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Mars 1997
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65 - IV - Questions du groupe socialiste et apparentés.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



QOC 97-91 Question de M. Bertrand DELANOË et des membres du groupe socialiste et apparentés à M. le Préfet de police au sujet des verbalisations dressées pour circulation ou stationnement sur les pistes cyclables.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à présent aux questions orales du groupe socialiste et apparentés.
Je vous donne lecture de la première d'entre elles :
" Un plan " Vélo " est mis en place par la Ville de Paris depuis quelques mois, en particulier sur les grands axes parisiens.
M. Bertrand DELANOË et les membres du groupe socialiste et apparentés souhaitent un développement des modes de déplacement alternatifs à la voiture (transports en commun en site propre, vélos, voies piétonnes).
Cependant, ils constatent que les aménagements cyclables mis en place sont souvent peu contraignants vis-à-vis de l'automobile, en particulier sur des axes lourds comme les boulevards Saint-Germain ou de Sébastopol.
Un effort de sensibilisation des usagers de la voirie a été entrepris lors du lancement du plan " Vélo ". Cela a pu se traduire par des verbalisations à l'encontre des véhicules en infraction sur les bandes cyclables.
Or, M. Bertrand DELANOË et les membres du groupe socialiste et apparentés constatent de semaine en semaine un accroissement de la présence de véhicules en circulation ou en stationnement sur les bandes cyclables. Ils s'inquiètent donc vivement du danger que cela fait courir aux cyclistes, de plus en plus nombreux dans Paris, en particulier lorsqu'il s'agit d'enfants.
Aussi, M. Bertrand DELANOË et les membres du groupe socialiste et apparentés demandent-ils donc à M. le Préfet de police d'avoir communication de statistiques précises sur les verbalisations dressées pour infraction sur ces aménagements, mois par mois, depuis le début de l'opération.
Ils souhaitent par ailleurs qu'un effort particulier soit entrepris par la Police nationale pour faire respecter l'ordre public sur ces aménagements afin de garantir la sécurité des Parisiens souhaitant profiter du plan " Vélo ". "
La parole est à M. le Représentant du Préfet de police.
M. LE REPRÉSENTANT DU PRÉFET DE POLICE. - A l'occasion du débat sur les déplacements qui s'est déroulé dans cette enceinte, le 25 novembre 1996, M. le Préfet avait indiqué que le rééquilibrage de l'espace public en faveur des piétons et des cyclistes figure au premier rang de ses priorités.
M. le Maire de Paris et M. le Préfet de police ont la même volonté de répondre à l'attente profonde des Parisiens dans ce domaine.
C'est ainsi que la Préfecture de police a été, dès l'origine, directement partie prenante à la mise en place du plan " Vélo " dont vous avez pris l'initiative, Monsieur le Maire, et elle s'est donné, à l'échelon qui est le sien, les moyens de le faire respecter.
Après une première phase de sensibilisation des usagers, un dispositif de surveillance spécifique a été constitué, qui s'appuie sur des équipes cyclomotoristes des compagnies de circulation, les véhicules de patrouille et les îlotiers des commissariats d'arrondissement, ainsi que les agents de surveillance de Paris et les compagnies motocyclistes.
L'accent est mis sur la verbalisation des utilisateurs de véhicules à moteur, à deux ou quatre roues, qui circulent et stationnent dans les couloirs réservés aux vélos.
Entre le 1er juillet 1996 et le 31 janvier 1997, les services de police ont dressé 2.680 procès-verbaux de contravention à l'encontre de véhicules motorisés circulant ou stationnant dans les pistes cyclables de la Capitale. Vous trouverez la répartition par mois de ces procès-verbaux dans le tableau qui vous a été communiqué.
Les pistes cyclables font aujourd'hui partie intégrante du paysage urbain de la Capitale. Il est donc nécessaire que nos concitoyens fassent évoluer leurs comportements pour tenir compte de ces nouveaux aménagements, qui sont appelés à un important développement.
Pour ce qui nous concerne, je tiens à souligner que l'action de surveillance et de contrôle menée par les services de la Préfecture de police se poursuivra avec constance et fermeté, tant il est vrai que le partage harmonieux de la voie publique passe par le respect des dispositions du Code de la route par toutes les catégories d'usagers.
Ceci s'inscrit d'ailleurs parfaitement dans le cadre des efforts consentis par la Préfecture de police pour améliorer la sécurité routière, qui est une autre des préoccupations majeures de M. le Préfet.
Le 26 février dernier, M. le Préfet de police a présidé la Commission départementale de la Sécurité routière. Il avait souhaité que la sécurité des cyclistes soit inscrite à l'ordre du jour de cette réunion, à laquelle participaient plusieurs conseillers de Paris ainsi que les représentants des associations d'usagers.
Si le nombre de cyclistes tués a été de trois en 1996, au lieu d'un en 1995, il y a lieu de souligner que le nombre de cyclistes gravement blessés est passé de 29 à 21, soit un recul de - 27,6 %.
De même, le nombre de cyclistes légèrement blessés en 1996 (420) est en baisse de 2,6 % par rapport à 1995 (431).
Globalement, le nombre de cyclistes victimes d'accidents de la circulation a diminué en 1996 par rapport à 1995, alors même que le nombre d'usagers de deux-roues a progressé.
M. le Préfet de police est résolu à poursuivre et à accentuer l'action menée par ses services pour améliorer la sécurité routière dans la Capitale, notamment en faveur des catégories d'usagers les plus vulnérables.
A cet égard, une concertation approfondie entre la Préfecture de police et les associations de cyclistes doit permettre de progresser encore dans ce domaine.
A l'occasion de la réunion de la Commission départementale de la Sécurité routière du 26 février, M. le Préfet de police a décidé de créer un groupe de travail avec les associations de cyclistes, pour répondre à une demande qu'elles avaient faite quelque temps avant.
Il m'est agréable de vous confirmer aujourd'hui la mise en place de ce groupe de travail, que M. le Préfet de police installera dans les tout prochains jours.
Nous ne doutons pas que les échanges concrets et fructueux que permettront ces rencontres entre les services de police et les utilisateurs du vélo se traduiront par une meilleure insertion des cyclistes dans la circulation de la Capitale et, en particulier, par une amélioration de la sécurité de leurs déplacements.