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Mars 1997
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Conseil Municipal
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62 - QOC 97-126 Question de Mme Martine DURLACH, MM. Michel VION, Michel TUROMAN et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris au sujet de la fermeture de l'école maternelle rue Montmartre (2e).

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - La question suivante de Mme Martine DURLACH, MM. Michel VION et Michel TUROMAN à M. le Maire de Paris concerne la fermeture de l'école maternelle rue Montmartre (2e).
En voici les termes :
" La Ville de Paris vient d'annoncer la fermeture de l'école maternelle de la rue Montmartre (2e) pour des raisons de sécurité connues depuis 10 ans, pour permettre ainsi l'agrandissement du collège. Cela entraînera le transfert de 3 classes maternelles vers l'école primaire " Etienne-Marcel " et de 2 autres classes vers l'école de la rue Vivienne.
Cette solution n'est pas satisfaisante. Elle casse un groupe scolaire qui fonctionne bien et ne tient pas compte de l'arrivée prochaine dans ce quartier de nouveaux habitants, avec la rénovation d'immeubles et la transformation de surfaces de bureaux en logements.
Des mesures transitoires pour pallier le manque de sécurité doivent être prises :
- en construisant 2 escaliers extérieurs au collège et à l'école maternelle ;
- en créant une annexe du collège de 2 classes à l'école primaire " Etienne-Marcel " ;
- en redéfinissant le périmètre scolaire pour occuper pleinement l'école de la rue Dussoubs.
Outre ces dispositions, la création d'un groupe scolaire répondant aux besoins de l'arrondissement doit être envisagée.
Les espaces existent : les trois immeubles de la rue Montmartre, propriété de la Ville, pourraient, entre autres, être réhabilités à cette fin.
Aussi, Mme Martine DURLACH, MM. Michel VION, Michel TUROMAN et les membres du groupe communiste demandent-ils à M. le Maire de Paris les mesures qu'il compte prendre pour répondre à ces demandes. "
Je vous donne la réponse au lieu et place de M. Claude GOASGUEN, adjoint.
La décision de transfert de l'école maternelle Montmartre (2e arrondissement) a été prise en accord avec la Direction de l'Académie de Paris et au terme d'une concertation approfondie avec les directeurs d'école et les parents d'élèves des écoles concernées.
Les écoles du 2e arrondissement ont la capacité d'accueillir de nouveaux arrivants : 562 élèves de niveau maternel sont scolarisés cette année, répartis dans 23 classes, soit un effectif moyen par classe de 24,4 élèves, inférieur à la moyenne parisienne des écoles situées en Zone d'éducation prioritaire qui est de 25 élèves. Elles ont enregistré une baisse de 11,3 % de leurs effectifs depuis 1993. Par ailleurs, 31 élèves de moins de 3 ans sont scolarisés, soit 16,8 % des effectifs de petite section (la moyenne parisienne étant de 7,1 %).
En ce qui concerne la construction de deux escaliers extérieurs au collège et à la maternelle, il convient de préciser que la Commission de Sécurité n'a jamais demandé la réalisation de tels escaliers. En outre, la construction d'escaliers de secours ne résoudrait pas le problème de fonds, puisqu'elle ne donne pas d'espace supplémentaire au collège.
La redéfinition des périmètres scolaires a fait l'objet d'une analyse fine en concertation avec les mairies des 1er et 2e arrondissements et l'Inspecteur de l'Education nationale. Elle s'est attachée à maintenir un équilibre entre les écoles du 2e arrondissement et à répartir les enfants selon des critères géographiques qui tiennent compte des trajets à effectuer par les élèves. De plus, une zone commune est créée entre la maternelle Dussoubs et l'élémentaire Etienne-Marcel, afin de laisser une souplesse aux familles.
Concernant la réhabilitation de trois immeubles rue Montmartre pour y créer un groupe scolaire, il existe effectivement des locaux vacants appartenant à la Ville, sis au 54-56 et 58, rue Montmartre.
Toutefois, ces locaux paraissent tout à fait inappropriés à la création de capacités d'accueil scolaire supplémentaires. En effet, ils se répartissent sur plusieurs bâtiments, de niveaux différents, en très mauvais état de surcroît.