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Decembre 2008
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2008, Vœu déposé par le groupe U.M.P.P.A. relatif à la nomination de Gilad SHALIT comme citoyen d'honneur.

Débat/ Conseil municipal/ Décembre 2008


 

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Nous allons maintenant examiner le v?u référencé n° 122 dans le fascicule, déposé par le groupe U.M.P.P.A., relatif à la nomination de Gilad SHALIT comme citoyen d'honneur de la Ville de Paris.

Je donne la parole à M. Claude GOASGUEN, pour une minute.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Merci, Monsieur le Maire.

Ce problème est dorénavant suffisamment connu, on en a délibéré en Conseil d'arrondissement et ce v?u a été voté à l'unanimité.

Le fait de demander que ce jeune franco-israélien soit citoyen d'honneur ne veut pas dire que c'est le soldat Gilad SHALIT qui est en cause.

Je voudrais lever, si vous me le permettez, les scrupules. Cet homme n'est pas un prisonnier de guerre. Il n'a pas été pris dans une période de guerre mais dans une période de paix, avant la guerre contre le Liban.

C'est un jeune soldat qui faisait son service militaire, obligatoire en Israël. Sauf à être déserteur, il ne pouvait pas faire autrement que faire son service militaire.

Je voudrais gommer tout de suite cet aspect militaire gênant, je comprends très bien que certains soient réticents sur le fait de demander à ce qu'un soldat qui est dans l'armée israélienne puisse être un citoyen d'honneur.

Au-delà de ce scrupule premier, je crois qu'il faut examiner le point suivant : d'abord il a été enlevé sur le territoire israélien. Il n'a pas été enlevé à l'occasion d'une opération militaire quelconque ou civile en dehors des frontières d'Israël.

Il a été enlevé comme ont été enlevés d'autres otages, je pense en particulier à Mme BETANCOURT qui a été enlevée de la même manière.

Même si son cas n?est pas tout à fait le même, il y a des similitudes de situation que l'on ne peut pas ignorer. Similitudes de situation qui tiennent au fait qu'au fond, on enlève un franco-israélien comme on enlève une franco-colombienne sur son territoire qui est celui dont elle ou il a la nationalité.

Il est enlevé par des individus qui viennent, soit de ce territoire soit d'ailleurs. De plus, et c'est le plus grave je crois, ce jeune franco-israélien dont la mère est française, est détenu maintenant depuis deux ans dans des conditions qui ne respectent absolument pas la convention de Genève.

Il n?a reçu la visite du moindre de ses parents.

Il vient seulement de recevoir une lettre en deux ans par l'intermédiaire de la médiation française et il n'a absolument pas reçu de secours de la Croix-Rouge, puisque la Croix-Rouge n'a pas pu le visiter.

Ce qui le rapproche encore une fois de la situation d?Ingrid BETANCOURT.

Ce que j?ai lu ce matin m?a confirmé dans l?idée qu?il fallait intervenir le plus rapidement possible.

Détenu à Gaza, le Hamas a monté pour je crois son anniversaire un scénario de pièce infâme au cours duquel un acteur palestinien a pris le rôle de ce jeune israélien détenu à quelques centaines de mètres sans doute du spectacle, pour, à la manière chinoise des grandes années soixante, faire un pantomime et lui faire dire ainsi, à lui qui était détenu à côté, que c'était la faute du gouvernement israélien s'il n'était pas libéré.

Beaucoup de négociations se sont engagées. La France s'est engagée totalement, quelles que soient d'ailleurs les couleurs politiques, la diplomatie française des actions humanitaires, Ingrid BETANCOURT elle-même a déclaré à plusieurs reprises qu'elle associait son sort à celui de Gilad SHALIT.

Personnellement, dans le cadre de ma mairie j'ai pris cette initiative de mettre sa photo sur le fronton, j'aurais aimé, je l'ai dit à Pierre SCHAPIRA, que la Ville de Paris fasse la même chose. On n'a pas toujours le même avis, avec Pierre SCHAPIRA et je n'ai pas été suffisamment persuasif.

Je le regrette car vous ne pouvez pas à un moment donné ne pas vous poser la question : pourquoi elle et pas lui ?

C'est une vraie question que beaucoup de gens se posent en France. Comme je pense qu'il faut être efficace et qu?il faut essayer de trouver le consensus le plus large possible dans cette affaire, je voudrais au moins que la Ville de Paris, surtout aujourd'hui, après ce qui s'est passé à Gaza, s?honore en faisant de Gilad SHALIT un citoyen d'honneur.

Je voudrais dire que son cas enfin, pour terminer, est exceptionnel. Il n'y a pas d'autres Français dans les mêmes conditions car on parlera tout à l'heure de ce jeune Palestinien, et je suis persuadé que l'on aura un débat riche à ce sujet, mais ce jeune Palestinien, lui, est détenu dans des conditions conformes à la Convention de Genève. Il reçoit sa famille, il reçoit la Croix-Rouge, il a été condamné par un tribunal.

Gilad SHALIT n'a pas été condamné par un tribunal. Il est détenu sans être condamné, il est pris en otage, on le négocie.

C'est une situation complètement différente, je voudrais vous dire que c'est une situation, j'ai cherché, qui est unique pour quelqu'un qui a la nationalité française, c'est le seul otage français qui est détenu dans ces conditions et qui fait l'enjeu de transactions.

C'est la raison pour laquelle en gommant tous les a priori politiques de droite ou de gauche je vous demande, mes chers collègues, de voter ce v?u et de le faire sans arrière-pensée en ayant le sentiment vraiment que la Ville de Paris s'honorera en votant pour Gilad SHALIT comme citoyen d'honneur.

(Applaudissements sur les bancs des groupes U.M.P.P.A. et Centre et Indépendants).

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur SCHAPIRA, vous avez la parole.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Le Maire de Paris a reçu sa famille, a reçu son père, a vu ses grands-parents quand nous sommes allés à Haïfa au mois de mai, car sa grand-mère travaillait au Consulat général de France.

Nous avons mis sa photo au jardin Yitzhak Rabin, avec les deux photos des deux autres soldats pris sur le territoire israélien par le Hezbollah. Nous avons fait une autre cérémonie pour effectivement retirer les deux photos des jeunes soldats israéliens dont les corps ont été rendus.

Maintenant, Claude GOASGUEN nous avait demandé que la photo de Gilad SHALIT, et le groupe U.M.P.P.A. d?ailleurs, soit sur le parvis de l?Hôtel de Ville, ce que nous avons refusé car depuis la libération d?Ingrid BETANCOURT, nous souhaitons, et nous l'avons voté - c'est un vote du Conseil de Paris à la dernière séance - que ce parvis soit dédié à tous les otages du monde.

D'ailleurs, Aung SAN SUU KYI, qui a été honorée la semaine dernière par le Prix Nobel de la Paix, n?est pas sur le parvis de l?Hôtel de Ville ; elle est place de la République.

Quant à la demande de Claude GOASGUEN de faire de Gilad SHALIT un citoyen d'honneur, après en avoir parlé longuement, l'Exécutif l'accepte.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - J'ai des explications de vote.

Monsieur DUTREY, vous avez la parole.

M. René DUTREY. - Pour le groupe "Les Verts", face à un conflit et quand on veut construire la paix, il s'agit, pour nous, d'une façon essentielle, de reconnaître l'injustice et la souffrance de tous les belligérants, les belligérants des deux côtés.

Quand on veut construire la paix, nous pensons qu'il faut prendre des initiatives et des initiatives équilibrées, qui reconnaissent la souffrance de chacun des peuples, car chaque peuple souffre, mais qui le fassent toujours de façon concomitante.

Le fait de reconnaître seulement la souffrance d'un des peuples, sans reconnaître la souffrance de l'autre en parallèle, est, à notre avis, particulièrement dévastateur et n'est pas une source de création de paix.

Le groupe "Les Verts" votera, bien sûr, ce v?u, car le groupe "Les Verts" se trouve aux côtés de tous les gens qui subissent l'injustice, mais nous regrettons vraiment profondément que la position normale de la Ville de Paris, c'est-à-dire, ce qui avait été défini il y a trois ans, une position équilibrée, soit abandonnée, parce que dans le parc de Bercy, il n?y avait pas des photos des deux côtés, du côté israélien et du côté palestinien et qu?aujourd?hui, le v?u que vous présentez, Monsieur GOASGUEN, ne considère que la moitié de l'injustice issue de ce conflit. Nous aurions aimé que toute l'injustice puisse être traitée.

Nous avons déposé un v?u qui suit juste après, par rapport à Salah HAMOURI. Bien sûr, on pourra toujours dire que les niveaux sont différents, que c'est un tribunal - c?est un tribunal militaire qui a condamné Salah HAMOURI - que ce n'est pas de même nature? C'est une guerre, il y a des belligérants, les deux peuples souffrent ; le fait de ne reconnaître la souffrance que d'un côté attise plus la guerre et la haine que cela ne permet de construire la paix demain.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Monsieur BROSSAT, vous avez la parole.

M. Ian BROSSAT. - Merci, Monsieur le Maire.

Lorsqu'on aborde ces questions, la question du Proche-Orient, chacun voit bien que l'on touche à des questions brûlantes. Pour avoir passé une partie de ma vie en Israël, je le sais d'autant plus.

Je crois qu?il y a en réalité deux v?ux ici qu'il faut lire ensemble.

Le premier, c?est effectivement celui qui est présenté par Claude GOASGUEN et qui vise à faire de Gilad SHALIT un citoyen d'honneur de la Ville de Paris. Le second vise à faire de Salah HAMOURI un citoyen d?honneur également ; il est présenté par le groupe "Les Verts".

Je crois qu?évidemment, ces deux cas ne sont pas similaires et je suis en même temps convaincu que l'un et l'autre méritent l'intervention des élus parisiens pour obtenir que l'un et l'autre soient le plus rapidement possible libérés. C'est la raison pour laquelle le groupe communiste votera ces deux v?ux.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

Madame BACHE, vous avez la parole.

Mme Marinette BACHE. - Merci, Monsieur le Maire.

Mon explication de vote concernera en effet, moi aussi, l'ensemble des deux v?ux, nos 122 et 123.

Je ne peux que constater que ce type de v?u, ressenti par certains comme polémique, engendre évidemment des réponses par d'autres v?ux qui sont ressentis par d'autres comme étant également polémiques.

Je voudrais m'exprimer sur trois points.

Le premier, je veux rappeler le soutien de notre groupe à la politique que mène le Maire de Paris en direction des peuples du Moyen-Orient.

Je veux rappeler que patiemment et sans gesticulation excessive, il intervient toujours avec équilibre dans cette région du monde qui mérite d'être traitée avec sérieux, avec dignité, avec responsabilité.

Le deuxième point concerne la dénomination de "citoyen d?honneur". Il me semblerait utile que ce titre que, je crois, nous voulons ici tous prestigieux, ne soit décerné qu?avec consensus de tous les groupes à des personnes ayant accompli un parcours ou une ?uvre remarquables, tels ceux de Taslima NASREEN ou d?Aung SAN SUU KYI.

Le troisième point est que je souhaiterais vraiment que nous puissions, tous ensemble, réfléchir à une manière de signifier notre attachement au sort de Français injustement détenus de par le monde et quelquefois dans des conditions absolument inhumaines, peut-être en les plaçant symboliquement "sous la protection de la Ville de Paris". Nous n'avons pas le droit d'être insensibles à leur situation et je pense que cela s'appliquerait tout à fait au cas de Gilad SHALIT.

Dans l?attente de cette réflexion, je ne participerai pas au vote sur les deux v?ux et je laisse la liberté de vote aux élus du groupe M.R.C.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Merci.

La parole est à M. CAFFET.

M. Jean-Pierre CAFFET. - Merci, Monsieur le Maire.

J'ai envie de commencer en vous disant que je regrette que nous soyons aussi peu nombreux dans cette salle pour examiner ces trois v?ux.

Je sais que l'heure est tardive, mais faire de quelqu'un ou de quelqu?une un citoyen d'honneur de la Ville de Paris, ce n'est pas rien.

Et là, nous sommes 10 % du Conseil de Paris.

Je sais bien que cela arrive tardivement dans l'ordre du jour, mais nous avons quand même trois propositions qui nous sont faites ce soir et qui sont inégales.

M. Claude GOASGUEN, maire du 16e arrondissement. - Celle de M. DUBUS est retirée.

M. Jean-Pierre CAFFET. - La troisième est retirée, mais le fait que nous ayons eu trois propositions montre bien qu'il y a quelque chose qui ne fonctionne plus, me semble-t-il, dans ce Conseil sur ces propositions qui doivent rester, de mon point de vue, des propositions tout à fait exceptionnelles qui, comme le disait fort justement Marinette BACHE, nourrissent une espèce de consensus, une espèce d'unanimité.

Cela nous est arrivé à plusieurs reprises ; cela nous est arrivé au cours de cette mandature pour Taslima NASREEN. Qui pouvait s'opposer à ce que Taslima NASREEN soit citoyenne d'honneur de la Ville de Paris ?

Là, nous voyons bien que nous avons, en fait, des propositions qui clivent et qui provoquent des désaccords au sein du Conseil de Paris. Pourquoi ? Parce que nous touchons, bien évidemment, à des personnalités qui, qu'on le veuille ou non, et peut-être à leur corps défendant, et c?est notamment le cas de Gilad SHALIT, sont impliquées dans un conflit.

Il faudrait peut-être que l'on réfléchisse tous ensemble, tous les groupes du Conseil de Paris, à voir une procédure différente de celle du v?u qui arrive trois jours avant un Conseil, déposé en commission, et qui amène parfois un autre groupe à déposer un v?u visant à l'équilibre - et je dirai peut-être deux mots sur l'équilibre -, en profitant de la dernière commission qui se réunit. Nous nous trouvons aujourd?hui dans cette situation qui est une situation inconfortable pour tous les élus.

Pourquoi est-ce inconfortable pour tous les élus ?

Je m'exprime sur le premier v?u.

M. GOASGUEN a cité l'action internationale qui a été menée pour Gilad SHALIT. J?aurais souhaité qu?il mentionne également l'action de la Ville, car la Ville n'est pas restée inerte sur ce cas.

Alors, la question qui nous est posée aujourd'hui, et notamment compte tenu des événements qui sont intervenus et que M. GOASGUEN a relatés est : faut-il passer à un degré supplémentaire et est-ce que faire de Gilad SHALIT un citoyen d'honneur peut aider à sa libération ?

Après réflexion, j'ai la conviction que oui et que finalement, le parallèle qui est fait avec Ingrid BETANCOURT, même s'il y a des différences, bien sûr, n'est pas un parallèle que l'on ne devrait pas prendre en compte.

Donc, moi, si vous voulez, la position de mon groupe sur le premier v?u, c'est de l'adopter.

Alors, il y en a un autre.

Il y en a un autre qui a été présenté par René DUTREY au nom de l'équilibre.

Je voudrais dire à René DUTREY, avec un peu de solennité et avec un peu de gravité aussi, que personne ne peut dire, je crois, dans ce Conseil de Paris, qu'un seul élu ne prend pas en compte la souffrance des deux camps dans le conflit qui dure maintenant depuis des décennies.

Personne !

Je crois que y compris M. GOASGUEN reconnaîtra qu'il n'y a pas qu'un camp qui souffre mais les deux.

Dans les belligérants, que ce soit le côté israélien ou que ce soit le côté palestinien, il y a des hommes et des femmes qui souffrent. Tout le monde en conviendra.

Si vous voulez, utiliser cet équilibre-là en présentant un v?u pour faire citoyen d'honneur quelqu'un dont la situation est fondamentalement différente - car vous avez présenté ce v?u, Monsieur DUTREY -, dont la situation est fondamentalement différente de celle de Gilad SHALIT?

Ecoutez, c?est un argument que quand même je trouve un peu spécieux et que je récuse. Autant je peux comprendre d'une manière générale la volonté d'équilibre...

M. René DUTREY. - Ce n'est pas polémique.

M. Jean-Pierre CAFFET. - Non, mais je ne suis pas polémique.

Je ne suis pas polémique, Monsieur DUTREY, Je vous dis fondamentalement et très sereinement ce que je pense. D'ailleurs, d'autres orateurs l'ont dit, on ne peut pas comparer les deux cas.

C'est la raison pour laquelle d'ailleurs l'Exécutif, si j'ai bien compris, a distribué un v?u, le n° 66 bis, dont on parlera et qui montre que la Ville de Paris, en tout cas son Exécutif, n'est pas indifférente à ce cas, mais que, simplement, le moyen qui est proposé par la Ville de Paris pour venir en aide, parce que c'est comme cela que je le prends aussi, à Salah HAMOURI n'est pas de la même nature que celui qui est mis en ?uvre pour Gilad SHALIT.

Mais, de grâce, si vous voulez?

Je ne suis pas polémique, Monsieur DUTREY, et vous auriez tort de penser que je veux faire de la polémique sur ce sujet.

De grâce, ne considérons pas que les deux cas sont rigoureusement identiques.

La position de mon groupe, si vous voulez, c'est très clair, c'est d'adopter le premier v?u et d'adopter en même temps le v?u qui a été présenté par l'Exécutif, le 66 bis, je crois - enfin, peu importe le numéro -, pour Salah HAMOURI.

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Je n'ai pas d'autre demande de parole.

Je donne la parole à M. SCHAPIRA.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Du coup, on a parlé des deux ensembles.

Je pensais que l'on parlerait d?abord du premier et ensuite du second. C'est vrai que l'on a parlé des deux.

Je voudrais d'abord, avant de parler du v?u des "Verts" sur Salah HAMOURI?

M. René DUTREY. - Je ne l'ai pas présenté, ce v?u !

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Oui, c?est cela ! En plus, il ne l?a pas présenté.

Comment fait-on ? Vous le présentez et je réponds ?

D?abord, on parle de celui-là ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - On ne peut pas faire autrement? A partir du moment où on a engagé la discussion sur le premier v?u, il me semble nécessaire de passer après au vote.

Je pense que c'est la meilleure solution.

Ensuite, on examine le deuxième v?u.

M. Pierre SCHAPIRA, adjoint. - Donc, on vote sur le premier ?

M. Jean VUILLERMOZ, adjoint, président. - Il y a donc un avis favorable sur le premier v?u, sur Gilad SHALIT, de l'Exécutif.

Je mets aux voix, à main levée, la proposition de v?u déposée par le groupe U.M.P.P.A., assortie d'un avis favorable de l'Exécutif.

Qui est pour ?

Contre ?

Abstentions ?

La proposition de v?u est adoptée. (2008, V. 297).