Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

7 - 1996, D. 1079 - Subvention exceptionnelle à l'association " Paris université club - Section volley-ball " (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur BLISKO, vous avez la parole sur le projet de délibération D. 1079 accordant une subvention exceptionnelle à l'association " Paris université club - Section volley-ball ".
M. Serge BLISKO. - Chers collègues, cette subvention exceptionnelle nous pose un problème. Le projet de délibération n'est pas très clair. En effet, il ne s'agit pas d'une subvention au P.U.C., mais d'une association indépendante créée en 1992 qui a d'ailleurs acquis, aux termes d'un long parcours, le titre de Champion de France de Volley, Hommes, en 1996.
Nous voterons cette subvention, quoi qu'il soit très difficile d'y voir clair dans cette organisation et dans ses finances. De même que dans la gestion du stade Sébastien-Charléty et de ses annexes.
Je rappelle que votre majorité a confié la gestion de cet équipement Charléty en 1994 à une entreprise spécialisée dans la gestion et l'animation des équipements sportifs. Cette entreprise se nomme " France patinoire S.A. ".
Au printemps de cette année 1996, une nouvelle délibération étendait ce mandat de gestion à l'ensemble des installations du stade Sébastien-Charléty, mais en 1996 ni vous, Monsieur le Maire, ni a fortiori M. le Ministre de la Justice, Maire du 13e, vous ne pouviez ignorer ce que nous avons découvert depuis, à savoir que le gérant de France Patinoire S.A. était mis en examen à Bordeaux, depuis juillet 1995, pour abus de biens sociaux et abus de confiance, pour de graves irrégularités comme directeur de Bordeaux Gestion Equipement, B.G.E., société qui gérait plusieurs grands équipements sportifs de cette ville et que le premier Ministre, alors tout récemment élu Maire de Bordeaux, n'avait eu de cesse de mettre un terme au contrat qui liait la Ville à cette entreprise.
N'est-il pas imprudent d'avoir voulu ignorer ces faits, Monsieur le Maire ?
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste et du Mouvement des citoyens).
M. LE MAIRE DE PARIS. - Monsieur CANE, vous avez la parole.
M. Dominique CANE, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Avant de vous apporter une réponse sur le fond, je voudrais quand même dire à M. BLISKO qu'il fait un peu un amalgame de tout et que soutenir le P.U.C. n'a rien à voir avec les problèmes qu'il évoque ici.
Cette aide financière proposée en faveur du P.U.C. pour sa section volley-ball, qui est bien une association dépendant du P.U.C., a été destinée à organiser un événement sportif fédéral sous l'égide de la Fédération internationale de volley.
Confiée par la Fédération au P.U.C., l'organisation de la finale de la Coupe d'Europe confédérale masculine, manifestation de haut niveau, a été organisée pour la première fois en France.
Cette coupe, qui s'est déroulée au stade Sébastien-Charléty, salle Pierre-Charpy les 2 et 3 mars 1996, a permis une fois de plus de confirmer le rôle important que joue la Capitale comme organisatrice d'événements sportifs internationaux.
Parmi les 40 équipes qui ont participé à cette Coupe, il faut signaler que deux équipes françaises, le P.U.C. et SETE sont allées jusqu'aux quarts de finale. Les demi-finales de mars ont opposé les quatre meilleures équipes européennes du moment, deux italiennes, une grecque et une tchèque.
La finale a été remportée le 3 mars par Cueno contre Ravennes. Afin que cette coupe d'Europe se déroule dans les meilleures conditions, le P.U.C. a dû, en tant qu'organisateur, répondre aux impératifs financiers imposés par la Fédération internationale et engager seul des frais importants pour l'accueil des participants.
Il paraît toutefois assez opportun que la Ville de Paris s'associe au " Paris université club " en y apportant son soutien financier.
Je vous propose, Monsieur le Maire, de recueillir l'avis favorable de l'Assemblée sur cette délibération.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération D. 1079.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, le groupe socialiste et apparentés ayant voté contre et M. REVEAU s'étant abstenu. (1996, D. 1079).