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Mars 1997
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Conseil Municipal
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100 - QOC 97-137 Question de MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN, élus indépendants, à M. le Maire de Paris au sujet des résultats obtenus, en 1996, en matière d'aide à l'emploi.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et de Mme Benoîte TAFFIN à M. le Maire de Paris est au sujet des résultats obtenus, en 1996, en matière d'aide à l'emploi.
Elle est ainsi rédigée :
" Dans les très succinctes orientations budgétaires pour 1997 récemment soumises au Conseil de Paris, M. le Maire de Paris fait état des sommes très importantes qui seront dépensées dans le cadre de l'aide sociale, dont l'aide à l'emploi.
MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN souhaitent connaître le bilan de l'année 1996 dans le domaine spécifique de l'aide à l'emploi. Quelles ont été les sommes dépensées par la Municipalité ?
En outre, combien de chômeurs ont réellement trouvé un emploi ?
Ces chiffres peuvent-ils être ventilés par catégorie de contrat d'embauche et par tranche d'âge ? "
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Nicole CATALA, adjoint.
Le taux de chômage parisien a été pendant de nombreuses années supérieur au taux national. En 1996 il s'est légèrement dégradé passant de 12,2 % à 12,7 % mais de façon moins importante que le taux national. L'écart du taux s'est ainsi réduit de près d'un demi-point selon un processus continu tout au long des douze mois.
Le chômage de longue durée s'est fortement réduit à Paris passant de 36,4 % du total de demandeurs d'emploi à 35,3 %, soit un différentiel de taux de 1,1 point par an.
Quant au chômage des jeunes, il connaît également une amélioration récente puisque la part des moins de 25 ans dans le total des demandeurs d'emploi est passé de 10,7 % à 10 %, leur nombre diminuant de 4 %.
Les cadres qui constituent une part importante de la population active parisienne, représentent 21,9 du total des demandeurs d'emploi, en 1996, soit une régression de 0,4 point par rapport à l'année 1995.
Ces chiffres confirment donc la pertinence des priorités municipales dans le domaine de l'emploi qui ont été annoncées dans le programme de mandature du Maire et qui figurent dans la Charte " Initiative-Emploi ", signée avec l'Etat et les Chambres consulaires en juillet dernier.
Quelques exemples permettent d'illustrer ces politiques.
Ainsi, pour les demandeurs d'emploi parisien un programme de stages de formation professionnelle est proposé chaque année par le Conseil général. Cette action se révèle très positive puisque le taux de placement des stagiaires, à l'issue des formations, s'est établie à 65,9 % pour 1994 et 63,57 % pour 1995.
Les stages sont proposés dans des filières d'activité sélectionnées pour répondre au mieux aux caractéristiques du marché du travail parisien. Ils ont pour but d'aider les demandeurs d'emploi, notamment les cadres, à se perfectionner ou à se reconvertir dans la vie professionnelle.
En 1996, le Programme départemental d'aide à l'emploi a permis l'organisation de 146 stages représentant 2.500 places soit une dépense totale de 53 millions de francs (dont 35 millions de francs au titre des subventions aux organismes de formation et 18 millions de francs sous forme de bourses aux stagiaires).
61 % des stagiaires ayant suivi une formation de plus de 200 heures ont pu retrouver un emploi.
En ce qui concerne l'accueil des jeunes Parisiens, il est assuré par les missions locales dont le réseau est maintenant complet avec la création d'une mission par les arrondissements du Centre de Paris. En 1996, 11.553 jeunes ont été suivis par ces structures, dont 5.656 " en premier accueil ".
Les missions locales développent des pôles ou ateliers permanents d'emploi dont les premiers résultats sont encourageants. Cet effort d'accompagnement dans l'emploi est conforté par la labellisation de ces structures en " espaces-jeunes " de 3e niveau. Ce rapprochement avec les agences de l'A.N.P.E. doit favoriser les conditions de recherche d'emploi.
Pour l'année 1996, l'aide du Département de Paris aux missions locales s'est élevé à 5,5 millions de francs.
Les spécificités du marché de l'emploi parisien rendent nécessaires la mise en place d'actions ciblées en direction de publics prioritaires. En partenariat avec l'A.N.P.E., le Département de Paris met en place des actions répondant à ces objectifs.
Au bénéfice des chômeurs de longue durée, des cadres demandeurs d'emploi, des jeunes diplômés ou des allocataires du R.M.I., le Département de Paris et l'A.N.P.E. ont conclu un accord de partenariat afin de créer ou de renforcer un certain nombre de " prestations " sous la responsabilité opérationnelle de l'A.N.P.E.
La convention conclue en 1996 à hauteur de 1,931 million de francs devrait être renouvelée prochainement pour l'année 1997, après accord du Conseil de Paris.
Une communication spécifique aux politiques de l'emploi et du développement économique sera prochainement présentée au Conseil de Paris permettant d'en faire un bilan complet et de présenter leurs résultats.