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Octobre 2000
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117 - QOC 2000-536 Question de M. Jean-Pierre REVEAU, élu du Front national, à M. le Maire de Paris sur le devenir de l'ancien couvent des Récollets (10e)

Débat/ Conseil municipal/ Octobre 2000


Libellé de la question :
"M. Jean-Pierre REVEAU demande à M. le Maire de Paris de bien vouloir lui indiquer la politique municipale relative à la destination de l'ancien couvent des Récollets (10e).
En effet, ce bâtiment, inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, est l'objet d'un projet de la R.I.V.P. qui le dénature totalement et que le Président de la Commission du Vieux-Paris qualifie de "stupide"."
Réponse (M. Michel BULTÉ, adjoint) :
"Le 28 janvier 2000, le Préfet de Paris a notifié à la Régie immobilière de la Ville de Paris (R.I.V.P), la décision de M. Jean-Claude GAYSSOT, Ministre de l'Equipement, des Transports et du Logement, retenant sa proposition d'aménagement de l'ancien Couvent des Récollets.
Une demande de permis de construire a été déposée le 20 juillet 2000 par la Régie immobilière de la Ville de Paris (R.I.V.P.), en vue du changement partiel de destination d'un bâtiment d'un étage + combles, à usage d'enseignement en résidence hôtelière (85 chambres - ateliers d'artistes) avec création de mezzanines à l'étage et dans les combles, modification d'aspect extérieur et ravalement des façades.
Les façades et les toitures, et l'escalier intérieur avec sa rampe en fer forgé du bâtiment subsistant du XVIIIe siècle, ainsi que la chapelle sont inscrits à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques.
Ce bâtiment appartenant à l'Etat (Ministère de l'Equipement, des Transports et du Logement), l'instruction de ce dossier relève de la compétence du Préfet de la Région d'Ile-de-France, Préfet de Paris. Le Maire de Paris est seulement consulté pour avis.
A ce titre, il a fait connaître son avis défavorable au Préfet, en date du 14 septembre 2000, au motif que, s'agissant de bâtiments inscrits, pour parties, à l'I.S.M.H., il convenait de mieux orienter le projet, à l'occasion de cette réhabilitation, vers une restitution plus respectueuse de son identité originelle. Il a regretté notamment, à cet égard, le traitement des édicules situés en façade donnant sur le parvis de la gare de l'Est et le remplacement des fenêtres donnant sur le parc par des portes-fenêtres qui ne contribuent pas, bien au contraire, à redonner à l'édifice l'esprit du lieu et la qualité architecturale perdus au cours du temps.
La Ville n'a pas eu connaissance, à ce jour, des suites données par l'Etat à cette demande de permis de construire."