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Mars 1997
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Conseil Municipal
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60 - QOC 97-124 Question de M. Alain LHOSTIS, Mme Martine DURLACH, M. Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police sur l'application du plan " Vigipirate " quais de Jemmapes et de Valmy (10e).

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



QOC 97-134 Question de MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN, élus indépendants, à M. le Préfet de police sur la suspension de l'opération " Paris piétons-vélos " sur les berges de la Seine.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Les questions suivantes concernent, pour la première, l'application du plan " Vigipirate " quais de Jemmapes et de Valmy (10e).
Je vous lis le texte :
" Les quais de Jemmapes et de Valmy, le long du canal Saint-Martin, entre les rues Louis-Blanc et de Lancry (10e), étaient piétonnes le dimanche après-midi de 14 heures à 18 heures depuis 2 ans.
Une extension s'était faite quais de la Seine et de la Loire, l'an dernier. La combinaison des très grands froids et du plan " Vigipirate " a entraîné la suspension de l'opération depuis 3 mois.
Avec le retour des beaux jours, les habitants des 10e et 19e arrondissements souhaitent pouvoir à nouveau se promener librement, le dimanche après-midi, sur ces voies.
M. Alain LHOSTIS, Mme Martine DURLACH, M. Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris et à M. le Préfet de police quelles dispositions ils comptent prendre pour que ces voies soient à nouveau, et sans délai, réservées aux piétons et aux cyclistes le dimanche après-midi. "
La seconde concerne la suspension de l'opération " Paris piétons-vélos " sur les berges de la Seine.
En voici le libellé :
" MM. Alain DUMAIT, Georges MESMIN et Mme Benoîte TAFFIN souhaitent connaître les raisons pour lesquelles M. le Préfet de police a décidé de suspendre l'opération " Paris-Piétons-Vélos " sur les berges de la Seine. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Bernard PLASAIT, adjoint.
Dans le cadre des opérations " Paris-Piétons-Vélos ", les quais de Jemmapes et de Valmy le long du canal Saint-Martin entre les rues Louis-Blanc et de Lancry étaient réservés au vélo le dimanche après midi de 14 à 18 heures. Il en était de même des quais de la Loire et de la Marne.
Ces opérations ont été suspendues en décembre, l'application du plan " Vigipirate " ne permettant plus à la Préfecture de police d'affecter le personnel nécessaire pour permettre la réservation en toute sécurité de ces voies aux promeneurs et leur accessibilité aux seuls véhicules des riverains, des services de secours et des transports en communs.
Effectivement avec le retour des beaux jours cette réservation aux piétons et aux vélos des voies bordant le canal serait particulièrement appréciée des Parisiens. C'est pourquoi les opérations " Paris-Piétons-Vélos " reprendront dès que possible à la condition que la Préfecture de police puisse assurer le gardiennage des points d'accès en utilisant le matériel de barrièrage et de signalisation mis en place sur le site par les services de voirie.
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - Depuis son lancement, l'opération " Paris-Piétons-Vélos " a connu un réel succès auprès des Parisiens.
Son organisation nécessite toutefois, pour garantir la sécurité des piétons et des cyclistes, la mise en place d'un dispositif de fermeture des voies desservant les secteurs réservés ainsi que des déviations visant à éviter les encombrements en périphérie.
Une mobilisation importante des effectifs de police est donc nécessaire pour procéder à l'installation des systèmes de barriérage, assurer le contrôle des points d'accès aux périmètres interdits aux automobilistes et gérer les nombreux reports de trafic générés par la fermeture des axes à la circulation.
A la suite du dramatique attentat du 3 décembre 1996 à la station R.E.R. de Port-Royal, la réactivation du plan " Vigipirate " a imposé un redéploiement des effectifs afin de renforcer la sécurisation anti-attentats dans la Capitale.
Compte tenu de cette forte contrainte opérationnelle, les services de police étudient actuellement avec la Mairie de Paris d'autres modalités d'organisation et de gestion des dispositifs mis en place dans le cadre de l'opération " Paris-Piétons-Vélos ", qui devront être plus économes en personnels de police, de manière à permettre à celle-ci de reprendre rapidement.