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Octobre 2005
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2005, DASES 116 G - Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention attribuant une subvention d’investissement de 5.000 euros au G.I.E. “Le Fleuron” pour le financement de travaux de sécurité permettant l’amélioration de la flottabilité de la péniche “Le Fleuron” amarrée au port de Javel bas (15e) qui accueille des personnes sans domicile fixe accompagnées d’animaux.

Débat/ Conseil général/ Octobre 2005


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons à l?examen du projet de délibération DASES 116 G relatif à l?attribution d?une subvention d?investissement de 5.000 euros au groupement d?intérêt économique ?Le Fleuron? pour des travaux de sécurité sur la péniche qui est amarrée dans le 15eme arrondissement.

Mme Joëlle CHÉRIOUX va intervenir et Mme Mylène STAMBOULI apportera les éléments de réponse.

Mme Joëlle CHÉRIOUX de SOULTRAIT. - Merci, Monsieur le Président.

Ce projet de délibération est encore une belle illustration de l?incohérence et de l?injustice de la Ville en matière d?attribution de subvention.

Le G.I.E. ?Le Fleuron? est connu et reconnu de tous les acteurs de la lutte contre l?exclusion. Il accueille, comme vous le savez, sur une péniche des personnes sans domicile avec leur chien. Reposant en grande partie sur le bénévolat, la péniche du Fleuron est un lieu unique où la construction du lien social est une réalité.

Cette association s?inscrit de façon tout à fait satisfaisante dans les dispositions du P.D.I. dont les acteurs reconnaissent et saluent le rôle incontestable joué par ?Le Fleuron?. C?est pourquoi je m?étonne de la parcimonie avec laquelle vous traitez cette association. Une subvention d?investissement de 5.000 euros sur un coût total de 70.000 euros.

C?est vraiment se moquer du monde et cela est d?ailleurs ressenti comme tel par l?association ?Le Fleuron?. Je m?étonne d?autant plus de votre absence de générosité qu?au même moment vous gratifiez de façon plus équitable une autre association du 15e, le foyer de Grenelle dont l?action en matière sociale est tout à fait aussi reconnue. Je ne m?explique pas cette différence de traitement.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, MadameCHÉRIOUX. Vous voyez qu?il n?y a pas de discrimination à l?égard du 15e.

Mme STAMBOULI a la parole pour vous répondre rapidement.

Mme Mylène STAMBOULI, vice-présidente, au nom de la 6e Commission. - Merci, Monsieur le Président.

Nous connaissons bien la péniche ?Le Fleuron? qui accueille, 50 hommes le soir répartis dans 25 cabines de deux personnes dont des personnes avec chien. C?est actuellement le seul lieu d?hébergement sur le 15e arrondissement car, nous l?avons évoqué au précédent Conseil, le centre Duranton a fermé suite à des décisions de mesures de sécurité.

La péniche ?Le Fleuron? a fait l?objet d?une subvention d?investissement très importante du Département de Paris, en 1999 puisque le Département avait financé 30 % des travaux qui ont permis à cette péniche de fonctionner depuis.

Ensuite, le G.I.E. nous a demandé une subvention de plus de 35.000 euros pour améliorer la flottabilité de cette péniche, pour des raisons de sécurité, à la demande du Service de la navigation de la Seine. Lors de la dernière visite des services de la D.A.S.S., il est apparu que le centre d?hébergement ?Le Fleuron? avait déjà fait réaliser ces travaux sans attendre la réponse des différents financeurs sollicités.

Ils ont pu financer ces travaux par une aide de 12.000 euros d?A.X.A. Assurances et une somme de 58.000 euros environ des ?uvres hospitalières françaises de l?Ordre de Malte qui fait partie des propriétaires de cette péniche.

L?Ordre de Malte a fait savoir au ?Fleuron? qu?il souhaitait, dans la mesure du possible, être remboursé de cette somme, notamment par une subvention demandée au Département de Paris. Nous avons donc souhaité contribuer à ces travaux d?investissement à hauteur de 5.000 euros, mais non pas à hauteur de la globalité des travaux de sécurité qui ont été engagés par les propriétaires de la péniche, ce qui relève de leurs obligations.

Je voudrai rappeler que les centres d?hébergement et places d?hébergement ne sont pas subventionnés par le Département de Paris mais bien par l?Etat. C?est la D.A.S.S. Etat qui finance ces 50 places et non le Département.

Il s?agit d?une subvention d?investissement sur des travaux déjà réalisés sur lesquels le Département n?a pas pu travailler en amont et pour lesquels nous avons souhaité malgré tout qu?un geste soit apporté par cette subvention de 5.000 euros.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame STAMBOULI, pour cette clarification.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 116 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DASES 116 G).