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Octobre 2000
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120 - QOC 2000-539 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Préfet de police au sujet du bilan de "la journée sans voiture" du 22 septembre 2000

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Préfet de police de bien vouloir lui fournir le bilan exact en terme de diminution du trafic et d'augmentation de la qualité de l'air qui résultent de la "journée sans voiture" du 22 septembre dernier."
Réponse (M. LE PRÉFET DE POLICE) :
"Le bilan de la journée sans voiture, organisée le 22 septembre dernier dans cinq secteurs de la Capitale, s'est avéré positif en terme de diminution du trafic et d'augmentation de la qualité de l'air.
En effet, il ressort des communiqués établis par la Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville de Paris que ce jour-là, la circulation a baissé en moyenne de plus de 10 % dans Paris entre 9 heures et 17 heures, par rapport à une journée comparable, et de près de 20 % dans le centre de la Capitale.
Les seules difficultés constatées le matin dans le centre de Paris, place de la République et boulevard de Sébastopol, peuvent s'expliquer par le comportement des automobilistes qui, arrivés au niveau de la fermeture des grands boulevards, ont tenté de poursuivre leur chemin ou ont été obligés de faire demi-tour.
En fin d'après-midi, le retour des automobilistes à leur domicile a engendré quelques problèmes de circulation dans l'est de la Capitale, en particulier sur le boulevard Diderot.
Le nombre de taxis en circulation a légèrement augmenté ce jour-là, et il a été également constaté un plus grand nombre de piétons et de vélos dans les secteurs de la Capitale fermés à la circulation.
Ainsi, entre 16 heures et 17 heures, rue de Rennes, 4.400 piétons ont-ils été dénombrés, soit une augmentation de plus de 27 % par rapport à une journée normale.
En ce qui concerne la qualité de l'air, la dispersion des secteurs concernés par les restrictions de circulation n'a pas rendu aisée la mesure de l'impact exact de cette baisse du trafic.
De plus, compte tenu de l'influence des conditions climatiques sur les résultats, les comparaisons sont difficiles à établir.
Cependant, le réseau de mesure de la qualité de l'air à Paris étant suffisamment dense, certains phénomènes ont pu être mis en évidence.
Ainsi, en bordure des voies de circulation concernées par les mesures de restriction, les teneurs mesurées des polluants primaires, c'est-à-dire de monoxyde de carbone et de monoxyde d'azote ont diminué de 20 à 40 % suivant les lieux.
Enfin, les contrôles anti-pollution effectués cette même journée ont révélé que, seuls 2 véhicules, étaient en infraction par rapport aux seuils de pollution fixés par la réglementation."