Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

16 - 1996, P. 844 - Subvention à l'Association des écrivains de langue française, 14, rue Broussais (14e).

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons au projet de délibération P. 844 relatif à l'Association des écrivains de langue française.
Monsieur BLET, vous avez la parole.
M. Jean-François BLET. - Monsieur le Maire, l'Association des écrivains de langue française fête son 70e anniversaire. C'est la première association francophone ; elle a été créée en 1926, regroupe 2.000 membres qui représentent plus de 70 pays. Ses activités sont nombreuses, diversifiées, elle distribue une dizaine de prix littéraires par an à des écrivains francophones ; elle édite des publications, une revue, organise des colloques ; elle vient de tenir un colloque sur la francophonie au Liban qui a rassemblé 500 personnes ; elle prépare un autre colloque sur les chefs d'Etats francophones écrivains, en liaison avec l'Institut " Charles de Gaulle " ; elle organise de nombreux débats sous forme de déjeuners.
L'A.D.E.L.F. attire ainsi de nombreuses personnalités francophones dans notre Capitale pour participer à ces travaux. Elle contribue au rayonnement international et culturel de Paris. Le Président Léopold SENGHOR lui a rendu un vibrant hommage : "Nous sommes aujourd'hui en train de construire la francophonie, elle comprend 40 états... Le professeur Edmond CROUPIER, président de l'A.D.E.L.F., est un des principaux ouvriers de la première heure ...".
L'A.D.E.L.F., pour en revenir à des considérations plus prosaïques, a su surmonter une crise financière grave. Dorénavant, son solde est positif d'environ 100.000 F. Mais ce n'est pas une raison pour ramener drastiquement une subvention qui, initialement était fixée à 100.000 F, à la somme de 40.000 F.
En fait, Monsieur le Maire, le problème qui vous est posé est un problème de compétence dans la répartition des attributions municipales. Cette association relève en fait bien davantage, de par son objet, de la délégation de M. PICOURT, chargé des Relations internationales ou, bien évidemment, de celles de M. ROUSSIN, chargé de la Francophonie.
Il serait temps que notre bernard l'ermite trouve sa coquille, c'est-à-dire une ligne budgétaire et de telles demandes pourraient être mieux honorées.
Si l'on croit à la francophonie ouverte sur le monde, il faut la faire vivre.
M. LE MAIRE DE PARIS. - La parole est à Mme MACÉ de LÉPINAY.
Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Je vous remercie d'avoir décrit longuement les activités de l'A.D.E.L.F. qui est une association soutenue par la Ville de Paris depuis longtemps.
Vous déplorez que cette association figure sur le budget que j'ai l'honneur de gérer. Je vous ferai remarquer que M. ROUSSIN, adjoint à la Francophonie, n'a pour l'instant pas de ligne budgétaire, et comme c'est une association à caractère éminemment culturel, je ne vois pas de problème pour l'avoir sur mon budget.
L'A.D.E.L.F. présentait la particularité d'avoir un solde positif de 125.933 F à la fin de 1995. La subvention totale de 1995 n'ayant pas été dépensée en totalité, je trouvais normal que la subvention pour 1996 soit en retrait.
Pour ce qui est de Léopold SENGHOR, qui vient d'avoir 90 ans, je voulais vous dire que la Ville de Paris souhaite bien évidemment faire quelque chose pour marquer cet anniversaire.
M. LE MAIRE DE PARIS. - Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération P. 844.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à l'unanimité. (1996, P. 844).