Précisez votre recherche (les choix sont cumulatifs) :
> PAR ANNÉE  
Octobre 1996
> PAR TYPE DE CONSEIL (MUNICIPAL / GÉNÉRAL)  
Conseil Municipal
> Type de document (Débat / Délibération)  

74 - QOC 96-378 Question de M. François DAGNAUD et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Préfet de police relative au refus de la Préfecture de police d'autoriser l'organisation de "repas de quartier" à Paris.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. DAGNAUD à M. le Préfet de police est relative au refus de la Préfecture de police d'autoriser l'organisation de "repas de quartier" à Paris.
En voici le texte :
"M. François DAGNAUD et les membres du groupe socialiste et apparentés interrogent M. le Préfet de police sur les raisons qui conduisent la Préfecture de police à refuser, par principe semble-t-il, l'organisation de "repas de quartier" à Paris.
Récemment, l'organisation d'un repas de quartier dans le secteur des "Buttes-Chaumont" (19e), sur un site particulièrement adapté (l'esplanade qui longe la rue Botzaris), s'est par exemple heurtée au refus de la Préfecture de police d'accorder l'autorisation nécessaire, sur la seule motivation de ne pas créer de précédent.
Le principe est de permettre aux habitants d'un même quartier de se retrouver à l'occasion d'un repas pris en commun, chaque participant apportant ce qu'il consomme. Ce type d'initiative rencontre un grand succès dans plusieurs grandes villes de province et répond aux aspirations de plus en plus de Parisiens de favoriser des rapports de convivialité et de développer des liens sociaux dans les quartiers.
M. François DAGNAUD et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent à M. le Préfet de police de reconsidérer sa position et d'examiner favorablement à l'avenir les demandes en ce sens."
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - La Préfecture de police ne saurait refuser, par principe, l'organisation d'un repas de quartier.
Dès lors qu'une telle manifestation se déroule en tout ou en partie sur le domaine public, il lui revient cependant de s'assurer qu'elle n'apporte aucune gêne à la circulation générale et ne mette pas en cause la sécurité des personnes.
Il est, en effet, souhaitable que de tels événements, auxquels peuvent participer notamment des personnes âgées et des enfants de tous âges, aient lieu dans des espaces clos ou faciles à isoler de la circulation (salles, placettes, squares, etc.).
En l'occurrence, le repas qui avait été projeté le 8 septembre dernier sur le trottoir de la rue Botzaris n'a pu recueillir un avis favorable dans la mesure où la proximité d'une voie ouverte à la circulation ne permettait pas d'assurer la sécurité des participants dans de bonnes conditions.