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Mars 1997
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Conseil Municipal
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20 - 1996, DASCO 81 - Autorisation à M. le Maire de Paris de souscrire un avenant n° 2 à la convention de mandat de maîtrise d'ouvrage signée avec la R.I.V.P. pour la réalisation d'une école polyvalente de 12 classes, d'une place de stationnement, d'une aire de livraison et d'un logement de gardien intégrés à un ensemble de logements dans l'îlot T1/A4 de la Z.A.C. " Paris-Rive gauche " (13e).

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Mes chers collègues, nous allons passer aux affaires de la 4e Commission et nous allons commencer avec l'accord des rapporteurs par la partie de la 4e Commission, qui est présidée par M. Claude GOASGUEN.
Nous allons donc donner la parole tout d'abord à Mme SCHNEITER qui est inscrite sur le dossier DASCO 81 qui concerne un mandat de maîtrise d'ouvrage signé avec la R.I.V.P pour la réalisation d'une école polyvalente de 12 classes et un certain nombre d'équipements dans la Z.A.C. " Paris-Rive gauche ".
Mme Laure SCHNEITER. - Monsieur le Maire, je vais répéter brièvement ce que j'ai déjà dit le 24 juin 1996.
Ce nouveau parti pris de bâtir une école intégrée à un ensemble de logements n'est pas souhaitable. La cour de récréation va se trouver enfermée au milieu d'immeubles, ce qui est, a priori, dangereux pour les enfants, car des objets peuvent tomber des fenêtres et provoquer des accidents.
Allez-vous grillager la cour ? Je n'ai pas encore eu de réponse à cette question. C'est la nouvelle mode pour les écoles en ce moment à Paris que de grillager les écoles.
Vous dites vouloir développer un urbanisme à taille humaine, mais vous programmez des logements en bordure des voies ferrées ou du périphérique et des écoles au pied d'immeubles. Jamais à Paris, jusqu'à ces dernières années, jamais une école n'a été construite autrement que sur un terrain isolé, avec des cours, des arbres et rien d'autre autour, parce qu'il ne venait pas à l'esprit des élus de construire des écoles sans un peu d'espace, d'air, de soleil.
Une école, c'est un endroit où les enfants vivent toute la journée des années entières de leur vie. C'est le moins que l'on puisse leur offrir ! Vous allez peut-être me répondre que de l'autre côté de la rue Balanchine, il y a un espace vert qui vous exonère d'une cour plus grande ou mieux située... comme si les enfants de l'école allaient, à chaque récréation, traverser la rue pour jouer dans un jardin public !
D'autre part, j'aimerais savoir quels ouvrages ont été découverts à la suite des fouilles archéologiques et des travaux effectués sur ce terrain ?
Enfin vous nous dites que la date de livraison de l'école, suite à la réalisation de ces fouilles archéologiques a été reportée à décembre 1997. Cela veut-il dire que les enfants qui à l'heure actuelle sont ramassés par des cars et répartis dans des classes provisoires, ne pourront intégrer cette école qu'à la rentrée 1998 ou bien effectuerez-vous leur transfert pendant toute l'année scolaire ?
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - M. GOASGUEN pour répondre à Mme SCHNEITER.
M. Claude GOASGUEN, adjoint, au nom de la 4e Commission. - Merci, Madame SCHNEITER. Sur la première partie de votre intervention, effectivement la suggestion de ne pas insérer les cours d'école au sein de grands ensembles a souvent été avancée.
Malheureusement, quelquefois, on a beau avoir des visions architecturales, il est très difficile de les réaliser et la gestion de l'espace échappe souvent aux architectes sinon aux urbanistes.
En ce qui concerne cette école dont vous nous aviez parlé, j'ai effectivement, hélas, quelques préoccupations concernant les délais de livraison. Nous avons subi quelques déboires dus à des fouilles archéologiques. Cela arrive de temps en temps à Paris. On ne peut pas reprocher à Paris d'être une ville avec un passé et de découvrir des cuves dans le sous-sol de la future école ! Cette école ne sera vraisemblablement mise en service qu'à la rentrée de janvier 1998.
C'est pour nous très gênant, mais je voudrais immédiatement relativiser, dans vos propos, ce qu'on pourrait sous-entendre.
Cette école polyvalente est une école de douze classes, quatre maternelles et huit élémentaires, mais c'est une école qui prendra sa pleine dimension en fonction, bien entendu, des gens qui viendront habiter dans les immeubles dont vous parliez tout à l'heure et peut-être d'une proximité excessive.
Pour la rentrée fin 1997, il est prévu pour le moment trois ou quatre classes, c'est-à-dire simplement le tiers de cette école.
Nous sommes en train d'étudier les possibilités de mesures transitoires entre septembre 1997 et janvier 1998. Nous n'avons pas encore fait notre choix. Plusieurs possibilités seront offertes, et je souhaite personnellement d'ailleurs pouvoir en discuter, bien avant la rentrée, et donc au moment où se livreront les logements, dans la plupart des cas vers le mois d'avril ou mai, avec les parents d'élèves eux-mêmes, pour voir quelle est la meilleure des solutions transitoires à mettre en place dans le cadre de cette école de la Z.A.C. " Rive Gauche ".
J'entends bien que les formules proposées ne seront pas complètement satisfaisantes, mais il arrive qu'en matière de construction, et notamment à Paris ou dans certaines villes qui ont un passé qui impose des précautions de construction, nous ayons de semblables difficultés.
Voilà pour votre réponse, Madame SCHNEITER.
M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Merci, Monsieur GOASGUEN.
Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASCO 81.
Qui est pour ?
Contre ?
Abstentions ?
Le projet de délibération est adopté à la majorité, Mme SCHNEITER s'étant abstenue. (1996, DASCO 81).