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Decembre 2008
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Conseil Municipal
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2008, Vœu déposé par M. Ian BROSSAT, Mme Hélène BIDARD et les élus du groupe communiste relatif aux extensions des horaires d'ouverture du B.H.V.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2008


 

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner le v?u référencé n° 132 dans le fascicule, déposé par le groupe communiste, relatif aux extensions des horaires d'ouverture du Bazar de l'Hôtel de Ville, dit B.H.V.

Monsieur BROSSAT, vous avez la parole.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Comme beaucoup d'autres salariés, ceux du B.V.H. se battent actuellement contre une nouvelle extension d?horaires qui ferait passer leur fin de journée de 19 heures 30 à 20 heures.

Ces salariés sont en lutte depuis de nombreuses semaines et cela rend leurs conditions de travail et de vie plus difficiles puisque nombre de ces salariés habitent en banlieue et rentrent chez eux très tard.

Il s'agit d'interpeller la Direction de l?entreprise sur ces extensions d'horaires d'ouverture afin qu?elle revienne sur sa décision.

Je vous remercie.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - La parole est à Mme COHEN-SOLAL.

Il est vrai que dimanche dernier, il y avait un monde fou au B.H.V.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - C'est dimanche, M. BROSSAT parle du?

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Je sais mais j?en profite pour vous le dire.

Madame COHEN-SOLAL ?

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Je donne un avis favorable à ce v?u, je voulais simplement proposer à M. BROSSAT, non pas seulement de parler au nom du directeur du B.H.V. mais d'aller un peu plus loin et de parler à l'U.C.V. qui est l'association des commerces de centre ville, parce que tous les grands magasins sont sur le même modèle que le B.H.V. et même quelquefois vont au delà dans les horaires de nuit.

Je donne un avis favorable à votre voeu.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Oui, j'étais en train de méditer votre réponse.

Monsieur POZZO di BORGO, vous avez la parole pour une explication de vote.

M. Yves POZZO di BORGO. - J'avais déjà en Commission soulevé le problème de ces voeux qui sortent du domaine de compétence du Conseil de Paris, qui rejoignent plus les préoccupations des groupes politiques, ce qui est normal, je n'en veux pas à ceux-là, mais franchement, il faudrait que l'on commence à faire attention. Cela fait penser aux v?ux surréalistes hier des Verts sur l'extrême gauche. Je voudrais quand même que le Conseil de Paris reprenne un peu sa réflexion, reprenne un peu son rôle et revienne aux choses qui le concernent. Il y a quand même la liberté des grands magasins.

Excusez-moi, vous voulez vous occuper de tout et bientôt vous vous occuperez même des... Excusez-moi, à force de vous occuper de tout, plus rien ne marchera, parce que la façon dont vous faites marcher la Ville !

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - On a bien voté pour un soldat hier soir, donc il y a des sujets qui dépassent notre ville, qui est quand même la capitale de la France, Monsieur POZZO di BORGO, pas seulement un département. Nous ne sommes pas Châteaudun, tout de même !

Madame Lyne COHEN-SOLAL, vous avez la parole.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - Monsieur POZZO di BORGO, juste tout de même une réflexion : le commerce est très structurant pour la Ville, c'est-à-dire que le commerce apporte des flux que la Ville doit gérer derrière?

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Laissons Mme COHEN-SOLAL, seule, parler.

Mme Lyne COHEN-SOLAL, adjointe. - En effet, les décisions des grands magasins imposent évidemment à la Ville derrière des obligations. Donc, nous devons travailler ensemble, et nous travaillons avec les grands magasins par l'intermédiaire de l'U.C.V. C'est pour cela que je parlais de l'U.C.V. à M. BROSSAT. Nous essayons de faire en sorte que l'on ait, par exemple, des transports publics qui arrivent jusqu'aux grands magasins, que l'on nettoie la ville correctement autour des grands magasins.

Nous rendons des services aux grands magasins pour qu'ils soient plus attractifs. Il est normal aussi que nos discussions portent avec les grands magasins des heures d'ouverture, de la façon dont ils s'ouvrent. Après les syndicats, représentants des salariés, discutent effectivement des rémunérations, mais la Ville a sont mot à dire.

Merci.

M. Christophe GIRARD, adjoint, président. - Je peux témoigner que Mme COHEN-SOLAL est très sollicitée par les grands magasins et par les commerçants quotidiennement. Donc, on ne peut pas lui reprocher, franchement, de bien remplir sa mission et de répondre aux grands magasins qui la sollicitent.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe communiste, assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Vous voulez que l'on compte. Très bien, allez-y. Sept. Les élus des deux groupes de l'opposition, les sept voix présentes ont donc voté contre. Très bien. Parfait. Je fais une description de ce que vous demandez. Sept voix. Vous savez que c'est la qualité qui compte, ce n'est pas la quantité, Monsieur LEGARET. Voilà, c'est ce que vous vouliez entendre. Très bien.

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2008, V. 304).