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Mars 1997
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Conseil Municipal
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55 - QOC 97-90 Question de M. Georges SARRE et des membres du groupe du Mouvement des citoyens à M. le Maire de Paris sur les conséquences de la réduction des crédits affectés à la Culture.

Débat/ Conseil municipal/ Mars 1997



M. Jean-François LEGARET, adjoint, président. - Nous passons à la question orale de M. Georges SARRE à M. le Maire de Paris sur les conséquences de la réduction des crédits affectés à la Culture.
Elle est ainsi libellée :
" M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens attirent l'attention de M. le Maire de Paris sur les conséquences de la réduction des crédits affectés à la Culture.
Des informations alarmantes au sujet d'une très forte réduction du budget de la Culture de la Ville de Paris commencent à circuler. Les directeurs de théâtre, les administrateurs culturels ont été informés que leurs budgets seraient revus à la baisse en 1997.
La part du budget consacrée à la Culture est déjà relativement faible ; elle est inférieure à 5 % par rapport à l'effort consenti ailleurs en France, et particulièrement dans les villes moyennes.
La diminution programmée des crédits destinés à la Culture met en péril l'activité de certaines institutions culturelles. Pour d'autres, c'est au projet artistique qu'il est porté atteinte. Des engagements ne pourront être honorés.
Les entreprises culturelles ne peuvent supporter sans conséquences les variations annuelles du budget de la Ville de Paris. Elles sont contraintes, compte tenu de la particularité du travail artistique, des engagements des auteurs, des comédiens, etc., de programmer leurs saisons parfois plusieurs années à l'avance, ce que le mode d'attribution annuel des subventions ramène à un exercice spéculatif délicat.
C'est pourquoi M. Georges SARRE et les membres du groupe du Mouvement des citoyens demandent à M. le Maire de Paris de bien vouloir faire connaître à l'Assemblée la teneur des engagements financiers de la Ville en matière culturelle pour 1997 ".
Je vous donne la réponse au lieu et place de Mme Hélène MACÉ de LÉPINAY, adjoint.
Malgré les difficultés financières actuelles, la Ville souhaite continuer à maintenir une activité culturelle riche et variée.
Il est d'ores et déjà possible de préciser que la baisse envisagée pour les crédits alloués aux subventions est bien inférieure à celle qui sera proposée pour les crédits d'investissement et pour les crédits de fonctionnement courant.
La Ville de Paris est tout à fait consciente de la particularité des institutions culturelles qui se doivent d'établir leurs programmations plusieurs mois à l'avance, parfois même plusieurs années.
Bien entendu, l'autonomie des institutions subventionnées ne saurait cependant les dispenser de participer à l'effort de rationalisation et d'économie demandé à l'ensemble des services municipaux.
Le budget qui sera donc soumis au prochain vote du Conseil de Paris prendra en compte la nécessité de respecter les objectifs et les projets artistiques de ces institutions et également la nécessité d'optimiser l'emploi des dotations.
Ceci étant, le budget municipal étant un budget annuel et non pluriannuel, la Ville ne peut s'engager sur les exercices futurs.