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Fevrier 1996
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69 - QOC 96-88- Question de Mme Martine DURLACH, M. Michel VION et des membres du groupe communiste à M. le Maire de Paris relative aux centres aérés et aux centres de loisirs.

Débat/ Conseil municipal/ Février 1996




M. Gérard LEBAN, adjoint, président.- Nous passons à la question orale de Mme Martine DURLACH et de M. Michel VION à M. le Maire de Paris relative aux centres aérés et aux centres de loisirs.
Je vous en donne lecture :
"Il semblerait que la Ville de Paris ait décidé de poursuivre la fermeture des centres aérés afin de les remplacer par des centres de loisirs d'été.
Si l'amélioration de l'accueil et de l'animation s'avère nécessaire dans les centres des bois de Boulogne et de Vincennes (protection des enfants, encadrement, infrastructures), en envisageant de les fermer, la Mairie de Paris, loin d'améliorer la situation, au contraire, l'aggrave.
Mme Martine DURLACH, M. Michel VION et les membres du groupe communiste refusent une telle dégradation car les enfants pris en charge dans des écoles dites de regroupement ne quitteront plus leur quartier alors qu'ils sont de plus en plus nombreux à ne pas partir en vacances.
La Mairie de Paris, à grand renfort de brochures et de campagne médiatique, annonce que des sorties sont organisées : il s'agit de journées "nature" ainsi que de mini-séjours.
La valorisation de ces prestations, au nom de la "diversité des formules" masque une cruelle réalité : alors qu'une minorité d'élèves sera concernée par celles-ci, la majorité d'entre eux restera enfermée entre les murs des écoles avec, on l'a vu cet été, des équipes d'animateurs, de personnels de service incomplètes, non stables, sans moyen ni équipement pour assurer de réelles activités de loisirs.
La plupart des enfants risquent d'être livrés à eux-mêmes quand on connaît la dégradation des conditions de vie dans de nombreux quartiers ; la lutte contre la violence et la fracture sociale vont rester un voeu pieux.
Ce processus de démantèlement des centres aérés, engagé depuis l'été 1995, fait suite à la remise en cause du statut des animateurs de la Ville de Paris (qui connaissent une grave situation de précarité) ainsi qu'à l'augmentation des tarifs des dernières années.
C'est pourquoi Mme Martine DURLACH, M. Michel VION et les membres du groupe communiste demandent à M. le Maire de Paris :
- de leur communiquer un bilan exact de l'expérimentation des nouveaux dispositifs de l'été 1995, en donnant le véritable chiffre des enfants restés dans les centres de loisirs d'été regroupés dans les écoles ;
- de bien vouloir leur dire quel sera l'avenir des centres des bois de Boulogne et de Vincennes ;
- de leur indiquer les mesures qu'il compte prendre pour assurer le maintien et l'amélioration, voire l'extension, des centres aérés afin que tous les enfants puissent bénéficier d'activités de plein air.
La Ville de Paris envisage-t-elle de revenir à un véritable statut pour ses animateurs avec un salaire décent et une formation de qualité afin d'enrayer la mobilité inquiétante de ce personnel et revaloriser cette fonction importante pour les enfants ?"
Je vous communique les éléments de réponse au lieu et place de M. Claude GOASGUEN, adjoint.
Les centres de loisirs d'été sont ouverts aux jeunes parisiens de 3 à 14 ans à des tarifs modiques et sans limitation de places.
La formule des centres aérés, n'a pas été abandonnée mais adaptée aux besoins des enfants et de leurs familles. 30 espaces nature et découverte accueillent les enfants dans les sites de pleine nature dotés de programmes d'animations spécifiques.
La réforme amorcée en 1995 a autorisé une augmentation significative du nombre d'enfants accueillis (35.604 en 1995 pour 28.450 en 1994, soit un total de 408.000 journées/enfants).
Cette réforme sera affinée en 1996 par la mise en place d'un dispositif plus adapté aux variations de fréquentation par période et permettra d'augmenter le nombre de journées/enfants en espace nature et découverte (385.000 en 1996 soit 32 % de plus qu'en 1995).
A partir du centre de loisirs d'été unique point d'accueil seront proposés à chaque enfant un éventail de sorties, pique nique ou non, sur les sites boisés, les bases de loisirs, etc...
Les mini-séjours, de 2 à 5 jours, ont permis en 1995 d'assurer 17.191 journées/enfants au cours desquelles, les jeunes parisiens qui n'ont pas la chance de partir en vacances, ont connu le plaisir de l'évasion. L'objectif fixé pour 1996 est d'augmenter ce type de prestation de 10 % à hauteur de 18.900 journées/enfants.
En 1996 sera également proposé un raid en itinérance en Ile-de-France, la "transfrancilienne", pour 80 pré-adolescents de 12 à 14 ans par semaine.
La réforme des personnels d'animation adoptée par la Municipalité en 1992 a eu pour objectif de distinguer deux niveaux d'intervenants :
- des agents permanents qui assurent l'encadrement ;
- des animateurs vacataires qui accomplissent des prestations soit en centres de loisirs (mercredis, petites vacances, voir grandes vacances), soit à l'interclasse de midi, en études surveillées ou en garderie du soir en maternelle.
Ainsi la première catégorie comprend un effectif budgétaire de 630 agents appartenant au corps des adjoints d'animation des activités périscolaires de la Ville de Paris. Ces agents ont vocation à occuper les fonctions de chefs de centre de loisirs et leur présence permanente dans l'école est unanimement appréciée par les équipes enseignantes, les familles et les élèves eux-mêmes.
Les effectifs d'animateurs vacataires varient nécessairement selon les prestations en fonction du nombre d'enfants concernés, ce qui exclut la notion d'activité professionnelle permanente.
Il en résulte une relative mobilité que les services s'efforcent de pallier grâce à une politique d'amélioration de la qualité du recrutement :
- entretien systématique de recrutement ;
- exigence du baccalauréat pour la surveillance des études, et du B.A.F.A. (brevet d'aptitude aux fonctions d'animateur) pour les centres de loisirs ;
- séances de formation pour les surveillants de l'interclasse.