modalités d'affectation et d'aménagement de cette emprise.
Des contacts établis entre la S.E.M.A.P.A. et la société de production et de distribution de films KM2 ont conduit à un accord sur la réalisation d'un complexe de salles de cinéma dans le volume ainsi disponible sous la cote de l'esplanade de la B.N.F. et de l'avenue de France.
Cette implantation présente de multiples avantages :
- la création, à proximité immédiate de la B.N.F., de ce complexe cinématographique viendra compléter la dimension culturelle du nouveau quartier "Tolbiac" ;
- la réalisation de cet équipement privé d'intérêt public, au-delà de l'occupation du sous-sol, assurera dans des conditions très satisfaisantes la liaison entre l'esplanade de la B.N.F. et l'avenue de France. Les ouvrages correspondants seront réalisés par la société MK2 et ils dégageront de larges espaces publics assurant la continuité de cheminement entre le parvis et l'avenue voisine.
S'agissant de l'aspect financier, la charge foncière de 14.600 F le mètre carré évoquée par les auteurs de la question correspond, dans l'état prévisionnel des recettes et des dépenses présenté au Conseil de Paris en juillet 1996, aux bureaux. Mais le même bilan prévoit, pour les commerces, activités et services, une charge foncière moyenne de 2.600 F par mètre carré.
Cette différence montre bien que l'on ne peut pas assimiler, sur ce plan, des cinémas à des bureaux.
J'ajoute que les dispositions financières concernant l'implantation des cinémas sont tout à fait cohérentes avec le bilan financier prévisionnel de la Z.A.C. sur lequel le Conseil de Paris s'est prononcé récemment.