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Mars 1997
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Conseil Municipal
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14 - 1997, P 120 - Subvention à l'association " Les chants valaques ", 223, rue Vercingétorix (14e). - Montant : 21.000 F.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



M. LE MAIRE DE PARIS. - Nous passons au projet de délibération référencé P 120 concernant l'association " Les chants valaques ".
Monsieur BRAVO, vous avez la parole.
M. Jacques BRAVO. - Je n'aurai pas la voix pour porter très loin les chants valaques, mais j'ai bien compris, dans les séances précédentes, qu'il y avait une majorité de notre Conseil pour faire valoir une plus grande sélectivité en matière de subventions versées par la Ville de Paris aux associations.
Au cas particulier de la présente demande, nous observons que cette association a des comptes financiers qui présentent un déficit de 88.000 F au titre de l'exercice 1996 et un déficit prévisionnel de 125.000 F pour 1997. Cela signifie qu'en deux années cumulées, cette association connaît un déficit de 213.000 F, qui correspond à plus d'un an d'exploitation.
La question que nous nous posons et j'ai compris que le groupe socialiste n'est pas seul à se la poser, c'est tout simplement de savoir si cette association est viable avec le déficit que je viens de rappeler.
(M. Jean-François LEGARET, adjoint, remplace M. Jean TIBÉRI, Maire de Paris, au fauteuil de la présidence).
Dans ce contexte de déficit accumulé, à quoi correspond le versement d'une subvention de 21.000 F ?
Je me tourne vers M. l'Adjoint chargé des Finances pour dire : soit c'est trop, soit pas assez. Si l'on veut vraiment sortir l'association de ces difficultés, il faut verser plus. Nous n'avons pas le moindre élément d'information sur le sujet. Si l'association peut s'en sortir, c'est sur quelles bases, avec quelles autres ressources versées par l'Etat, la Région et d'autres recettes propres ? Sinon, pourquoi verser encore 21.000 F ?
En l'état du dossier, nous voterons contre.
(Applaudissements sur les bancs des groupes socialiste, communiste et du Mouvement des citoyens).
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci.
Je donne la parole à M. CABANA pour répondre.
M. Camille CABANA, adjoint, au nom de la 1ère Commission. - Je vais peut-être décevoir M. BRAVO, mais je suis pour ce qui me concerne totalement incapable de répondre à la question qu'il pose car je ne suis pas un gestionnaire de l'association.
Je rappelle que ce qui est demandé au Conseil de Paris c'est de se prononcer sur une proposition de subvention d'un montant de 20.000 F. Il s'agit là de reconduire une aide qui a été donnée à cette association en 1993, en 1994, en 1995 et en 1996. Je constate que l'association existe toujours, qu'elle témoigne d'une activité tout à fait réelle dans un certain nombre d'établissements, notamment d'établissements de notre Centre d'Action sociale.
Je présume que cette association envisage de se procurer par ailleurs d'autres ressources.
Il nous a semblé que nous pouvions maintenir notre aide à cette association à hauteur de ce que nous lui avons donné ces dernières années et c'est la proposition qui vous est faite d'attribuer non pas 20.000 mais 21.000 F à cette association. Je crois que c'est le sujet qui est en cause et pas d'autres considérations sur la gestion et les chances de survie de l'association.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Je remercie M. CABANA.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération P 120.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, les groupes socialiste et apparentés, communiste, Mmes SILHOUETTE, BILLARD, SCHERER et M. BLET ayant voté contre, le groupe du Mouvement des citoyens, MM. REVEAU, DUMAIT, MESMIN et Mme TAFFIN s'étant abstenus. (1997 P 120).