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Octobre 2005
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2005, DASES 315 G - Attribution d’une subvention d’investissement de 1.000.000 d’euros à l’association “Ambroise Croizat” sise 94, rue Jean-Pierre Timbaud (11e) pour le transfert et la reconstruction de l’hôpital des Métallurgistes situé 9, rue des Bluets (11e). Autorisation à M. le Président du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil général, de signer une convention avec ladite association.

Débat/ Conseil général/ Octobre 2005


 

M. Christian SAUTTER, président. - Nous arrivons à l?examen du projet de délibération DASES 315 G. Il s?agit d?une subvention d?investissement de 1 million d?euros à l?association ?Ambroise Croizat? sise rue Jean-Pierre-Timbaud dans le 11e arrondissement pour le transfert et la reconstruction de l?hôpital des Métallurgistes situé 9, rue des Bleuets dans le 11e arrondissement.

Il y a deux oratrices inscrites, Mme CAPELLE et Mme BARANDA. C?est M. LHOSTIS qui vous répondra.

Madame CAPELLE, vous avez la parole.

Mme Liliane CAPELLE. - J?ai souhaité intervenir sur cette délibération non pas du tout pour en contester le bien-fondé car je trouve que c?est un superbe projet et une superbe réalisation qui va donc adosser la maternité de l?hôpital des Métallurgistes à la nouvelle maternité de l?hôpital Trousseau.

Mon souci est le devenir du 9, rue des Bleuets. Un projet avait été présenté à plusieurs reprises sur ce lieu, défendu par l?association ?Ambroise Croizat?. Je ne sais pas s?il y a eu un malentendu. Je ne sais pas exactement pourquoi, mais M. LHOSTIS nous avait répondu que la Ville ne pouvait en aucun cas être l?opérateur. Il n?a jamais été question de demander à la Ville d?être opérateur ; il a été demandé à la Ville d?être autour de la table et de participer au projet qui, je vous le rappelle, outre tous les dossiers qui restent concernant la maternité, comportait ce pôle très particulier qui était d?être à l?écoute des adolescents. C?était donc une maison de santé. Je ne sais pas si le terme est bien approprié, mais c?était cet esprit-là. Le projet est parfaitement au point ; le dossier nous a été remis, le maire du 11e arrondissement et à moi-même.

J?aimerais vraiment savoir quel est le devenir de ce projet, en insistant bien sur le fait qu?il n?est pas question de demander à la collectivité parisienne de prendre en charge financièrement la totalité de ce projet, mais de voir comment elle peut s?y inscrire et surtout de tout faire pour que ce projet réussisse puisque, je vous le rappelle, il est en plus situé dans un quartier ?politique de la ville? où le déficit criant est le problème de santé.

Je crois que la Préfecture de Paris était prête à y mettre des financements. Tout le monde était prêt et on a le sentiment que ce dossier n?avance pas.

Or, je vous le rappelle, la maternité part à la fin du troisième trimestre 2006. Il est donc temps de se mettre autour de la table pour faire avancer ce projet auquel nous croyons et nous tenons beaucoup. D?ailleurs, nous avons dans le P.L.U. inscrit une réserve pour un centre médical et social à cet endroit.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame CAPELLE.

M. LHOSTIS vous rassurera certainement.

Je donne d?abord la parole à Mme BARANDA.

Mme Violette BARANDA. - Merci.

Nous sommes très attachés à la maternité des Bleuets. Comme vous le savez, ce fut un établissement d?avant-garde car c?est un des premiers qui, en 1952, pratiqua ce que l?on appelait l?accouchement sans douleur.

Ensuite, quelques années après, ce fut le cas pour l?accouchement sans violence. Deux maternités le pratiquaient alors, les Bleuets et les Lilas.

Nous pensons qu?à maternité exemplaire il doit y avoir une construction exemplaire. C?est pour cela que nous devons essayer d?accompagner la maternité des Bleuets à choisir un mode architectural qui soit soucieux d?un mieux-être, comme elle l?a toujours fait. Aussi, nous proposons l?amendement suivant : ajouter après 9, rue des Bleuets la mention : ?dans le respect de la H.Q.E.?.

Je vous remercie.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BARANDA.

M. LHOSTIS va répondre à Mme CAPELLE et à MmeBARANDA et donner au passage son sentiment sur la proposition d?amendement n° III.

M. LHOSTIS a la parole.

M. Alain LHOSTIS, au nom de la 6e Commission. - Tout le monde se loue de cette opération qui est effectivement exemplaire, puisque, pour une chose qui n?est pas habituelle, l?assis-tance?

M. Christian SAUTTER, président. - Il peut y avoir un aléa technique, un problème de micro c?est tout ! Voilà, vous pouvez poursuivre.

M. Alain LHOSTIS, rapporteur. - Je remarque que l?on fait tout pour me déstabiliser mais... Voilà !

Je voudrais rappeler qu?il s?agit d?une opération exemplaire puisque l?Assistance publique a mis un terrain à la disposition d?une association qui a mené depuis une soixantaine d?années un travail absolument remarquable en matière de prise en charge de la maternité, et cela vient d?être rappelé.

Je vous le dis en passant, j?y suis d?autant plus attaché que mes deux filles y sont nées. Je me suis réjoui dès mon arrivée aux responsabilités de cette approche et avec le Maire de Paris et son adjoint aux Finances, nous nous sommes mis d?accord pour aider de façon extrêmement significative et exceptionnelle l?association ?Ambroise Croizat?, qui est maître d?ouvrage dans cette opération.

Sur ce plan-là, je crois qu?il faut souligner la coopération entre les deux cultures qui vont se marier : la culture de service public et d?hôpital universitaire de l?Assistance publique, matérialisé dans la nouvelle maternité de Trousseau qui résultera du transfert de celle de Rothschild, et la culture ouvrière, qui à travers le mouvement social, a fait des avancées en matière de maîtrise de la maternité, de l?association de la famille, et du père en particulier, autour de la naissance des enfants. Pour tout cela, nous sommes pleinement d?accord, mais c?est peut-être le moment de le rappeler.

En tout cas, concernant le devenir du site libéré de ses activités actuelles, je n?ai jamais dit que la Municipalité s?en désintéressait, mais je crois que chacun doit prendre ses responsabilités. Si la D.A.S.S. est d?accord pour s?engager dans une opération de ce type, qu?elle réunisse les différents acteurs et la Municipalité de Paris y participera.

Bien évidemment, je connais les projets. Tous ces projets sont fort intéressants, mais pour l?instant, et dans d?autres dossiers que nous connaissons en commun, la D.A.S.S. fait beaucoup de déclarations par exemple sur Saint-Vincent-de-Paul ou ailleurs, mais quand on lui demande de prendre ses responsabilités et de réunir tous les acteurs autour de la table, il n?y a personne.

Je veux bien relancer les uns et les autres, mais ce que j?ai dit aux gens des Bluets que je connais fort bien, c?est que si je prends cette initiative (c?est peut-être comme cela que cela a été traduit), je deviens opérateur de cette affaire dans la tête des gens, dans la tête de mes interlocuteurs, alors que c?est du rôle et de la responsabilité de la D.A.S.S.

Soyez assurés que nous ne laisserons pas le dossier en plan et que nous accompagnerons éventuellement les évolutions nécessaires qui sont extrêmement pertinentes, mais parfois contradictoires, et qui ne pourront pas toutes être localisées sur le site. Vous savez bien comment cela se passe.

Concernant la Haute Qualité Environnementale, Violette BARANDA, siége au Conseil d?administration de l?Assistance publique, elle intervient souvent sur ce thème et à juste titre, et l?Assistance publique avait pris ces engagements.

Je le lui répète, le problème est qu?en l?occurrence, il s?agit d?une association qui mène son opération de façon totalement autonome, si ce n?est qu?elle la mène sur une emprise de l?Assistance publique et que dans cette affaire, les recommandations de l?Assistance publique pour la réalisation de ces nouveaux équipements ne sont pas toujours suffisamment prises en compte au départ. Mais comme cela vient d?être dit par Mme CAPELLE, l?opération se termine dans un an. Donc, nous sommes dans une phase où malheureusement, il est difficile aujourd?hui d?infléchir significativement le projet.

Je rappelle également qu?en matière hospitalière, certains aspects nous interdisent de pouvoir avoir recours au label, car nous ne pouvons pas remplir la totalité des obligations quand, par exemple, nous sommes tenus d?avoir, pour des raisons de sécurité sanitaire, des lieux avec climatisation, ce qui est interdit si vous êtes en label H.Q.E.

Cette démarche, si vous en étiez d?accord, est malheureusement, et je le regrette, un peu tardive. Ce que nous pouvons faire, c?est essayer de rediscuter avec les gens qui mènent les opérations pour voir s?il y a des infléchissements possibles et des prises en compte, mais à condition que l?on n?en fasse pas une obligation dans la réalisation du projet, parce qu?à ce moment-là, nous allons risquer de retarder les choses. Nous ne les retarderions pas là, mais nous retarderions la finalisation du projet dans son financement.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Monsieur LHOSTIS.

Je me tourne vers Mme BARANDA. M. LHOSTIS avec son talent de conviction habituel qui mélange la culture A.P.-H.P. et la culture ouvrière, vous propose de retirer votre amendement puisqu?il pose un certain nombre de difficultés de mise en ?uvre concrète.

Qu?en pensez-vous, Madame BARANDA ?

Mme Violette BARANDA. - Le projet étant très avancé, c?est évident que c?est un petit peu regrettable. Je pense que pour les prochaines réalisations, et nous ne manquerons pas d?en faire, il faudra que nous soyons un peu plus vigilants pour justement essayer enfin une fois pour toutes de faire la démarche H.Q.E. Je rappelle que ce n?est pas tout à fait une norme, c?est une démarche à chaque fois. Nous avancerons, nous ferons des choses, des avancées. Je suis donc bien obligée de le retirer mais vraiment à contrec?ur.

M. Christian SAUTTER, président. - Merci, Madame BARANDA, de retirer cette proposition d?amendement n° III tout en attirant notre vigilance.

Je mets aux voix, à main levée, le projet de délibération DASES 315 G.

Qui est pour ?

Qui est contre ?

Qui s?abstient ?

Le projet de délibération est adopté. (2005, DASES 315 G).