Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
> Type de document (Débat / Délibération)  

87 - QOC 96-397 Question de MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et de Mme Benoîte TAFFIN, élus indépendants, à M. le Maire de Paris à propos des camions-cantines.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question des élus indépendants au sujet des camions-cantines.
En voici le texte :
"Les maires d'arrondissement sont saisis par le Cabinet de M. le Maire de Paris des demandes d'autorisation de tournage dans leur arrondissement.
Si ces films participent au rayonnement de Paris - quoique l'aide substantielle de la Ville de Paris n'apparaisse que rarement dans le générique - ils n'apportent rien aux commerces de proximité, si ce n'est une certaine gêne.
En effet, des camions-cantines fleurissent à côté de ces lieux de tournage, alors qu'à proximité existent des cafés ou restaurants de quartier qui souffrent d'une conjoncture économique difficile.
MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN demandent à M. le Maire de Paris si, dans ces conditions, il ne serait pas possible d'interdire purement et simplement ces camions-cantines, afin de redonner une certaine vitalité aux cafés et restaurants qui participent à la vie des arrondissements."
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint.
Lorsque le Cabinet du Maire de Paris autorise des sociétés de production à réaliser des tournages de films dans la Capitale, il ne manque pas, à chaque fois que cela est possible, d'inciter les bénéficiaires à se rapprocher des établissements de restauration et des différents commerces situés à proximité des lieux de tournage.
Cependant, la Ville n'intervient pas dans l'organisation des tournages. Or, il semblerait que les contraintes propres à cette activité fassent qu'aucun horaire fixe ne puisse être prévu à l'avance pour la prise des repas, lesquels s'effectuent en une heure, le tout en fonction des seules exigences de la mise en scène.
Aussi, très souvent, les restaurateurs ne sont pas en mesure de mettre leur salle à la disposition d'équipes, d'une cinquantaine de personnes en moyenne, car naturellement soucieux de préserver leur clientèle habituelle.
C'est pourquoi, conscients de cette situation, le Préfet de police et le Maire de Paris, avec l'avis des maires d'arrondissement saisis pour cela, autorisent les stationnements de véhicules cantine qui sont, par ailleurs, étudiés au cas par cas par les services de la Voirie et les services de la police, sur l'ensemble des arrondissements parisiens.