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Octobre 2000
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108 - QOC 2000-592 Question de M. Pascal VIVIEN à M. le Maire de Paris à propos de l'aménagement du carrefour formé par les rues d'Alésia, Sarrette et de la Tombe-Issoire (14e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"Alors que va être réalisé un quartier tranquille à l'intérieur du secteur formé par les rues d'Alésia, de la Tombe-Issoire, boulevard Jourdan et avenue du Général-Leclerc (14e), il paraît indispensable et urgent de renforcer, au-delà des mesures déjà prises par la Ville de Paris, la sécurité du carrefour Sarrette - Alésia - Tombe-Issoire.
En effet, le nombre d'accidents répertoriés entre 1995 et 1999 est de 31, dans lesquels 5 piétons ont été impliqués et victimes. Ces accidents sont toujours le fait du non-respect des signalisations tricolores par les automobilistes.
Aussi, M. Pascal VIVIEN souhaite-t-il savoir s'il est envisageable d'aménager un dispositif supplémentaire, imposant obligatoirement aux véhicules, et notamment à ceux qui traversent de carrefour en circulant rue d'Alésia, de ralentir."
Réponse (M. Bernard PLASAIT, adjoint) :
"Toutes les traversées matérialisées à cette intersection sont protégées par des signalisations lumineuses tricolores.
L'examen du fichier municipal des accidents corporels sur la période de référence 1995-1999 indique que les conditions de sécurité ne sont effectivement pas satisfaisantes d'un point de vue global. L'analyse des procès-verbaux montre toutefois que l'essentiel des difficultés répertoriées résulte du non-respect des signalisations tricolores par les automobilistes circulant rues d'Alésia et de la Tombe-Issoire. Ainsi, s'il est exact que 11 accidents sont recensés en 1996 à cette intersection, 9 d'entre eux sont dus au franchissement du feu rouge par les automobilistes et aucun n'implique de piétons.
Cette analyse ne laisse transparaître aucun point d'accumulation particulier d'accidents impliquant des piétons. Il convient de préciser que sur les 5 accidents piétons répertoriés au cours de ces cinq années, trois impliquent des personnes traversant en dehors des prescriptions des feux tricolores, et deux sont dus au refus de la priorité devant être accordée aux piétons par les automobilistes.
Afin d'améliorer les conditions de sécurité, différentes mesures ont été mises en ?uvre sur ce site dès 1997. La signalisation tricolore a été modifiée pour réduire le temps de décalage entre les feux d'entrée et de sortie du carrefour rue d'Alésia. Un appareil de contrôle automatique de franchissement de feu rouge "multaphot", destiné à photographier les automobilistes contrevenants a également été mis en place par la Préfecture de police du côté pair de la rue d'Alésia.
Par ailleurs, deux panneaux signalant la présence d'enfants ont été mis en place rue d'Alésia de part et d'autre du carrefour au cours de l'été 1999. Un complément de feu a également été mis en place sur potence rue d'Alésia au mois de décembre 1999, afin de renforcer la perception et le respect de la signalisation par les automobilistes.
On peut ainsi affirmer que l'essentiel des accidents répertoriés dans ce carrefour résultent du non-respect de la signalisation :
- tout d'abord, par les automobilistes ;
- mais aussi quelquefois par les piétons.
Ces éléments expliquent l'accident qui a lieu le 26 septembre dernier, vers 20 heures, qui concernait un motard, dont le motif a été le non respect des feux tricolores.
La mise en place des divers équipements, signalés antérieurement, a cependant permis de constater une nette amélioration des conditions de sécurité à cette intersection.
Il convient parallèlement de signaler que la tranquillisation de ce quartier est en train d'être effectuée ; mais, il est nécessaire de tenir compte pour délimiter ce nouveau quartier tranquille du fait que des bus R.A.T.P. doivent pouvoir continuer à circuler, à la limite du quartier tranquille.
Les éléments du dossier relatif à ce Q.T. sont confirmés par les statistiques qui indiquent une diminution probante du nombre des accidents répertoriés à cette intersection :
- aucun accident mettant en cause des piétons en 1998 ;
- un seul en 1999, résultant du refus de priorité piétonne par un automobiliste.
En conclusion, afin de compléter les équipements de sécurité dans ce carrefour, notamment au bénéfice des piétons, il est envisagé de tester l'efficacité d'un îlot central qui, du fait de la création d'une chicane contraindra les automobilistes à réduire sensiblement leur vitesse. Cet aménagement serait dans un premier temps provisoire et constitué de blocs modulables permettant de dimensionner au mieux la géométrie de l'îlot et ainsi d'en définir ses contours en vue d'un aménagement définitif si l'expérience s'avérait concluante."