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Mars 1997
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Conseil Municipal
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75 - QOC 97-101 Question de Mme Maryse LE MOEL et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Maire de Paris à propos des conditions de relogement des victimes d'incendies.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question orale de Mme Maryse LE MOEL à M. le Maire de Paris à propos des conditions de relogement des victimes d'incendies.
En voici la teneur :
" Peut-être M. le Maire de Paris ne connaît-il pas les conditions dans lesquelles les familles parisiennes, victimes d'un incendie dans leur immeuble ou dans leur appartement, sont contraintes d'attendre lorsqu'elles sont évacuées.
Parce que Mme Maryse LE MOEL assure des permanences de sécurité et qu'elle-même a été victime d'un incendie, une nuit de janvier 1997, elle en appelle à sa responsabilité.
Les familles évacuées au coeur de la nuit, insuffisamment vêtues, les enfants enveloppés à la hâte, attendent dans la rue, même en plein hiver, que les pompiers, puis les services E.D.F.-G.D.F. et l'architecte de la Ville de Paris aient circonscrit le feu et pris les mesures de sécurité nécessaires.
Au mieux, elles sont abritées dans les cafés que la Police réquisitionne en urgence. Encore faut-il qu'elles aient pu prendre un peu d'argent avant d'évacuer pour pouvoir commander une boisson chaude !
Il est anormal que Paris, ville de plus de 2 millions d'habitants, n'ait aucun service mobile d'assistance, ni d'appartements-relais adaptés à ces circonstances.
La Ville de Paris est-elle prête à mettre au service de ses habitants victimes d'incendie des camions aménagés et chauffés pour attendre la fin de l'intervention des pompiers, puis pour les transporter humainement jusqu'à l'asile de nuit quant leur logement est rendu inhabitable, ainsi qu'à des appartements-relais équipés, pour une durée d'une semaine, le temps d'organiser une vie transitoire, reprendre le travail et l'école ? "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Michel BULTÉ, adjoint.
Le Centre d'Action sociale de la Ville de Paris intervient fréquemment lorsque des sinistres ont lieu dans la Capitale. Deux cas de figure peuvent se présenter :
1 - Le sinistre a lieu dans la journée : les personnes sinistrées sont alors orientées, si elles le souhaitent, vers la section locale d'arrondissement qui propose une solution d'hébergement provisoire en hôtel et une aide dans leurs démarches administratives (assurances, etc.) compte tenu de l'état de choc dans lequel elles peuvent parfois se trouver.
2 - Le sinistre se déclenche le soir ou le week-end : les forces de police ou les élus de permanence dans les mairies d'arrondissement proposent alors aux personnes sinistrées une orientation vers le Centre d'hébergement d'urgence " Baudricourt " 15, rue Baudricourt à Paris 13e. Ce centre n'a pas vocation à assurer des hébergements de longue durée. Aussi un contact est établi, dès le lendemain, avec ces personnes, par le personnel du C.A.S.V.P. afin de rechercher avec elles une solution d'hébergement provisoire et leur apporter toute l'aide nécessaire.
La Ville de Paris étudie actuellement la possibilité de mettre à la disposition des personnes victimes d'incendie de leur domicile, à titre temporaire, des locaux domaniaux leur permettant d'organiser une vie transitoire, dans l'attente de la remise en état de leur appartement ou de toute autre solution définitive d'hébergement.