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Fevrier 2009
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Vœu relatif au démantèlement de la statistique publique.

Déliberation/ Conseil municipal/ Février 2009 [2009 V. 3]


 

Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville

et transmise au représentant de l?Etat le 24 février 2009.

Reçue par le représentant de l?Etat le 24 février 2009.

 

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

La Ville de Paris et plus particulièrement le 14ème arrondissement ne doivent pas payer le prix de la fermeture d?un site militaire à Metz. Le projet gouvernemental de transférer près de 1000 postes de statisticiens parisiens de la porte de Vanves à Metz comme mesure compensatoire est dangereuse et incompréhensible.

Déraciner des agents vivant et travaillant dans la capitale provoquerait l?éclatement des familles. Cela serait d?autant plus grave que leurs conjoints travaillent souvent dans la capitale et auront du mal à retrouver un emploi en Moselle compte tenu de la conjoncture économique.

Concernant les services statistiques, 2/3 de l?activité de la statistique publique sont déjà déconcentrés. Les ajustements structurels sur le territoire ont déjà été mis en place dans une période calme et ayant laissé le temps à la réflexion: il existe des services de la statistique dans toutes les régions et trois grands pôles informatiques : Orléans, Nantes et Aix-en-provence.

Une implantation parisienne est nécessaire et doit être maintenue pour assurer une synergie avec les chercheurs des services statistiques des ministères (DREES, DARES, SOES-ministère du développement durable), des autres institutions productrices de chiffres (UNEDIC, ANPE), des associations (réalisation d?enquêtes sociales avec les associations d?aide aux SDF), des organismes de recherche (ENS, CNRS, EHESS, Polytechnique, Ponts et chaussée, Ecole d?économie de Paris).

Ce projet remet en cause l?indépendance du service de la statistique publique qui assure l?objectivité de sa production de chiffres par rapport au pouvoir politique et à la demande privée, notamment dans le domaine social.

De surcroît, ce projet aura un coût important puisqu?il est évalué à plus de 100 millions d?euros, en contradiction avec la volonté affichée par le gouvernement de maîtriser les finances publiques par le biais de la révision générale des politiques publiques (RGPP) notamment.

Bien que nous ne sous-estimions pas le fait que la suppression de nombreuses casernes, si elle accentue la coupure entre la nation et son armée, est préjudiciable en particulier aux services publics et au commerce local, la réponse apportée par le gouvernement ne nous parait, toutefois, pas à la hauteur des enjeux car elle ne doit pas se résumer à une revitalisation économique entraînant une déstabilisation d?autres secteurs.

Pour toutes ces raisons, et sur proposition de Mme Odette CHRISTIENNE et M. Pierre CASTAGNOU et des élus du groupe Mouvement Républicain et Citoyen, et du groupe socialiste, radical de gauche et apparentés,

Emet le voeu :

Que le Maire de Paris intervienne auprès du premier ministre pour lui demander de renoncer au projet gouvernemental de délocalisation de la statistique publique de Paris à Metz.