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Octobre 1996
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56 - QOC 96-402 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris à propos du manque de place dans les auberges de jeunesse et les centres pour jeunes.

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 1996



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de M. SARRE à M. le Maire de Paris est relative au manque de place dans les auberges de jeunesse et les centres pour jeunes.
Elle est ainsi rédigée :
"Les structures d'hébergement destinées à accueillir de jeunes touristes français ou étrangers jouent un rôle important. Elles permettent à ces derniers de découvrir Paris en leur assurant un hébergement à prix modéré (de l'ordre de 110 F la nuit en auberge de jeunesse). Ce sont aussi des lieux de convivialité qui contribuent à l'animation des quartiers, surtout lorsque ceux-ci ont perdu des habitants sous l'effet de la spéculation immobilière.
Mais l'équipement de la Capitale dans ce domaine permet tout juste de répondre à la demande. Il existe seulement un peu plus d'un millier de lits dans les auberges de jeunesse et les centres d'hébergement pour jeunes (hors cités universitaires et centres spécialisés). Lors des périodes d'affluence, ces centres d'accueil sont souvent complets.
Aussi, M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent-ils que la Ville de Paris prenne l'initiative de la création d'une nouvelle auberge de jeunesse de 80 à 100 lits dans la Capitale.
Les prix élevés des surfaces dans Paris ne permettent pas en effet aux associations gestionnaires d'auberges de jeunesse de développer leur activité dans la Capitale par un mécanisme d'autofinancement.
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens suggèrent, pour créer cette nouvelle auberge de jeunesse, que la Ville de Paris loue à une association compétente un bâtiment lui appartenant ou un immeuble de bureaux vide préempté et reconverti. Ils précisent qu'un nouveau centre d'accueil de ce type pourrait être par ailleurs utile, hors saison touristique, à des jeunes recherchant par exemple un logement à Paris pour y étudier, pour se présenter à des entretiens d'embauche ou à des concours."
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Pierre GABORIAU, adjoint.
Il convient tout d'abord de rappeler que l'hébergement des jeunes à Paris ne constitue pas en soi une mission de service public relevant de la Mairie de Paris. D'autres acteurs privés interviennent dans ce domaine et offrent d'importantes capacités d'hébergement.
Les structures d'hébergement destinées à accueillir de jeunes touristes français ou étrangers jouent effectivement un rôle important dans le rayonnement national et international de Paris, ainsi que dans l'animation des quartiers.
Garantir des capacités d'hébergement suffisantes et de qualité est un souci constant pour la Ville de Paris. C'est ainsi que deux associations soutenues par la Mairie (le "Centre international de séjour de Paris" et "Paris pour les jeunes") gèrent trois centres d'hébergement, dont les locaux appartiennent à la Ville.
Depuis 1993, un important programme de rénovation et d'extension de ces centres a été mis en oeuvre.
Ainsi, en 1993, le C.I.S.P. Kellermann (13e) a été entièrement rénové et a vu sa superficie doubler : sa capacité est passée à 392 lits, pour un coût de 39 millions de francs. De même, de la mi-1994 à la mi-1996, le C.I.S.P. Maurice-Ravel (12e) a bénéficié d'une modernisation et d'une mise aux normes de sécurité de la tour d'hébergement pour un coût global de 35,3 millions de francs ; l'établissement compte 187 lits.
Enfin, le centre Louis-Lumière (20e) est en cours de restructuration, dans le but d'améliorer la convivialité de cette unité d'hébergement dotée de 68 lits ; 2,5 millions de francs ont été spécifiquement débloqués.
La contribution de la Ville de Paris à l'hébergement des jeunes est donc déjà significative et complète les prestations offertes par les auberges de jeunesse associatives, les cités universitaires et les centres spécialisés.
Par ailleurs, la création et l'aménagement d'un nouveau centre d'hébergement entraîneraient un coût financier important. Les impératifs budgétaires qui pèsent sur l'action municipale rendent très délicate la programmation d'une telle opération à court terme.
Beaucoup a été entrepris au cours des dernières années et il convient d'abord d'achever les programmes en cours.
Enfin, la fréquentation globale de ce type de structures a eu tendance à plafonner dans les années récentes, tant en France que dans les autres pays européens.