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Déliberation

Vœu relatif aux personnels de la petite enfance de la Ville de Paris.

Déliberation/ Conseil municipal/ Avril 2008 [2008 V. 9]


 

Délibération affichée à l?Hôtel-de-Ville

et transmise au représentant de l?Etat le 24 avril 2008.

Reçue par le représentant de l?Etat le 24 avril 2008.

 

Le Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal,

Depuis le 7 avril 2008, les personnels de la Direction des familles et de la petite enfance sont en grève reconductible pour le recrutement de professionnel(les) dans leurs établissements dans un contexte où tant les conditions de travail que les conditions d?accueil des enfants apparaissent aujourd?hui extrêmement critiques.

Parmi les 6070 agents que dénombre le bilan social 2006 de la DFPE, 1.125 agents techniques, 3.300 auxiliaires de puériculture, 779 éducateurs de jeunes enfants, 63 infirmiers, 278 puéricultrices et 212 cadres de santé accueillent en moyenne 24.000 enfants par jour.

Avec ces effectifs et sur une amplitude d?horaires d?accueil de 11 heures par jour, le ratio de sécurité fixé par la Ville de Paris (un professionnel pour 6,5 enfants) n?est pas aisément respecté, soulignent les personnels, que ce soit entre 7h30 et 9h45 et entre 16h15 et 18h30, qu?en cas de maladie, de congé, de formation ou même pendant leurs réunions d?équipe. A l?opposé de la demande des parents, de plus en plus de responsables de crèches envisagent aujourd?hui, sous contrainte, la réduction de l?amplitude de leurs horaires d?accueil afin de respecter ce ratio de sécurité.

En outre, le bilan social fait apparaître un très fort taux de rotation des personnels avec 1.222 recrutements et 825 départs en 2006. Dans un contexte sinistré commun aux professionnels du sanitaire et du social, la difficulté des conditions de travail, l?éloignement domicile-travail (2/3 des agents résidant à distance de Paris) et les nombreuses demandes de détachement témoignent des difficultés réelles d?exercice de ces professions.

La ?souffrance au travail? qu?évoquent les personnels, les besoins en termes d?amplitude d?ouverture exprimés par les parents et les conditions de sécurité et d?accueil des enfants appellent une réponse urgente de la Ville de Paris.

Le contexte pourrait supposer le versement à tous les agents de la petite enfance d?une prime mensuelle exceptionnelle compensant la dégradation actuelle de leurs conditions de travail. Parmi les mesures d?urgence, peuvent être envisagées, sur la question des trajets domicile-travail, des efforts en matière de logements accessibles à ces professionnels et, sur la question de la professionnalisation des personnels, une hausse significative du nombre de bourses permettant aux agents de passer de la catégorie C (auxiliaires de puériculture) à la catégorie B (éducateur de jeunes enfants).

A moyen terme, à l?instar du Val-de-Marne qui a reçu cette année une ?Marianne d?Or? pour l?exemplarité de sa politique d?accueil de la petite enfance, le Département de Paris pourrait envisager la création d?une école parisienne de formation des personnels de la petite enfance, impliquant l?Education nationale dans cette effort de formation.

C?est pourquoi, sur proposition de Mme Hélène BIDARD et des éluEs du groupe communiste,

Le Conseil de Paris émet le v?u :

Que les discussions en cours avec les représentants des personnels de la DFPE permettent de répondre à court et à moyen terme à la fois à leurs difficultés, aux attentes des parents et au maintien de la qualité de l?accueil des enfants.