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Decembre 2008
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2008, Vœu déposé par Mme Roxane DECORTE et les élus du groupe U.M.P.P.A. au Maire de Paris relatif au lancement d'une campagne parisienne de sensibilisation du grand public à la défibrillation automatique et à l'installation de défibrillateurs dans tous les lieux recevant du public dépendant de la Maire de Paris : mairies d'arrondissement, écoles, stades, gymnase, musées…

Débat/ Conseil général/ Décembre 2008


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous passons maintenant à la proposition de v?u référencée n° 11 G dans le fascicule, relative à l'installation de défibrillateurs, qui va être exposée par Mme DECORTE. M. LE GUEN lui répondra.

La parole est à Mme DECORTE.

Mme Roxane DECORTE. - Mes chers collègues, chaque année, près de 40.000 personnes meurent d'un arrêt cardiaque soudain, faute d'une intervention immédiate, soit dans les cinq minutes.

Selon le directeur du Samu de Paris, on pourrait sauver chaque année plus d'un millier de personnes si les défibrillateurs étaient largement disponibles en France comme ils le sont aux Etats-Unis. On peut réduire le nombre de morts, mais aussi le risque de séquelles graves.

Ces appareils, qui coûtent environ 1.500 euros, sont d?un emploi très simple grâce à des commandes vocales qui dictent le mode d'emploi.

Le taux de survie des victimes d'un arrêt cardiorespiratoire est estimé à 3 % en France contre 20 % pour la ville américaine de Seattle où les défibrillateurs sont à la disposition du grand public sur la voie publique et leur densité similaire à celle des extincteurs contre les incendies.

L?idée de ce v?u est que Paris ait un temps d?avance. Aujourd'hui, si vous interrogez les différentes directions, que ce soit pour les musées parisiens, pour les stades, pour les gymnases, pour les écoles, ils ne sont pas systématiquement équipés.

L'idée serait que la Ville lance une grande campagne parisienne de sensibilisation à la défibrillation automatique et à l?installation de défibrillateurs dans tous les lieux recevant du public dépendant de la Mairie de Paris (écoles, stades, gymnases, musées), mais aussi sur la voie publique.

Je vous remercie de votre attention et de votre réponse.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame DECORTE.

M. LE GUEN va vous répondre et nous donner l'avis de l'Exécutif sur le v?u n° 11 G.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Merci, Monsieur le Président.

J'ai vraiment le sentiment, à travers ce v?u, d'entendre des choses qui ont déjà été proposées et mises en ?uvre en grande partie par la Ville de Paris. On peut évidemment toujours faire plus, mais je confirme tout à fait l'analyse qui est la vôtre, la Ville de Paris, de ce point de vue, a maintenant depuis plusieurs mois mis en ?uvre ce programme de défibrillateurs qui est en train de se déployer dans les équipements municipaux.

Nous avons aussi, avec les problèmes qui se posent, puisqu'il faudrait évidemment sortir des aires parisiennes, qui dépendent de la Municipalité parisienne?

Je suis en contact avec le Président de "Paris Habitat" pour essayer de voir si dans les grandes tours et dans les grands immeubles parisiens, nous avions la possibilité aussi, au-delà des équipements publics, de pouvoir introduire ce type de système.

Très sincèrement, ce v?u va dans le sens déjà affirmé de notre politique. Je vous demanderai donc de le retirer, parce que je n'en vois pas véritablement l'utilité, tout particulièrement aujourd'hui.

M. Christian SAUTTER, président. - Madame DECORTE, retirez-vous votre v?u après ces explications très complètes ?

Mme Roxane DECORTE. - Non, mais l'idée est d'aller plus loin.

Je pense que Paris peut vraiment avoir un temps d'avance et être pionnier sur cette question, donc je maintiens le v?u.

M. Jean-Marie LE GUEN. - Un petit souci politicien m'amène à dire que si vous ne retirez pas le v?u, on ne pourra pas le voter.

M. Christian SAUTTER, président. - Monsieur LE GUEN, le v?u est maintenu ; quel est l?avis de l'Exécutif ?

M. Jean-Marie LE GUEN. - Un v?u inutile ne doit pas être forcément adopté, Monsieur le Président !

M. Christian SAUTTER, président. - Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A. assortie d'un avis défavorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est rejetée.